LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Conférence du Rotary et de l’Union Européenne sur le développement durable

Par Cyril NOIRTIN
Représentant du Rotary auprès de l’UNESCO et l’OCDE

A travers son réseau de représentants auprès des Nations Unies et des autres organisations, le Rotary International développe sa coopération avec les grandes organisations internationales comme l’ONU, l’UNESCO et, plus récemment, l’Union Européenne, la Ligue Arabe, le Commonwealth et l’OCDE.

Parmi les actions visant à promouvoir cette coopération, les conférences « Rotary Day », permettent de mettre en valeur les objectifs communs poursuivis par le Rotary et les organisations partenaires.

C’est dans ce cadre que s’est tenue, le 8 mars 2017 dans la grande salle de conférence « Europe » du Palais d’Egmont à Bruxelles, une conférence « Rotary et l’Union Européenne : Challenges et opportunités dans la réalisation des Objectifs pour le Développement Durable des Nations Unies».

Organisée par Michel COOMANS, représentant du Rotary auprès de l’Union Européenne et des 3 districts du Benelux, cette conférence a rassemblée près de 300 participants. Elle fut animée par Madame Françoise TULKENS, ancienne Vice-Présidente de la Cours Européenne des Droits de l’Homme et avait pour intervenants principaux Monsieur Karmenu VELLA, Commissaire Européen en charge de l’environnement et des affaires maritimes ainsi que John HEWKO, Secrétaire Général du Rotary International.

Cyril NOIRTIN, John HEWKO et Serge GOUTEYRON

Les différentes interventions et les débats ont permis de souligner le rôle que pouvait avoir le Rotary et l’Union Européenne pour favoriser l’établissement de sociétés stables au travers d’un développement économique équitable.

Pour John HEWKO, le Rotary et l’Union Européenne partagent deux défis :

  • La crise des migrants : les Rotariens en Europe sont très impliqués dans des actions visant à réduire les difficultés que connaissent les réfugiés comme, par exemple, dans la mise en place de projets visant à favoriser leur employabilité en leur donnant accès à des formations,
  • L’amélioration des conditions de vie dans le monde en favorisant une croissance économique inclusive et équitable. En novembre 2016, le Rotary a reconnu huit lauréats, six individus et deux entreprises, pour leurs pratiques managériales et leurs contributions au développement local en leur attribuant le « Rotary Responsible Business Award ». Ce prix récompensait des membres du Rotary et des partenaires d’affaires qui ont permis de renforcer des collectivités en créant des emplois, en proposant des formations professionnelles ou du mentorat, ou en innovant. Parmi les lauréats, le rotarien français Jean-Paul FAURE, du Rotary club de Cagnes-Grimaldi, encourage les jeunes professionnels en apportant financement et formation à des entrepreneurs prometteurs. Il a initié un concours intitulé « Le Trophée du Rotary ». Après sept ans d’existence, ce programme a reçu le soutien d’une grande banque et continue d’impliquer les anciens lauréats dans un rôle de mentor.

Les intervenants ont convenu que la durabilité des entreprises était liée à leur impact social et qu’aucun gouvernement ne pourra aborder à lui tout seul l’ensemble des objectifs du développement durables. Pour John HEWKO, le Rotary et l’Union Européenne peuvent avoir, ensemble, une contribution forte et positive. Citant l’exemple de notre action en faveur de l’éradication de la Polio, il a déclaré que « le Rotary a la faculté de jeter des ponts entre les cultures ».

De son côté, le Commissaire VELLA a mis en avant la notion de « New social contrat : People Planet Prosperity » (nouveau contrat social : les Hommes – la Planète – la Prospérité) : le développement économique n’est possible qu’en respectant les ressources naturelles et le développement durable. Il a également souligné le rôle important de l’éducation et le fait que la richesse n’a de sens que si elle est partagée.

Le rôle que les ONG en général et le Rotary International en particulier sont appelés à jouer dans les activités des grandes organisations internationales connaît un développement important en devenant un acteur important car reconnu, estimé et apprécié comme des partenaires efficaces et fiables.

De part sa nature et son histoire, le Rotary se trouve au carrefour du commerce et des causes humanitaires.

En tant que professionnels reconnus, les membres du Rotary utilisent leurs compétences et leurs réseaux pour faire avancer des causes sociétales, tels que  l’éducation, l’innovation, les partenariats, les besoins des populations les plus pauvres, l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Chacune de ces actions participent aux Objectifs pour le Développement Durable des Nations Unies qui visent à éliminer la pauvreté d’ici à 2030.

 

Le Rotary et les objectifs 2030 des Nations Unies pour un développement durable

Par Serge GOUTEYRON

C’est un enjeu essentiel pour l’humanité que les objectifs 2030 des Nations Unies pour le développement durable soient atteints.

Et cela ne pourra se réaliser que grâce à  l’engagement des grands acteurs de la société civile.

Dans ce contexte, la contribution des rotariens peut être déterminante.

Les clubs et les districts conduisent déjà nombre d’actions sur le terrain :

  • pour réduire de moitié la pauvreté,
  • éliminer la faim et la malnutrition,
  • arrêter les épidémies de Sida, de tuberculose, de paludisme, Les maladies tropicales, permettre l’accès aux soins et à l’assurance santé pour tous,
  • garantir une éducation de qualité et à l’apprentissage tout au long de la vie,
  • garantir l’accès à ‘eau potable et l’assainissement pour tous.

De par les valeurs que nous portons pour,

  • œuvrer à l’égalité des sexes, à l’autonomie des femmes et des filles, des personnes handicapées,
  •  mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes,
  • réduire les inégalités entre pays et de faire en sorte que les villes soient ouvertes à tous.

Comme professionnels, nous soutenons les efforts pour une croissance économique d’au moins 7%, dans les pays les moins avancés et pour une industrialisation durable et un accès généralisé à internet.

Dans les objectifs 2030 des Nations Unies, la partie environnement et ressources naturelles renouvelables est très importante :

  • établir des modes de consommation et de productivité durable,
  • prendre des mesures d’urgence pour lutter contre les changements climatiques (et en particulier mobiliser 100 milliards de dollars dans les pays développés pour répondre aux besoins des pays en développement),
  • exploiter les océans et les mers de façon durable, préserver les écosystèmes terrestres.

Le président élu Ian Riseley fait de la protection de la planète (comme le past président Paolo  Costa en 1991) un thème fort de son année. Peut-être une nouvelle priorité stratégique pour notre organisation ?

Passer du plaidoyer à l’action pour la paix, mobiliser les moyens pour promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et justes (ajoutons fraternelles) : Etat de droit, lutte contre la corruption, la lutte contre les pratiques de pots de vin, garantir à chacun l’identité juridique, l’accès à l’information et renforcer le rôle des pays en développement dans la gouvernance mondiale.

Nul doute que les rotariens doivent s’impliquer au succès de ces objectifs et même être des leaders de la société civile en ce domaine comme leur histoire en témoigne.

Enfin, il s’agit de renforcer les moyens pour la coopération internationale : mettre en œuvre un partenariat mondial grâce aux 0.70% du PIB d’aide internationale,  avec des partenariats multipartites (comme nous l’avons fait avec l’initiative Polio Plus).

Dans tous les cas, un immense chantier dont les résultats contribueront à une meilleure cohésion culturelle et sociale des pays, un préalable pour la paix entre les citoyens.

Y prendre notre part renforcera l’identité et l’influence du Rotary.