LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Tous à Lisbonne

Par Serge Gouteyron

La participation de la zone 11 à la Convention est très bonne : 1531 inscrits au 10 juin !

Luis Miguel Duarte, Sakuji Tanaka et Serge Gouteyron

Ce sera la plus importante participation française à une convention (hors Nice) et de plus, nous sommes la zone N°1 sur les 34 zones que compte le monde rotarien.

L’objectif établi conjointement avec le siège était de 1 200 participants (+20% par rapport à la convention de Barcelone).

Je félicite et remercie les gouverneurs et les délégués pour le travail de promotion accompli auprès des clubs.

Soulignons le taux de participation par district :
1650 (7.86%) – 1780 (6.93%) – 1520 (6.70%) – 1710 (6.48%) – 1510 (6.28%) – 1670 (5.67%) – 1690 (5.63%) – 1700 (5.02%) – 1660 (4.99%) – 1720 (4.20%) – 1730 (4.09%) – 1760 (3.75%) – 1740 (2.97%) – 1770 (2.96%) – 1750 (2.91%) – 1790 -2.25%) – 1680 (1.94%) 1640 (1.93%)

Et les 16 clubs qui ont 10 participants et plus :
Laval (39) – Annonay (27) – Bourg en Bresse Revermont (22) -Lyon Vaise Rhône (16) – Cagnes Grimaldi (16) -Thonon Léman (13) – Lille Septentrion (12) – Cherbourg Val de Saire (12) – Lille Europe (12) – Luxeuil les bains (12) – Pau Jurançon (12) – Blaye (11) – Valence (11) – Paris Champs Elysées (10) – Avignon Fontaine de Vaucluse(10) – Pertuis Durance Cadenet (10)

La langue française sera bien représentée à Lisbonne ! Avec les pays francophones, ce sera 2261 participants sur les 17625 inscrits (soit 13%). Un autre record !

Lorsque la motivation et l’enthousiasme sont au rendez-vous, les rotariens français sont irrésistibles.
Pourquoi pas dans le développement du Rotary en France ?

Après le conseil de législation

Par Serge Gouteyron

Même si le dernier conseil de législation n’a pas pris de décisions capitales pour l’avenir du Rotary, il n’en reste pas moins essentiel pour le fonctionnement de notre organisation.

Car le conseil de législation est investi de la légitime pérennité de nos règles, plus que le conseil d’administration (j’ai vu quelquefois un conseil d’administration du RI prendre des décisions annulées par le ou les conseils d’administration suivants.)

Les rotariens doivent être bien informés que les pages jaunes du manuel de procédures (statuts et règlement intérieur du RI – statuts et règlement intérieur du club) ne peuvent être changées que par des amendements en provenance des clubs, des districts et aussi du conseil d’administration (nombre limité).

En ce sens, le fonctionnement du rotary est démocratique mais cette démocratie a ses limites puisque cette fois-ci seulement un district sur 2 avait fait des propositions.

Aujourd’hui encore, pas assez de dirigeants s’y intéressent vraiment. D’abord parce que pour y être efficaces (c’est-à-dire faire approuver des propositions), il faut connaître l’esprit de nos procédures et les rouages de l’institution. C’est donc assez compliqué et y obtenir une majorité n’est pas gagné d’avance (majorité simple ou majorité des 2/3 pour les statuts).

Pourtant c’est possible ! Le district 1670 a dans ce domaine une expérience probante.

Comme par exemple :

Au conseil de 2004, une résolution sur le rôle et les actions des comités interpays au sein du RI était largement approuvée (400 voix) – résolution qui sera confirmée par le Conseil d’Administration.

C’est à partir de là que les comités interpays ont pu se redéployer, que les rotariens américains s’y sont intéressés (en créant le comité Etats Unis Russie) et que les comités interpays sont redevenus un important programme du RI en faveur de la paix.

Au conseil de 2007, un amendement complétait la mission du gouverneur en ajoutant à ses prérogatives sa participation active aux associations rotariennes présentes dans son district comme les groupes d’actions rotariens, les amicales, les comités interpays….

Au conseil de 2010, une résolution recommandait que chaque club se dote d’une commission formation et leadership (ce qui reste avec la motivation l’un des bons moyens de progresser en effectif).

Et au dernier conseil, celui d’avril 2013, le district 1670 s’est particulièrement distingué en faisant approuver 3 propositions (sur les 4 qu’il présentait). Je crois que personne n’a fait mieux.

2 amendements :

  • l’un qui donne officiellement à l’Administrateur de la zone la responsabilité de la supervision du plan stratégique du RI devant le conseil d’administration (en 2010, un amendement proche – également du district 1670—avait été rejeté de peu).
    Cette disposition maintenant inscrite dans les textes règlementaires est une révolution par rapport au fonctionnement passé du conseil d’administration.
  • le 2ème, plus formel, confirme au gouverneur l’autorité pour la mise à jour des statuts et règlement intérieur des clubs après chaque conseil de législation.

Et 1 résolution :  celle qui concerne le Rotary Leadership Institute.
Elle a été préparée par le district 1670, relayée par d’autres districts dans le monde pour aboutir à un texte de compromis présenté par 37 districts.

Cette résolution s’appuyant sur la réalité du terrain (350 districts ont inscrit le RLI dans leurs programmes de formation) demande au conseil d’administration du Rotary de le considérer soit comme un programme associé, soit comme un programme officiel.

Délégués de la zone 11 au conseil de 2013

Décision au prochain conseil d’administration.

Ceci dit des questions restent posées pour améliorer le fonctionnement et le coût du conseil de législation.

3 questions principales :

  • la fréquence. Elle est de 3 ans, le nombre de propositions varie de 600 en 2001 (après implication personnelle du Président Carlo Ravizza) à 170 comme cette fois-ci. La décision sur sa fréquence devrait être prise après le prochain conseil.
  • La représentativité des districts. Cette question est régulièrement posée et toujours rejetée mais tous les rotariens n’y trouvent pas forcément leur compte (district de 1000 à 4000 membres).
    Les 2 tendances : celle du statu quo (à l’assemblée générale de l’ONU, par exemple, chaque pays a droit à 1 voix) ou bien celle de la représentativité à travers les zones.
  • Les résolutions : leur importance vient de ce que les clubs et les districts peuvent exprimer des souhaits quant à la politique et les orientations du RI. Pourtant dans 80% des cas une résolution même largement votée n’est pas reprise pour application par le conseil d’administration. Il y a là une anomalie dans le fonctionnement qu’il est nécessaire de clarifier. 

Mais ce que nous devons surtout retenir. C’est que nous sommes en mesure d’agir sur les règles qui nous régissent, les modifier, en ajouter, en retrancher.

C’est pourquoi il appartient maintenant aux gouverneurs élus et nommés, à leurs équipes et aux présidents de clubs de préparer le conseil de législation de 2016 sachant que les propositions devront être envoyées au siège pour le 31 décembre 2014.

Mes impressions sur le Conseil d’Administration du Rotary International

Par Jacques di Costanzo
RID, 2012-2014, zones 11, 12 & 13B

J’ai été accueilli par les 17 membres du Conseil d’Administration (CA) du Rotary International avec une grande sollicitude et tout de suite intégré dans le groupe. L’ambiance y est très conviviale mais les travaux sont très sérieusement menés par le Président International Sakuji Tanaka, le Vice-Président Ken Schupert et le Président Elu Ron Burton. Un « staff » omniprésent et très compétent apporte un soutien permanent au CA, grâce à une documentation très fournie.

La méthodologie qui préside aux travaux est très stricte avec un ordre du jour souvent très chargé, mais le programme est toujours respecté. Aucune dérogation, sauf absolue nécessité, n’est accordée aux membres du CA. Les propositions soumises au CA font l’objet d’un vote après discussion ; elles sont entérinées si elles rassemblent la majorité des voix.

Conseil Central du Rotary International 2012/2013

Sur le fond ne sont, en principe, abordées que les questions de stratégie pouvant remettre en question la gestion ou les grandes orientations thématiques ou financières du Rotary International. En fait, bien souvent sont également soumises au vote, des propositions relevant de la pure tactique à adopter dans des circonstances ou dans des zones particulières.

Si le rôle de l’Administrateur semble prépondérant dans le soutien qu’il apporte au Président International dans ses prises de décisions et s’il contribue à valider un certain nombre d’options, c’est toutefois dans les zones dont il a la responsabilité que l’Administrateur paraît le plus utile.

En effet, l’une des prérogatives de l’Administrateur est de mettre en œuvre, sur le terrain, le Plan Stratégique du Rotary International et le Plan Régional Effectifs. Ceci suppose une collaboration étroite avec les Gouverneurs et les Coordinateurs afin d’obtenir le maximum d’impact sur le (la) président(e) de club, à mon sens, la personne la plus importante du Rotary International.

L’Administrateur a donc une mission d’information et de pédagogie de première importance en aval du Conseil d’Administration et en amont du club au niveau du District. Ce qui frappe, au premier abord, c’est le « saut culturel » manifeste entre l’Administration du Président International d’une part et les « réseaux rotariens » sur le terrain d’autre part. De ce manque de lien peut naître un manque de cohésion puis de cohérence et enfin d’efficacité.

Il faut donc repenser la gouvernance du Rotary International en la simplifiant pour la rendre plus efficiente. Cela passe par une meilleure formation/information du Président de club, l’homme (ou la femme) clé du Rotary International, en facilitant son accès aux travaux du Conseil d’Administration. Le C.O.L. lui donne indirectement cette opportunité mais à travers le prisme et les arcanes de délibérations et de réseaux complexes. Les Gouverneurs et les Coordinateurs contribuent également à diffuser largement l’information. Mais ces derniers ne sont mobilisés qu’à la demande du district ou des clubs, ce qui rend le processus aléatoire.

L’une des fonctions primordiales de l’Administrateur devrait consister, d’une part à mieux intégrer les résolutions et décisions du CA dans le fonctionnement des districts et des clubs et d’autre part à faire remonter plus directement les informations vers ce même CA. Les moyens modernes de communication tels que les webinaires, les colloques satellites, les e.learning et les réseaux sociaux, pourraient-être plus souvent utilisés par le CA pour plus de communication. Des propositions concrètes, émanant des clubs via les districts, pourraient être ainsi directement soumises au CA. Dans cette optique, le rôle d’organismes multi-districts, plateformes de réflexion et d’échanges, comme le CODIFAM ou l’Institute, pourrait-être déterminant, comme forces de propositions. Ainsi les membres du CA pourraient plus efficacement travailler sur des données concrètes au préalable sélectionnées par un comité ad hoc.

En d’autres termes il s’agirait, ni plus ni moins, de réduire le «splendide isolement » du CA à sa plus simple expression pour en faire un organisme directement à l’écoute des districts et des clubs. Le club, véritable unité fonctionnelle du RI, serait ainsi plus à même d’impulser des orientations nouvelles et de faire évoluer plus rapidement le RI dans un contexte éminemment changeant. Les nouvelles, ou bonnes pratiques, mises en œuvre par les clubs « nouvelles générations » pourraient être ainsi plus rapidement prises en compte, validées et intégrées pour bâtir le Rotary du futur. Aller vers une plus grande plasticité ; telle devrait être l’évolution naturelle du CA.

La conférence de district des pays du Maghreb à Alger

Par Serge Gouteyron

J’ai eu le plaisir de représenter le Président Tanaka à la conférence du district 9010 qui regroupe l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.

Le gouverneur Abderrahmane Ali Khodja a choisi de consacrer cette conférence au thème du Président « la paix par le service ».

M. Kamel Bouchama, ancien ministre et ancien ambassadeur de la république démocratique algérienne aujourd’hui écrivain et historien a traité des valeurs de tolérance, d’humanisme de l’Emir Abdel Kader et de son engagement spirituel, valeurs dont il a témoignées, en pratique, lorsqu’il sauva de la mort de nombreux chrétiens en Syrie.

Serge Gouteyron et Kamel Bouchama

M. Mustapha Cherif ancien ministre également, revenait de Rome où il avait été reçu par le Pape François, dans une courte et tonifiante intervention, il rappela la nécessité du dialogue entre les civilisations.

Il est rare de trouver dans le discours d’hommes politiques autant de proximité naturelle avec la pensée rotarienne.

Autres moments forts, l’évocation de la paix autour de la Méditerranée par le Past Gouverneur du district 1700 Jacques Divisia et le past gouverneur Mohamed Ghammam qui ont renouvelé à Alger la charte d’un Institute de la Méditerranée (réflexion engagée à la conférence de Montpellier en 2006 et poursuivie à la conférence d’Hammamet en 2010).

Autre moment émouvant, le jumelage des clubs d’Alger et de Rabat.

Ces conférences de districts multipays nous rappellent l’esprit des conventions internationales. Il est agréable de voir les relations amicales et fraternelles des rotariens de ces 4 pays rassemblés par la bannière du Rotary … ce qui n’interdit pas à chacun de s’exprimer.

Pourtant une épreuve attend ce district, la mise en œuvre du règlement intérieur (commission de nomination des gouverneurs, périodicité du gouverneur par pays …) mais je pense que chacun veillera à sauvegarder l’intérêt du Rotary.

Par ailleurs, ce district a mis en place depuis 3 ans une expérience très intéressante de croissance de l’effectif (par le PDG Mohamed Ghammam poursuivie par le PDG Ahmed Mikou) à partir de clubs « jeunes professionnels » : la majorité de leurs membres vient du rotaract. Initiative qui a permis à ce district de progresser de 250 membres en 3 ans, soit 15%.

A noter dans le même temps la reconstitution des clubs rotaract. La jeunesse étant ici une lumière pour l’espoir.

Je suis rentré optimiste pour un déploiement du Rotary en Algérie (où il est encore faible si ce n’est à Alger) car les conditions politiques me paraissent être remplies (si les conditions économiques le sont aussi).

Dernier point (et non le moindre) : la qualité de l’expression en langue française des rotariens des pays du Maghreb.

Serge Gouteyron et André Parant, Ambassadeur de la République française en Algérie

Rotary mode d’emploi

Par Serge Gouteyron

« Rotary mode d’emploi » fête cette année son 80 000 ème exemplaire et son 12ème anniversaire.

De fait il n’existait aucun document « officiel « décrivant simplement la pensée, l’organisation et les principales actions du Rotary International à travers ses clubs (ou plus exactement toutes ces données existaient bien mais dans des documents différents).

« Rotary mode d’emploi » (comme l’ABC du Rotary de Cliff Dochterman) s’efforce de pallier ce manque pour les anciens et futurs rotariens.

D’autre part, à un moment où nous nous interrogeons sur l’avenir du Rotary, l’apport de « Rotary mode d’emploi » à la réflexion est essentiel.

Et sur ce point, les réalisations des clubs et des districts sont-elles, à elles seules, en mesure d’assurer la croissance de notre organisation ?

Ou bien sommes-nous déjà entrés dans un temps où il est encore plus nécessaire de donner du sens à nos actions, un temps où l’exigence des jeunes demande à placer notre culture du service sous quelque chose de plus large ; une philosophie, une éthique de l’action et la défense des causes vitales pour l’avenir.

Le temps n’est –il pas venu de redonner force à l’expression de la pensée rotarienne.

Une organisation (Rotary et Fondation) privée, non confessionnelle, non politique investie dans la culture de la paix et le développement économique et social de l’humanité, comme en témoigne les 6 axes stratégiques de leur action , 6 des 9 objectifs du millénaire des Nations Unies. Une démarche qui nous conduit localement vers plus d’implication civile et civique.

Mais dans tous les cas, une meilleure connaissance du Rotary est indispensable et je crois que c’est là la première étape de la reconquête.

Allons-nous renverser la tendance négative de la courbe des effectifs ?

C’est le défi auquel nous devons faire face, renverser la tendance en proposant un modèle de club service porteur de réponses aux attentes de la société.

L’UNESCO partenaire stratégique du ROTARY

Par Serge Gouteyron

Nous avons conclu l’an dernier un partenariat stratégique avec  l’Institut de l’eau de l’UNESCO à Delf, par lequel la Fondation Rotary accorde chaque année 8 bourses pour des étudiants ingénieurs  (en provenance de pays en voie de développement).

La promotion d’étudiants ingénieurs de l’Institut de Delf oscille entre 150 et 200 suivant les années.

C’est notre fierté d’ailleurs, de voir ce partenariat maintenant réalisé.  Il avait été le sujet principal de la conférence internationale « Agir pour l’eau » de mai 2006 en présence du Président Carl Wilhelm Stenhammar, de directeurs spécialisés de l’UNESCO et de 300 rotariens.

Nous n’avons pas de partenariat établi dans l’éducation mais nous poursuivons la même démarche en particulier dans l’alphabétisation (la moitié des clubs rotariens dans le monde ont une action dans la lutte contre l’illettrisme).

Le programme : « l’éducation pour tous » et l’apprentissage tout au long de la vie  pour lequel l’UNESCO  est  chef de file pour l’organisation des Nations Unies, est un programme tout proche de nos préoccupations et pour lequel les compétences professionnelles de rotariens seraient très utiles.

La lutte contre la pauvreté a été dès le début un des chantiers de l’UNESCO.

C’est aussi un axe stratégique du Rotary à travers le développement économique local,  les entrepreneurs, les femmes dans les communautés défavorisées et le microcrédit (sachant que la majorité des pauvres vit dans les  zones rurales).

Dans ce domaine également le Rotary et de l’UNESCO  conjuguent leurs efforts pour atteindre les objectifs du millénaire.

L’UNESCO et le Rotary ont une vision pour la société : démocratique, transparente, une vision cohérente de ce qui est juste pour elle, une démarche éthique. La bioéthique est d’ailleurs une réflexion en cours à l’UNESCO.

L’idée de relancer la réflexion d’un code de déontologie professionnel pour toutes les professions, partout dans le monde serait un acquis considérable pour la civilisation.

Le concours éthique des grandes Ecoles dont la remise des prix se fait à l’UNESCO est aussi une belle opportunité de partager nos réflexions sur l’éthique.

Sur la culture de la paix, nous avions déjà eu la possibilité de vérifier à la conférence de Cannes « la paix est possible » en 2008, en présence du Président du RI Wilf Wilkinson et de 1 000 participants,  que le Rotary et l’Unesco ont des objectifs communs à travers des voies parallèles.

La conférence « la culture de la paix : une vision partagée Rotary /Unesco, en mars 2012, en présence du Président, Kalyan Banerjee et de 300 rotariens a confirmé la convergence d’objectifs entre l’UNESCO (institution intergouvernementale) et le Rotary (organisation de service privée) en ouvrant l’avenir sur une coopération rapprochée.

En particulier, nous pouvons travailler également ensemble dans les centres d’études pour la paix et la résolution des conflits  et, peut être, envisager de fédérer les initiatives existantes pour la résolution des conflits.

Par ailleurs, le Rotary et l’UNESCO ont les mêmes priorités : pour l’Afrique et envers les jeunes, la force d’impulsion démocratique des sociétés contemporaines et répondre aux aspirations économiques des jeunes est un vrai  défi.

Je pense que de partenaires historiques, le Rotary et l’UNESCO ont vocation à devenir des partenaires stratégiques pour faire de la culture de la paix et du développement, la force motrice du 21ème siècle.

Le ROTARY et l’UNESCO

Par Serge Gouteyron

Les rotariens sont fiers d’avoir contribué à Londres en 1942 à la création de l’Unesco.

C’est en effet lors d’une conférence sur la paix, à l’initiative du Rotary, en présence de représentants de 21 gouvernements et d’observateurs qu’ont été jetées les bases d’une organisation éducative et culturelle qui deviendra en 1949 l’UNESCO.

Avec cette pensée inscrite dans l’acte constitutif et que l’on peut lire au fronton du Palais de Chaillot : « les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix».

Cette conférence de Londres faisait suite à la résolution prise à la Convention du Rotary à La Havane en 1940 où les rotariens identifieront « la liberté, la justice, la parole donnée et le respect des droits de l’homme comme étant essentiels à la paix du monde ».

Pour compléter cette démarche, c’est aussi au Palais de Chaillot en 1948 que sera adoptée la déclaration des droits de l’homme dont René Cassin (membre fondateur du club de Lille) fut un rédacteur éminent.

L’UNESCO, agence des Nations Unies pour l’éducation, les sciences et la culture a son siège à Paris.

Elle est dirigée par Mme Irina Bokava, Directrice Générale.
Au siège, dans les bureaux et les divers instituts de par le monde, l’UNESCO emploie 2 700 personnes.
La conférence générale se tient tous les 2 ans, elle définit la politique et vote le budget.
Le Conseil Exécutif de 58 états membres s’assure du suivi de la politique et des programmes entre 2 années.
Tous les Etats membres ont un ambassadeur auprès de l’UNESCO. Il y a également une délégation nationale dans chaque pays.
Il y a plus de 480 ONG accréditées auprès de l’UNESCO. 65 d’entre elles ont le statut d’association (c’est le cas du Rotary) et plus d’une centaine, le statut de consultation.

Tous les 2 ans se tient la conférence internationale des ONG.

Celle de décembre 2012 a élu un comité de liaison de 10 membres (dont le Rotary International – c’est Cyril Noirtin qui y représente le Rotary comme membre titulaire, je suis membre suppléant) chargé de faire vivre, entre 2 conférences, la relation Unesco/ONG à travers des forums, des débats, des propositions, des résolutions …..

Serge Gouteyron, Cyril Noirtin, et Genc Seiti

Les représentants de l’UNESCO à ce comité sont M. Eric Falt, sous directeur pour les relations extérieures et l’information du public, M. Genc Seiti, directeur des commissions nationales et de la société civile et Mme Sabina Colombo, secrétaire générale des commissions.

L’’UNESCO et le Rotary sont sur la même longueur d’onde, pour ne pas dire que nous avons la même vision et les mêmes objectifs de culture de la paix.

Nous renforçons nos expertises réciproques dans les domaines où nous sommes l’un et l’autre engagés comme l’éducation, l’eau, la pauvreté, l’éthique et la paix.
Tout en restant indépendants de toutes actions politiques, nous avons une approche adaptée pour chaque région en créant des modèles qui reflètent la diversité de nos organisations.

D’ailleurs, luis Vicente Giay, Président du RI en 1996-1997 et Frederico Mayor, Directeur Général de l’UNESCO à l’époque avaient signé un accord cadre de coopération entre les Délégations Nationales et les Clubs Rotary.

Le Rotary et l’UNESCO ensemble, même si ni l’un ni l’autre, n’avons le pouvoir magique de créer un monde nouveau, nous sommes dans la situation de faire prendre conscience et agir pour préserver la dignité, exercer une vigilance accrue sur l’ordonnancement du monde et promouvoir la citoyenneté démocratique.

Le ROTARY et l’ONU

Par Serge Gouteyron

Le rôle le plus significatif du Rotary dans la création des Institutions intergouvernementales, nous le trouvons en 1945 à San Francisco dans sa contribution à la rédaction de la charte des Nations Unies.

Car parmi les délégués des 50 nations représentées, 49 étaient rotariens dont 11 parmi la seule délégation des Etats Unis (désignés par le Président des Etats Unis sur proposition du Président du RI).

Pour bien saisir la connivence qui existait entre le Rotary et l’ONU, le Rotary adressera à chaque club 2 exemplaires de la charte et un séminaire « ONU et Rotary » sera lancé à partir de 1945, manifestation qui se prolongera pendant 10 ans faisant mieux connaitre aux uns et aux autres la complémentarité de leurs actions.

 

Rappelons que l’organisation des Nations Unies n’est pas un gouvernement supranational, ni un organe législatif chargé de redistribuer la richesse, ni une force militaire et que son financement n’est jamais garanti.

L’ONU vise à mobiliser une volonté politique en rassemblant des Etats souverains qui aspirent à la paix, à l’ordre et au respect de la loi ainsi qu’à la justice sociale.

D’ailleurs on sait trop peu que ce qui est le plus connu de l’ONU, le conseil de sécurité ne représente que 20% de son travail. Les autres 80%, ce sont les questions économiques, humanitaires, éducatives et sociales qui sont aussi au cœur des préoccupations des rotariens.

Le Rotary a pris ses distances avec l’ONU au moment de la guerre froide et ce sera le programme PolioPlus qui en 1980 permit de renouer les relations (avec l’UNICEF et l’OMS).

Cette première coopération amène le Rotary à rétablir des liens avec les Nations Unies et l’UNESCO et cette coopération sera de plus en plus forte.

A l’ONU est organisée chaque année une journée du Rotary qui accueille 1000 à 1600 rotariens sur les sujets dont nous partageons l’expertise pour l’amélioration des conditions de vie dans le monde.

Le point de convergence pour trouver des solutions pratiques aux problèmes contemporains et pour se rassembler autour des principes universels et civiques, nous le trouvons dans ce que l’on appelle le Pacte Mondial de l’ONU.
C’est-à-dire cet acte volontaire d’entreprises et d’associations qui s’engagent dans leur sphère d’influence à soutenir les droits de l’homme, le droit à l’éducation, le droit au travail, le droit à l’eau potable, à un environnement sain qui assure la protection des femmes et des enfants et qui lutte contre la corruption.

Le Rotary est signataire du Pacte Mondial en 2010 mais celui-ci n’est pas encore suffisamment connu.

Aujourd’hui, le Rotary a des représentants auprès des Nations Unies (New York, Genève, Vienne) dans les commissions économiques régionales (Nairobi, Santiago du Chili, Bangkok, Beyrouth, Kampala), au fond pour l’Alimentation et l’Agriculture (Rome) , au fond international de développement dans le fond pour l’environnement et dans le programme alimentaire mondial (New York), à l’UNESCO (Paris –je représente le RI avec Cyril Noirtin), au Conseil de l’Europe (Strasbourg – Gérard Caen et François Goettelmann), à l’organisation de la Francophonie (Paris), à l’organisation des Etats américains (Washington), l’Union Africaine (Addis Abeba), la Banque Mondiale (Washington), et, en cours d’accréditation, l’Union Européenne, la Ligue Arabe, le Commonwealth et l’OCDE.

Les 25 représentants du RI travaillent avec les Institutions Internationales afin d’accroitre la visibilité du Rotary.

Les représentants suivent les travaux des organisations qui leur ont été assignées et donnent des informations sur les directives, les programmes et les activités du Rotary.

J’ajoute qu’ avec les autres organisations de la société civile, les représentants du RI émettent de plus en plus fréquemment des avis sur l’élaboration des politiques et les programmes de ces institutions.

En résumé, les représentants du Rotary auprès des Institutions Internationales ont une double fonction :

  • assurer les relations publiques du Rotary
  • et de plus en plus apporter leur contribution à l’élaboration des politiques et des programmes des Institutions Internationales.

Tous à Lisbonne

Par Serge Gouteyron

Un coup de chapeau aux rotariens du club de Laval (district 1650) et à leur président Laurent Salvaire.
Le club de Laval est le plus bel exemple de l’engouement suscité en France par la convention de Lisbonne avec 37 rotariens et conjoints déjà inscrits pour un objectif de 40.
J’ai demandé au Président Laurent Salvaire les raisons de ce beau succès : sa réponse : un projet pour le club, un plan d’actions et une motivation régulièrement entretenue.

« Sans la dimension internationale du rotary, un club local n’est rien et il n’y a pas de meilleure occasion qu’une convention mondiale pour prendre la mesure du rotary international.
Fort de cette conviction, la méthode employée pour embarquer 36 membres et conjoints à Lisbonne est très simple :
Un slogan dès le mois de juin : « tous à Lisbonne » et un sondage qui a confirmé l’intérêt du club pour ce projet.
• Dès juillet une réunion de présentation de la convention et la réservation des chambres d’hôtels.
• À partir de septembre, la mise en place d’un fil rouge sur le thème de Lisbonne avec des animations mensuelles :
• Un dîner portugais préparé par le lycée hôtelier
• Une série de conférences sur l’histoire, l’art, la littérature du Portugal
• Très prochainement une soirée Fado
Cette mise en température a permis la confirmation de 37 membres et conjoints avec l’achat des billets d’avions et des forfaits congrès. Le coût pour un couple reste élevé et aurait pu être une source de non confirmation… et si cette fin juin n’était pas une période d’examens pour les enfants de rotariens, je pense que nous aurions pu frôler les 50 participants.
Toutefois l’objectif n’est pas de faire un score en emmenant un maximum de membres. Nous souhaitons rencontrer des rotariens du monde entier, aller à la recherche d’actions transversales et plus largement nourrir notre club de tous les échanges que nous pourrons avoir à Lisbonne. » L.S.

Mais 11 autres clubs seront aussi présents en force à Lisbonne :

  • Pau (1690) 16 participants
  • Lyon Vaise (1710) 16 participants
  • Beausoleil (1730) 16 participants
  • Thonon Leman (1780) 13 participants
  • Cherbourg Val de Saire (1640) 12 participants
  • Luxeuil les bains (1680) 12 participants
  • Valence (1780) 11 participants
  • Annecy (1780) 11 participants
  • Pau Jurançon (1690) 10 participants
  • Avignon Fontaine Vaucluse (1760) 10 participants
  • Pertuis Durance Cadenet (1760) 10 participants

Et la zone 11 (France Andorre Monaco) n’est pas en reste avec 1 160 inscrits ce qui est déjà la plus forte participation française à une convention (hors Nice bien sûr en 1995) et, plus encourageant encore, c’est notre zone qui compte le plus d’inscrits sur les 34 zones du RI.
Le Président Tanaka et moi-même vous adressons nos chaleureuses félicitations pour le travail accompli et les résultats obtenus par toutes les équipes.
Nous sommes dans l’avant dernière étape : attention, après le 1er avril, les tarifs d’inscription prennent 50 euros !
Alors, tous à Lisbonne !

Quel avenir pour les clubs service – Introduction

Par Serge Gouteyron

Par ses valeurs, son esprit de service, ses compétences mais aussi par ses qualités de gestion et de rigueur de l’institution, le Rotary est devenu une très grande organisation.

Du premier cercle (le groupe d’amis réunis autour de Paul Harris) à l’acteur de paix au sein des Institutions internationales jusqu’à l’organisme humanitaire et éducatif à multiples services d’aujourd’hui, le Rotary a répondu à chaque fois, à une attente de la société.
Il a accompagné l’ère industrielle, survécu aux grands conflits armés, aux régimes totalitaires, participé à l’évolution de la pensée, à la croissance et au développement des nations.
Non politique, non confessionnel, il occupe une place unique par ses vertus humanistes, son attitude éthique, son réseau amical.
Tisser des liens, renforcer la cohésion sociale, vivre mieux ensemble, ajouté à son expertise dans l’éradication de la polio, la résolution des conflits, l’éducation pour tous, la santé, l’eau et l’assainissement et quelques autres domaines font de lui un innovateur social respecté.
Alors que nous sommes en train de changer de monde – Michel Serres (je crois que philosopher c’est anticiper).


Quelle place pour le Rotary et quel avenir pour les clubs service ?

  • Un monde numérique, avec des milliards de données au bout des doigts, hypermondialisé et en compétition partout. Le monde du savoir partagé.
  • Un monde qui verra la fin du monopole occidental et la fin du leadership des Etats Unis.
  • Un monde dans lequel le centre de gravité basculera vers une Asie tirée par la Chine (ce qu’a anticipé le Rotary avec 4 de ses récents présidents en provenance de Corée, d’Indes, du Japon et de Taïwan).
  • Et pour nous rotariens, un monde où l’expression individuelle, radicale et la montée en puissance des opinions publiques mettront nos sociétés toujours plus sous tension.

C’était toute l’actualité du Forum de Bruxelles du 6 décembre dernier organisé par le rotary club de Wezembeeck-Krainen


Quelle serait la vision de Paul Harris ?
Comment répondrait-il aujourd’hui à son souci du devenir de l’homme face à l’évolution de la société ?
Les valeurs et vertus rotariennes : camaraderie, éthique, compréhension, solidarité perdureront mais seront doute plus rares et donc plus recherchées et le rôle du Rotary comme régulateur social et pacificateur des rapports humains apparaitra comme une chance.

Les 3 cultures sur lesquelles s’est construit le Rotary seront-elles toujours déterminantes :

  • La culture professionnelle n’a pas été au bout de ses possibilités dans l’utilisation des compétences des rotariens et l’idée d’Arthur Sapp (Président du RI en 1927) d’un code de déontologie inspiré du Rotary pour toutes les entreprises serait un acquis considérable pour notre civilisation.
    La démarche éthique, celle qui est issue du critère des 4 questions, celle d’une vision cohérente de ce qui est juste, celle de la responsabilité personnelle des rotariens est très loin d’avoir traversé la société et imposé son modèle.
  • La culture du service des rotariens provient de leur esprit de service, en quelque sorte, un message d’amour laïc,
    tandis que les actions de service internationales s’organisent maintenant autour des 6 axes stratégiques du plan vision soit : paix et résolution des conflits, éducation primaire, eau et assainissement, prévention et traitement des maladies, santé de la mère et de l’enfant et le développement économique local (le Conseil de Législation ouvre la réflexion sur un7ème axe : le développement durable)En tous cas autant d’objectifs du millénaire des Nations Unies qui confortent le Rotary International comme l’organisation privée partenaire n°1 des Institutions internationales dans leur objectif de paix et de développement.
  • La culture de la paix est un but du Rotary International depuis 1921, c’est à la convention d’Edimbourg que fut adopté le 4ème but : l’action internationale et « l’aide à l’avancement de la paix ».

De grandes dates jalonnent l’itinéraire :
1942 : conférence du Rotary à Londres qui décidera de la création de l’UNESCO
1945 : contribution à la rédaction de la charte des Nations Unies à San Francisco
1950 : comité interpays France Allemagne à Strasbourg
2000 : création de 7 centres d’études pour la paix et la résolution des conflits
Une approche de la paix, de la paix civile et de la sécurité construites sur les relations internationales. (Et pourquoi ne pas se positionner comme un acteur de terrain en fédérant les initiatives existantes de résolutions des conflits).

  • Mais ces 3 cultures, sur le fond, ont-elles comme le souhaitait un Président des Etats Unis (Waren Harding) en 1921 « garantit la tranquillité et la marche en avant du monde » ?

De ce propos introductif, il ressort 3 questions pendantes qui seront à l’ordre du jour des préoccupations de l’Institute de Monaco en novembre 2013 :
Quelle attitude éthique dans la vie rotarienne ?
Quelle cause pour le Rotary International ?
Quel club service pour le 21 siècle ?