LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

ROTARY/UNESCO : renforcer notre collaboration

Par Serge Gouteyron

Journée du Rotary aux Nations Unies : Unesco Paris le 4 mai 2024

La collaboration Rotary/Unesco s’est instituée dès l’origine de l’Unesco

En 1946, le Rotary octroie des bourses pour les services sociaux et éducatifs dans les pays ravagés par la guerre. L’Unesco est chargé de la mise en œuvre sur le terrain.

En 1997, un accord-cadre de collaboration est signé entre le Directeur Général de l’Unesco, M. Frédérico Major et Luis Vicente Giay Président du Rotary.
L’accord prévoit une collaboration globale entre les 2 organisations.
Je me souviens bien, cher Gordon, dans le stade de Glasgow de l’intervention de M. Frédérico Major à la convention de 1997.

En 2003, un second accord-cadre est signé par M. Kōichirō Matsuura, Directeur Général de l’Unesco et Jonathan Majiyagbe Président du Rotary.
Il s’agissait de faire coopérer les 120 commissions nationales de l’Unesco et les 500 districts du Rotary.
Ces 2 accords-cadres sont restés en deçà des espérances de nos dirigeants mais aujourd’hui je pense qu’ils fonctionneraient mieux.

Pour autant, les Présidents du Rotary ont honoré de leur présence les 4 conférences que nous avons organisées à l’Unesco sur le thème de la paix.
En 2011 « la culture de la paix une vision partagée Rotary/Unesco » avec le Président Kalyan Banerjee
En 2015 « construire la paix avec le Rotary et l’Unesco » « les initiatives de paix des comités interpays » avec le Président Gary Huang.
En 2018 « le Rotary et les objectifs de développement durable » avec le Président Ian Riseley.

En 2020 « ensemble pour la paix » avec le Président Mark Maloney. Rotary Day où nous devions célébrer le 75ème anniversaire des Nations Unies
qui sera annulé pour cause de Covid alors que 1 325 rotariens étaient inscrits.
Sans omettre la rencontre de John Hewko Secrétaire Général du Rotary et du Directeur Général Adjoint de l’Unesco en 2023.

Avant cela, en 2005, à l’occasion du centenaire, les clubs et les districts français lancent « le concours national d’éthique professionnelle » pour les étudiants.
La conférence générale des Grandes Ecoles, l’Unesco et ensuite la Commission Nationale française de l’Unesco sont associées.
Un succès : une quantité impressionnante de mémoires, quelquefois hors des sentiers battus, ont été écrits au cours de ces années sur le sujet.
De quoi alimenter plusieurs thèses sur l’éthique.

Puis en 2006, la conférence « Agir pour l’eau » en présence du Président Carl Wilhelm Stenhammar, précédée d’une visite à l’Unesco du Président Glenn Estess, suivie par celle du Président Billl Boyd débouchera en 2011 sur un partenariat Fondation Rotary/Institut de Delf de l’Unesco pour la formation d’ingénieurs et de techniciens hydrologues des pays en voie de développement.
Une centaine de bourses de la Fondation ont ainsi financé 2 années d’études.

En 2013, les clubs Rotary, sous l’impulsion de Maurice Charbonnières, ayant un site classé sur leur territoire créent une association pour valoriser le patrimoine mondial :
Albi, Fontenoy, Carcassonne, Le Havre, Provins, Valenciennes, Gavarnie, Lyon et Besançon, – Blaye cette année, Bourges l’an prochain – ont été les lieux de ces rencontres.

Autre point : l’Unesco agrée 350 ONG pour lesquelles il existe une direction dédiée.
Le Rotary y occupe le statut d’association.
Ces ONG élisent tous les 2 ans leur président et leur comité de liaison.
Le Rotary International a exercé plusieurs mandats dans ce comité. Il occupe actuellement la fonction de trésorier.
Le comité de liaison organise des forums sur les thèmes de l’Unesco.
Le Rotary avait organisé celui de Quettaro au Mexique en 2016
Et a eu l’opportunité de présenter ses actions et ses programmes à la conférence générale de l’Unesco en 2022 avec Cyril Noirtin.
Nous avons collaboré étroitement depuis 13 ans avec 5 dirigeants de l’Unesco : Genc Seïti – Eric Falt – Jean Yves Le Saux – Julien Pellaux et la cheffe de service des partenariats ONG , Sabina Colombo.
Nous les remercions chaleureusement pour leur coopération.

Aujourd’hui notre réflexion concerne l’Education, une cause prioritaire du Rotary tandis que l’Unesco en est chef de file pour les Nations Unies.
Le Rotary a rejoint la coalition mondiale pour l’Education constituée en 2020 pour apporter des réponses à la fermeture des Etablissements scolaires pendant le Covid.
C’est une coalition très large avec les organisations internationales, la société civile, éducative, les Gafam, les médias qui travaille pour une éducation équitable et inclusive.

L’Éducation verte, l’Education au développement durable sensibilise sur les conséquences du changement climatique et sur toutes les questions environnementales, son but est de favoriser des connaissances, compétences et attitudes pour promouvoir le développement durable.
Il existe également depuis cette année, un partenariat stratégique avec le programme des Nations Unies pour l’environnement : protéger et restaurer les cours d’eau.
De plus, cette année, le Rotary a été très présent à la COP 28 de Dubaï sous le leadership de Judith Diment.

Le Rotary devrait pouvoir aussi prendre une grande place dans l’Education à la paix, grâce à son réseau de Comités Interpays, les rotariens, activateurs de paix et son expertise publique des Centres pour la paix.
De quoi proposer une chaire pour la paix avec le concours de l’Unesco.

La collaboration entre le Rotary et les Organisations Internationales se fait à travers le travail et l’entregent des représentants du Rotary.
Les représentants du Rotary ont pour mission de faire connaître le Rotary, sa philosophie, ses programmes, d’intervenir en son nom dans les commissions et les instances.
Ils sont mandatés par le Président.
Ils sont donc en première ligne pour illustrer la proximité de pensée et d’action que le Rotary International entretient historiquement avec l’Onu et l’Unesco.

ROTARY DAY du 4 mai 2024 à L’UNESCO

Adresse aux Gouverneurs de la zone 13

Le Président du RI, Gordon R. McInally vient de nous confirmer la journée du Rotary à l’UNESCO le samedi 4 mai prochain.

Le thème de cette conférence présidentielle sera :
Éducation/Culture/Planète
Comment le Rotary et l’UNESCO contribuent à la paix ?

C’est un privilège pour notre zone d’accueillir à Paris sur le site prestigieux de l’UNESCO, l‘unique Rotary Day de cette année.

Certes les délais pour la promotion sont serrés mais nous avons l’expérience des 4 éditions précédentes ; lesquelles avaient enregistrées au total 3 000 inscriptions.

Même si la dernière, en mars 2020, a été annulée un mois avant pour cause Covid.

Le programme est prêt et les intervenants de haut niveau sélectionnés.

`Parmi ceux-ci, Mariatou Koné, ministre de l’Éducation de la Côte d’Ivoire, Simona Pinton, Présidente-élue de la commission des Centres du Rotary pour la Paix, l’Administrateur élu Alain Van de Poel, la responsable de l’axe prioritaire Éducation du Rotary International, Régina Fuller White.

La traduction simultanée français/anglais sera assurée dans les conditions optimum par les interprètes de l’UNESCO.

Le thème central de cette conférence sera l’Éducation : l’Éducation globale, l’Éducation verte et l’Éducation à la paix.

Comme vous le savez, l’Éducation est l’une des 7 causes prioritaires du Rotary International et l’UNESCO en est le leader pour les Nations Unies.

Par ailleurs, il est prévu dans le programme – dans la séquence consacrée à l’éradication de la poliomyélite – que le Président Gordon R. McInally remette au Président de la République Française, M. Emmanuel Macron, le prix international du Rotary réservé au Chef d’État et de Gouvernement que lui a décerné le Rotary pour son engagement à Éradiquer la Polio.

Mais à ce jour, nous sommes dans l’attente de la confirmation du Président Macron.

Les inscriptions sont ouvertes pour tous les rotariens et non rotariens sur le site de la conférence à www.riunescoday.org. La participation aux frais est de 100 euros avec un Lunch Bag le midi.

L’accueil à la conférence se fera à partir de 9H.
Elle commencera à 10H et se terminera à 17H30.

Un diner sera organisé la veille en l’honneur du Président au Bel Canto à Neuilly au prix de 100 euros également.

Chers Amis Gouverneurs, merci d’informer dès que possible votre comité, vos présidents de club et les rotariens de cet évènement international.

Ensemble le 4 mai, célébrons la coopération étroite et la proximité de pensée qu’entretiennent le Rotary et l’UNESCO.

Et célébrons la mémoire des rotariens qui en 1942 à Londres ont initié la conférence des Ministres de l’Éducation du Monde Libre qui décida la création de l’UNESCO.

Serge Gouteyron

De l’influence du Rotary

Par Serge Gouteyron

Aujourd’hui encore nous restons subjugués par l’aventure incroyable des fondateurs du Rotary en 1905.

Réunir le monde des affaires dans des clubs d’amis.

Et par ce levier, contribuer à changer la société en y apportant compréhension, philanthropie et droiture.

Auquel s’ajoutera, en 1921, le plaidoyer pour la paix.

18 ans plus tard, le Président des Etats Unis, Waren Harding, devant les rotariens rassemblés à St Louis pourra dire :
 » Si je pouvais implanter le Rotary dans chaque communauté à travers le monde, je le ferais et je garantirais la tranquillité et la marche en avant du monde.« 

En 1942 à Londres, les rotariens et les ministres de l’éducation du monde libre imagineront pour l’après-guerre une organisation internationale chargée de promouvoir la culture de la paix par l’éducation afin « d’élever dans l’esprit des hommes les défenses de la paix. »
Ce sera l’Unesco.

En 1945 à San Francisco à l’initiative du Président des Etats Unis, les rotariens seront invités à participer à la rédaction de la Charte des Nations Unies.

Celle qui défend les principes universels et qui régit les relations entre les nations.

Cette Charte sera d’ailleurs diffusée et commentée dans tous les clubs Rotary

Durant ces 50 premières années de leur existence, les rotariens ont été, à leur place, des professionnels, privilégiant, dans leurs entreprises, la qualité humaine, une éthique et des citoyens plaidant pour la paix, la liberté et la justice.

Tandis que nombre de personnalités du monde civique, économique, culturel et scientifique partageant ces valeurs, entraient dans les clubs rotary.

L’influence par les idées !

A partir de 1950 et jusqu’à la fin du siècle, le Rotary connaîtra une expansion fulgurante. Il s’implante dans tous les pays libres.

De nouveaux programmes contribuent à l’accompagnement et au rapprochement international de la jeunesse : échanges de groupes professionnels, échanges scolaires, bourses, Ryla …

De nouvelles entités rotariennes prolongent le champ d’action du Rotary International : l’Interact, le Rotaract, les comités interpays, la presse rotarienne, le réseau des représentants, les amicales, les groupes d’action ….

L’engagement de service du Rotary se concrétise à travers le programme 3H.

Ce sera d’ailleurs un programme 3H aux Philippines pour la vaccination des enfants afin d’éradiquer la poliomyélite qui ouvrira la voie à l’action phare du Rotary.

En 1985, année du 80ème anniversaire du Rotary et du 40ème anniversaire de l’ONU, le Président du Rotary, Carlos Canseco à la tribune de l’assemblée générale promet de faire vacciner 80% des enfants dans le monde.

L’Initiative Polio Plus qui rassemble la société civile, les gouvernements et les institutions internationales est un bon exemple de partenariat mondial réussi.
Comme le dira le Directeur de l’Unicef, le Rotary International en est « la conscience morale ».

Initiative qui recevra 20 ans plus tard le concours décisif de la Fondation Bill et Mélinda Gates.

En 1989, la chute du mur de Berlin et la fin des régimes communistes en Europe centrale et orientale entraînent un vaste mouvement de création de nouveaux clubs rotary avec l’appui des comités interpays.

Le symbole de la liberté retrouvée…

En 2000, le Rotary lance les programmes des centres pour la paix et la résolution des conflits.

Programme souverain appelé à recevoir une consécration publique.

En 2005, le Rotary met en place son plan stratégique, puis sa vision et ce sera le plan d’action pour les 7 causes prioritaires du Rotary.

Causes qui rejoignent celles du noyau central des objectifs du millénaire des Nations Unies comme celles des objectifs 2030 pour le développement durable.

Des opportunités de partenariats en perspective.

L’influence par l’action !

Et maintenant ?
L’humanisme est en retrait devant l’identitaire, la culture de la paix devant les prétextes de guerre.

Les organisations de service sont fragilisées.

Regrettons aussi que le pouvoir social, moral et intellectuel du Rotary dans nos sociétés soit en recul par rapport à l’influence qu’il a pu exercer au siècle dernier surtout durant les 60 premières années.

Comment retrouver une partie de cette influence ?

Une question vitale pour nous.

Plus de droiture dans le monde des affaires

Par Serge Gouteyron

L’un des 3 buts de Paul Harris et ses amis lorsqu’ils ont créé le premier club Rotary à Chicago le 23 février 1905.

D’ailleurs l’adhésion au club sera subordonnée à l’exercice d’une profession – premier vecteur d’action de service dans la société et à l’observation de règles de haute probité.

Cependant entre 1906 et 1912, les rotariens se diviseront entre les partisans d’une aide directe aux intérêts d’affaires des membres et ceux qui au contraire, soutenaient que l’idéal de service ne saurait être confondu avec l’idée de gain.
À la convention de Portland en 1912, le débat sera tranché. Ben Collins et Paul Harris l’emporteront plaçant le service au-dessus de soi : Service Above Self – Servir d’Abord.

Arthur Sheldon de son côté fera valoir que l’art de vendre dépend du service que l’on rend. D’où la 2ème devise du Rotary « Que sert le mieux profite le plus ».
Une autre réflexion , plus philosophique, agitera les rotariens. Celle du conflit entre le désir du profit personnel et le devoir de servir autrui ; ou comment allier le succès et le bonheur dans le travail.

Ce que Paul Harris dira si bien  » je considère parfois le Rotary comme l’ébauche d’une philosophie de la vie et du travail pour atteindre le bonheur « .
Au fur et à mesure de la création de clubs, la doctrine rotarienne se consolide toujours dans le même esprit. En 1915 est adopté un code de probité.

Comment partager, faire connaître et appliquer l’idéal de service sur le lieu de travail ? Comment améliorer les relations entre les personnes ? Comment améliorer l’éthique dans la pratique des affaires ?

Beaucoup de questions mais une seule affirmation « aucune transaction n’est justifiée à moins que les 2 parties en bénéficient ».

Rechercher l’équité et le consensus dans les relations un mode d’action que l’on retrouvera 17 ans plus tard dans le critère des 4 questions.

En 1922, le code de probité évolue vers les codes de déontologie. Pour le Président du RI, Raymond Havens « la déontologie professionnelle est le fondement de la civilisation universelle ».

Cette année,145 codes de déontologie sont adoptés sous l’influence du Rotary dans la région de Chicago.

Guy Gundaker, Président du RI 1922/1923, écrira plusieurs codes de pratiques commerciales de différents métiers. « Il disait que l’un des grands apports du Rotary a été l’extension au domaine des affaires de la coopération et de la camaraderie rotarienne. »

En 1927, le Président du RI Arthur Sapp, souhaitera que « toutes les entreprises à travers le monde se dotent d’un code de déontologie inspiré du Rotary ».

En 1932, Herbert Taylor appelé pour redresser l’Aluminium Company, testera le critère des 4 questions : une démarche qui lie introspection et dépassement de soi « .le discernement de ce que la société perçoit comme juste » (Nietzche)

Dans ce que chacun fait, ou dit se poser d’abord les questions suivantes :

  • Est-ce conforme à la vérité ?
  • Est-ce loyal de part et d’autre ?
  • Est-ce source de bonne volonté et d’amitié ?
  • Est-ce équitable et bénéfique pour chacun ?

Herbert Taylor sera Président du Rotary en 1945.

Les rotariens de la première génération nous ont transmis intactes les bases d’une éthique professionnelle dont ils pensaient que la mise en pratique collective transformerait en mieux la société.

Aujourd’hui, nous retrouvons cet héritage dans la valeur intégrité. Promouvoir l’intégrité est l’une des 3 missions du Rotary.

Une initiative en ce sens renforcerait, je crois, notre organisation.

La Paix Rotarienne en Méditerranée

Par Serge Gouteyron

La recherche de la paix est un domaine dans lequel le Rotary International pourrait exercer une réelle influence en étant acteur.

Le concept de la culture de la paix a été prédominant de la fin de la guerre aux années 2000. Il reposait sur la quête d’une citoyenneté mondiale fondée sur la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité.

Mais aujourd’hui, nous sommes dans la paix positive, plus pragmatique. Il s’agit de conduire des processus de paix, visant à l’amélioration des conditions de vie, de résolutions des conflits, de dignité et de gouvernance qui peuvent être différents selon les régions du monde.

Les guerres idéologiques et les conflits de territoires mis à part, les bonnes volontés sont d’accord pour dire que la « paix est possible« .

D’ailleurs, nous avons un modèle pour la paix.

Ce sont les objectifs des Nations Unies pour le développement durable dont nous attendons dans un lointain lointain l’avènement de sociétés pacifiques, justes et fraternelles.

Mais il y a deux préalables indispensables.

D’abord, rassembler les bonnes volontés, religieuses, civiles, civiques et politiques pour créer l’espoir et ensuite, faire travailler ensemble les Etats et la société civile comme le Rotary a su le faire avec l’Initiative Polio Plus.

Faire prendre conscience, rassembler et agir, c’est la vocation du Rotary.

La zone géographique de la Méditerranée est un terrain d’action particulièrement significatif pour le Rotary dans laquelle s’expérimenteraient les conditions de la Paix Rotarienne. Et tout particulièrement dans le centre pour la paix d’Istanbul.

Constituer une task force des comités interpays sur les 2 rives de la Méditerranée, les lieux mêmes de « la Pax Romana » comme l’avait évoqué le regretté past directeur Orscelik Balkan lors d’une réunion au Conseil de l’Europe en 2010.

Jeter des ponts, tisser des liens amicaux, des liens culturels, économiques et même diplomatiques, comprendre l’autre à travers le dialogue des religions et des cultures pour créer les conditions du rapprochement et de l’entente.

Cette task force s’appuierait sur toutes les entités rotariennes et les partenaires impliqués dans les processus de paix : les groupes d’actions, les amicales, les peace corps, médiateurs sans frontières.

Chacun apportant sa vision personnelle.

Le but de cette task force étant de déclencher un vaste mouvement d’ »éducation pour la paix » en lien avec l’Unesco et l’Institut d’Economie et de la Paix.

Le corpus de la paix rotarienne en matière de paix positive sera défini par les centres pour la paix avec l’aide des collèges de diplômés, d’étudiants, de professeurs, de chercheurs et des rotariens.

Ce corpus sera intégré dans les modèles des axes stratégiques et particulièrement dans celui de la promotion de la paix.

Des actions de terrain seront mises en place à partir des projets « incubateurs de paix ».

Construire la paix sur les bords de la Méditerranée grâce à la diversité, l’inclusion et l’équité. Trouver les réponses aux problèmes majeurs sur les réfugiés, les migrations humaines, la pollution, les changements climatiques.

S’appuyer sur les femmes et les jeunes comme agents de paix de la culture méditerranéenne avec beaucoup d’efforts consacrés à la dignité pour tous.

L’unité entre les pays, entre les générations, entre les religions, entre les cultures autour de la Méditerranée sera d’abord le fait de rencontres de mouvements de jeunes que le Rotary doit non seulement encourager mais organiser lui-même plus fréquemment.

Les représentants du Rotary auprès des Organisations Internationales verront leur mission élargie à celle d’ambassadeurs pour la paix en y portant la voix du Rotary au plus haut.

Le Rotary devient ainsi un acteur de paix, engagé lui-même dans ce processus. Cela fait partie des nécessités d’avenir que notre organisation s’implique plus.

Contribuer à la construction de la « paix en Méditerranée » : une opportunité pour les rotariens d’y révéler par des actes leur influence dans la société.

L’Entreprise et le Rotary

Par Serge Gouteyron

Des réseaux professionnels au cœur de la cité

Au-delà de sa fonction d’acteur économique de référence, l’Entreprise porte aujourd’hui une nouvelle responsabilité sociétale et environnementale.

Le rapport de Nicole Notat et Jean Dominique Senard « l’Entreprise objet d’intérêt collectif  » (mars 2018) liste les observations et recommandations visant à renforcer ses performances dans ces domaines.

En particulier, les conditions de travail, la sécurité et la représentation des salariés, la pollution et la décarbonation, les relations externes à travers le cycle fournisseurs, clients, consommateurs.

La loi Pacte de 2019 jette les bases de l’entreprise à mission. Celle qui prolonge la performance économique par un engagement dans la société qui lui donne une « raison d’être supplémentaire« .

L’Union européenne a, de son côté, arrêté de nouvelles dispositions pour les années 2024 à 2028 pour les 50 000 entreprises de plus de 150 millions de chiffre d’affaires.

D’abord sur le zéro carbone mais aussi sur la mise en œuvre de grands principes comme la loyauté des pratiques, l’implication dans la communauté locale et une gouvernance participative.

Le monde de l’entreprise est riche de ses propres réseaux institutionnels : organisations patronales, chambres de commerce et des métiers, tribunaux de commerce.

A cette représentation historique se sont ajoutés cette dernière décennie des réseaux spécifiques de dirigeants d’entreprises en forte expansion : « les clubs business« .

De son côté, le Rotary International est une organisation de service dont les priorités d’action sont la promotion de la paix, l’éducation et la lutte contre l’illettrisme, le développement économique local, la prévention des maladies et la santé de chacun – rappelons son combat pour l’éradication de la poliomyélite – , l’accès à l’eau potable pour tous ainsi qu’à un environnement sain.

Priorités qui s’inscrivent dans les objectifs des Nations Unies pour le développement durable.

Surtout, le Rotary International, dès sa création, subordonne l’adhésion de ses membres à une « classification professionnelle« .

Cette classification conduit les rotariens à « considérer leur profession comme un vecteur d’action au sein de la société  » et  » à cultiver l’observation de règles de haute probité dans l’exercice de leur profession« .

Aujourd’hui, dans les clubs Rotary, femmes et hommes du monde des affaires, des professions libérales, sociales et civiques, comme leurs ainés, continuent de vivre leur idéal de service à travers leur devise « Servir d’abord« .

Les rotariens : un réseau professionnel engagé dans la cité.

Le colloque « l’Entreprise et le Rotary » du samedi 18 novembre 2023 à Lille sera l’opportunité pour le monde de l’Entreprise comme celui du Rotary de souligner la convergence de ces réseaux au service de l’intérêt collectif.

Une réflexion d’actualité.

Culture de la Paix et Paix Positive

Par Serge Gouteyron

Le concept de la culture de la paix a prévalu aux Nations Unies et à l’Unesco jusque dans les années 2000.

Une philosophie du 20ème siècle portée par l’éducation et la quête d’une citoyenneté mondiale fondée sur la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité.

Nourrie par les valeurs humanistes et la croyance que celles-ci allaient transformer la société et ouvrir la voie de la paix entre les nations.
Mais le monde a beaucoup changé après la guerre froide et la chute des régimes communistes.

Les Etats admis à l’ONU se sont multipliés tandis que conflits et guerres allaient croissants. Les migrations humaines se sont propagées sur toute la planète, du Sud vers le Nord. Les polarisations identitaires, religieuses ou ethniques ont engendré des foyers d’extrémismes de plus en plus violents.

Dans ces conditions le développement des populations – le 3ème pôle de l’ONU avec la Sécurité et les Droits de l‘homme – a trouvé une expression vigoureuse dans les objectifs du millénaire.

Améliorer la vie en faisant reculer les inégalités dans les domaines essentiels comme la pauvreté, la faim, la santé, la ressource en eau, l’illettrisme…

A partir de cette période, les Nations Unies et son Secrétaire Général, Antonio Guterres formalisent le nouveau concept de Paix Positive.

La Paix par le service et la cohésion sociale.
Celle qui résulte de l’organisation des sociétés suivant l’état de droit, un capital humain, éduqué peu de corruption et une gouvernance démocratique et participative.

Concept qui trouvera tout son sens avec les objectifs 2030 des Nations Unies pour le développement durable puisqu’il s’agit de construire un monde plus équilibré dans lequel la dignité humaine sera renforcée.
Un modèle qui anticipe des sociétés pacifiques, justes et fraternelles.

Le Rotary International a accompagné cette évolution depuis la création des comités interpays en 1950, ses programmes pour la jeunesse – des échanges scolaires aux bourses, le Rotaract, l’Interact – les groupes d’action, les amicales, jusqu’à son programme phare des centres pour la paix.

Les priorités d’actions de notre organisation avec les 7 axes stratégiques s’inscrivent dans la lignée des objectifs du développement durable et de la Paix Positive.

Comme un des leaders des acteurs de la société civile et comme organisation internationale qui a participé à l’écriture de la charte des Nations Unies et à la création de l’Unesco , le Rotary International aurait toute légitimité à devenir partenaire des Nations Unies pour la réalisation des objectifs 2030.

Car aujourd’hui, il n’y a qu’un seul chemin pour la paix, susceptible de rassembler et de réussir, c’est celui d’une transformation progressive du monde par le développement économique, social et humain , la force des femmes et l’impulsion de la jeunesse.

Le long chemin de la Paix : Lille 15 octobre 2022 2 Prix Nobel de la Paix Dr Denis Mukwege et Mme Ouided Bouchamaoui

Créons de l’espoir

Par Serge Gouteyron

Créons de l’espoir dans le monde sera le thème du Président élu 2023/2024, Gordon Mac Inally.

Un thème qui rappelle celui de Mat Capparas en 1986/1987 « le Rotary apporte l’espoir » mais dont il se différencie fortement puisqu’il fait reposer cet espoir sur l’action personnelle des rotariens.

Le Président élu retient principalement 2 domaines pour lesquels il appelle à l’engagement des rotariens : la promotion de la paix et celle de la santé mentale.
Pour Gordon Mac Inally, la promotion de la paix consiste d’abord pour les rotariens, dans les pays en guerre ou en conflits, à aider directement ceux qui sont touchés mais aussi à contribuer à la prise de conscience collective que « la paix est possible » : que les idées et valeurs du Rotary là où elles sont implantées créent de l’espoir pour une paix durable.

La promotion de la santé mentale et du bien-être que Gordon Mac Inally introduit pour la première fois dans les préconisations du Rotary consiste à aider ceux que les différentes crises économiques ou sanitaires, comme les difficultés inhérentes aux sociétés humaines, ont rendu vulnérables et en prolongement, comment le Rotary peut aider les établissements de santé mentale et les soignants.

Plus généralement, il s’agit pour les rotariens d’ouvrir plus leur cœur, d’être d’abord bienveillants et disponibles face à des désespoirs visibles ou invisibles.

Un thème, 2 domaines d’action mais une seule attitude : accueillir l’autre, notre prochain , notre double dans les valeurs de l ’esprit et celles de l‘humanisme.

Le long chemin de la paix : La contribution du Rotary

DECLARATION

Les gouverneurs des districts Hauts de France et Belgique Luxembourg remercient les 1 200 participants à la conférence « le long chemin de la paix » à Lille le 15 octobre 2022.

La force des femmes

Face à l’extrémisme violent et le viol des femmes comme arme de guerre dans la sud Kivu à l’est de la république démocratique du Congo.

Le Dr Denis Mukwege et ses équipes « réparent » les femmes mutilées et les accompagnent sur la voie de la réinsertion dans l’hôpital de Panzi, fondé en 1999.

70 000 survivantes de violences sexuelles y ont été prises en charge. 5 à 7 femmes y sont reçues chaque jour.

Le Dr Denis Mukwege a été honoré en 2018 par le prix Nobel de la Paix.

Il écrit dans « la force des femmes » : « si l’on remet les clés du pouvoir à une femme, il y a plus de chances qu’elle conduise les réformes indispensables pour faire de ce monde un endroit plus sûr et plus juste ».

Les Nations Unies ont observé également que la participation des femmes dans un processus de paix c’est 30% de chances de succès en plus.

De son côté, le Rotary International et sa présidente 2022/2023 Jennifer Jones comme le Président Shekhar Metha 2021/2022 ont fait de l’éducation et de l’autonomisation des femmes et des filles une priorité de leur mandat.

Les bénéfices recueillis dans cette conférence -partenaires et inscriptions – abondés par les districts et la Fondation Rotary – seront consacrés à de nouveaux investissements pour l’hôpital de Panzi.

Les droits humains

La sécurité – les droits de l’homme et le développement sont les 3 piliers de la charte des Nations Unies.

Les 4 associations de la société civile tunisienne qui ont formé le dialogue national en 2011 dans le prolongement du printemps arabe sont parvenues à instaurer un processus électoral démocratique.

Elles ont reçu le prix Nobel de la paix en 2015 dont Mme Ouided Bouchamaoui, présidente de la Fédération des industries. Son intervention, ce jour, portait sur la paix par le développement et l’éducation.

L’Europe, ses peuples, ses institutions ont vécu 77 ans sans guerre. Mme Maria Arena, présidente de la commission des droits de l’homme au Parlement Européen, rappelle combien il est vital pour chacun de jouir de la liberté de penser, de réunions et de croyances. D’être assuré d’une protection juridique en cas d’oppression et de n’avoir jamais à subir la crainte et le besoin.

Les lois évoluent avec le temps. Les étudiants de l’école européenne des sciences politiques de l’université catholique de Lille souhaitent faire émerger l’idée d’intégrer la dimension du genre dans l’ensemble des politiques de l’Union Européenne.

L’Union Européenne souhaite un tribunal spécial pour juger les auteurs des crimes.

A cet instant, saluons la mémoire de René Cassin, rotarien et membre fondateur du club de Lille – le 1er président de la cour européenne des droits de l’homme – prix Nobel de la paix 1969.

La contribution du Rotary

Historiquement le Rotary International a participé à l’élaboration de la charte des Nations Unies et à la création de l’Unesco pour « préserver les générations futures du fléau de la guerre« .

Dans cet esprit, de culture de la paix, de compréhension de l’autre, les rotariens allemands et français ont lancé à Strasbourg en 1950 le 1er comité interpays pour renouer des relations amicales et construire la paix en Europe.

Face à l’invasion de l’Ukraine, la Fondation Rotary, les districts, les clubs, les comités interpays, les amicales ont apporté un soutien et un accompagnement considérables aux réfugiés et à la population.

Les comités interpays par la voix de son président ont annoncé 2 initiatives pour le dialogue entre rotariens dans les pays en conflit : Ukraine/Russie et région méditerranéenne.

Depuis 1985, le Rotary organise aux Nations Unies à New York « la journée du Rotary ».

Le réseau des représentants du Rotary auprès des organisations internationales (ONU et autres) perpétue et conforte la présence du Rotary. Renforcer ces réseaux renforcera la paix.

A partir des années 60, les clubs Rotary misent sur la jeunesse – à travers les échanges scolaires internationaux – l’Interact et le Rotaract – pour favoriser le dialogue interculturel.

Rotary et Rotaract représentent aujourd’hui un ensemble de 1 400 000 membres.

Durant les 2 dernières décennies domine le concept de la paix positive pour renforcer la cohésion interne des sociétés.

En 2002, les « Centres pour la paix  » installés dans des universités prestigieuses ouvrent aux étudiants en master un accès professionnel aux Institutions Internationales et aux ONG.

Certains étudiants ont pu créer leur propre centre de prévention des conflits.
L’Institut de l’économie et de la paix – partenaire du Rotary International – propose aux rotariens une formation individuelle en ligne.

Depuis 2005, le Rotary et sa Fondation concentrent leurs ressources aux actions relevant de 7 causes primordiales : paix – éducation – eau et assainissement – maladies – santé de la mère et de l’enfant – développement local – environnement plus l’éradication de la poliomyélite le combat intime débuté en 1985.

La construction de la paix se voit aujourd’hui au travers d’un projet commun à long terme Etats/société civile sur la réalisation des objectifs des Nations Unies pour le développement durable.

Projet pour lequel les impulsions données par les organisations de jeunesse comme le Rotaract seront décisives.

Un modèle qui anticipe l’avènement de sociétés justes et fraternelles.

La paix par le service

La paix sociale

La région des Hauts de France n’est pas épargnée par les fractures territoriales, sociales et beaucoup de femmes et d’hommes très éloignés de l’inclusion doutent et renoncent.

Des structures sociales comme Vitamine T et son président André Dupon cherchent à les réconcilier avec eux-mêmes et avec la société.

Un exemple de diversité, d’équité et d’inclusion

Etendre notre portée

Imaginons avec la Présidente 2022/2023, Jennifer Jones, le Rotary comme une conscience morale dans le domaine de la paix.

Lille le 15 octobre 2022

Le long chemin de la paix

Gros succès de la conférence de Lille France : « Le long chemin de la paix » du 15 octobre.

1200 participants enthousiastes

2 prix Nobel de la Paix : Mme BOUCHAMAOUI 2015 et le Dr MUKWEGE 2018.

Les comités inter pays du Rotary avec l’Ukraine et la Russie.

La société civile, les institutions internationales et le Rotary.

Construire la paix en renforçant l’influence du Rotary et celle des institutions internationales.

En s’appuyant sur la force des femmes et l’impulsion de la jeunesse.

En réalisant les objectifs des Nations Unies pour le développement durable

Serge Gouteyron