LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Conférence internationale G7 France/UNESCO – Innover pour émanciper les filles et les femmes par l’éducation

Par Cyril NOIRTIN
Représentant du Rotary auprès de l’UNESCO et de l’OCDE

Dans le cadre de la présidence française du G7 et de la réunion conjointe des ministres de l’éducation et des ministres du développement, il a été organisé, le 5 juillet 2019, au siège de l’UNESCO, une conférence sur l’émancipation des filles et des femmes par l’éducation.

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a ouvert la Conférence aux côtés du ministre de l’Europe et des affaires étrangères de la France, Jean-Yves Le Drian, et du ministre de l’éducation de la France, Jean-Michel Blanquer. Ils ont été rejoints par plusieurs personnalités notamment la lauréate du prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai (Pakistan), l’économiste Ester Duflo (France) et la joueuse de football Nadia Nadim (Afghanistan, Danemark).

Le président de la République française Emmanuel Macron a clôturé la Conférence. Il a lancé un appel à la mobilisation en faveur des filles et des femmes par une éducation de qualité et des possibilités d’apprentissage pour la vie quotidienne et le monde professionnel.

Malgré les progrès considérables réalisés pour combler les écarts entre les filles et les garçons dans le domaine de l’éducation, 132 millions de filles ne sont toujours pas scolarisées. Elles sont encore trop nombreuses à se heurter à des barrières érigées par la pauvreté, la violence sexiste, les mariages et les grossesses précoces, les conflits ou les normes restrictives liées à leur genre. Les systèmes éducatifs reproduisent souvent les inégalités de genre plus qu’ils ne les remettent en cause. Par conséquent, des millions de filles abandonnent l’école ou ne parviennent pas à acquérir une éducation de base. Deux tiers des adultes illettrés sont des femmes, proportion inchangée depuis les vingt dernières années.

Pourtant l’éducation des filles est l’un des investissements les plus efficaces en faveur du développement, au bénéfice non seulement des personnes individuellement mais aussi de la société. Lorsque les filles reçoivent une éducation, leur vie et celle de leurs enfants, de leur famille, de leur communauté et de leur pays s’améliorent. Leurs perspectives d’accès à la santé, à l’éducation, à une situation sociale et économique et à des responsabilités augmentent, tandis qu’elles sont moins vulnérables à la pauvreté, aux maladies, à la mortalité et à la violence. Faire progresser l’émancipation des filles et des femmes est indispensable à la réalisation des « Objectifs de Développement Durable » (ODD), notamment de l’ODD 5 sur l’égalité de genre, et de l’ODD 4 sur l’accès de tous à une éducation de qualité et sur la promotion des possibilités d’un apprentissage tout au long de la vie.

Le point d’orgue de cette conférence fut l’intervention de Malala Yousafzai, Prix Nobel de la Paix et cofondatrice du Fonds Malala. Elle a exhorté les participants et les responsables politiques à « investir dans l’éducation des filles ».

La tenue de trois tables rondes interactives a permis de mettre en lumière des initiatives innovantes pour améliorer l’accès des filles et des femmes à une éducation de qualité et d’encourager à une action collective afin d’atteindre les engagements de l’Agenda 2030 en faveur de l’éducation des filles, de l’émancipation des femmes et de l’égalité de genre.

Les trois grands thèmes abordés furent : les liens entre éducation, infrastructures et questions de santé ainsi que de nutrition, le renforcement des compétences et de l’accès à l’emploi grâce à la science et aux technologies numériques et l’innovation pour combattre les stéréotypes.

Cette conférence fut l’occasion pour l’UNESCO de présenter sa nouvelle campagne intitulée « Son éducation, notre avenir » qui vise à encourager la coopération internationale autour de trois piliers principaux : de meilleures données, de meilleures politiques et de meilleures pratiques pour l’autonomisation des filles et des femmes par l’éducation. https://fr.unesco.org/themes/education-egalite-genres/son-education-notre-avenir

6ème rencontre à Valenciennes des clubs Rotary/sites Unesco

Par Serge Gouteyron

Plus d’une centaine de rotariens venus de toute la France ont participé à la 6ème rencontre clubs rotary/sites Unesco à Valenciennes.

Il s’agissait de célébrer le 37ème site Unesco français (en 2012), celui du patrimoine minier.

L’association des clubs Rotary/Sites Unesco est présidée par Jean Pierre Remazeilhes. Rappelons la mémoire de Maurice Charbonnières  à l’origine de la première manifestation à  Albi en 2014.

L’occasion de situer cette manifestation dans les relations Rotary/Unesco.

Le Rotary et les rotariens et les Nations Unies ont une longue relation au service de la construction de société pacifique.

D’abord par un plaidoyer public entre les 2 guerres

Ensuite par le rôle qu’ils ont joué dans les conférences de Londres (1942 à 1945) des Ministres de l’Education du monde libre qui aboutira à la création de l’Unesco.

Dans la rédaction de la charte des Nations Unies en 1945 à San Francisco.

Rappelons que le Secrétaire d’Etat américain avait demandé au Président du Rotary de nommer 10 rotariens pour faire partie de la délégation américaine comme il le demandera également pour quelques grandes organisations comme la Croix Rouge.

Rappelons ici en France Et  plus particulièrement dans les Hauts de France, le rôle essentiel joué à cette époque par René Cassin, Prix Nobel de la Paix, premier Président de la commission européenne des droits de l’homme – rotarien à Lille puis à Paris. Il fut probablement le français le plus actif dans ce renouveau  international et humaniste comme il le fut en 1948 à Paris dans l’adoption de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Le but de l’Unesco

Préambule : les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix

Contribuer au maintien de la paix et de la sécurité par la collaboration entre les nations dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture.

Pour assurer le respect universel de la justice et de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous

Les thèmes

  • Education pour tous tout au long de la vie
  • Coopération internationale des politiques scientifiques
  • Dialogue interculturel et principes éthiques
  • Faire connaitre la diversité des expressions culturelles
  • Liberté de penser et diffusion du savoir
  • Partager et transmettre le patrimoine mondial

La coopération Rotary et Unesco

D’abord nous partageons nous rotariens bon nombre des objectifs de l‘Unesco et l’un et l’autre nous avons des approches adaptées pour chaque région du monde en créant des modèles qui reflètent nos programmes.

Il y a eu dans le passé deux conventions de partenariat entre nos organisations :

En 1996 avec Luis Vicente Giay et Fédérico  Mayor

En 2004 avec Jonathan Majiyagbe et Koïchiro Matsuura

Par la suite, cette coopération s’est manifestée avec l’organisation de conférences Rotary / Unesco en 2006, 2012, 2015, 2018 avec les présidents du Rotary International

La prochaine le 28 mars 2020 , conférence présidentielle pour fêter le 75ème anniversaire de la création des Nations Unies et celui de l’Unesco qui est une de ses agences.

ONG

La principale caractéristique de l’Unesco pour rapport aux autres institutions internationales c’est le statut privilégié qu’ont les ONG

400 ONG y sont représentées

70 ont le statut d’association le plus élevé : c’est celui du Rotary

Un comité de liaison de 10 de ces associations est élu pour 2 ans et le Rotary fait partie du comité de liaison.

Patrimoine mondial

La prise  de conscience s’est faite au moment de la construction du barrage d’Assouan et le transfert du Temple d’Abou Smibel.

Et c’est une conférence à Washington en 1966 qui créa la « Fondation pour le patrimoine mondial »

C’est dans ces pas prestigieux que s’inscrit l’association des clubs  Rotary sites Unesco qui après Albi, Fontenay, Carcassonne, le Havre, Provins, est à Valenciennes pour célébrer le patrimoine minier avant de se rendre à Gavarnie et Lyon.

Félicitations à Daniel Cappelle principal conférencier et organisateur avec le club de Valenciennes et son président Frédéric Woeffle de ces 6èmes rencontres.

Forum Rotarien transfrontalier des Alpes de la Méditerranée

Par Cyril NOIRTIN
Représentant du Rotary à l’UNESCO

A l’invitation des Gouverneurs des districts Rotary 1730 (France) et 2032 (Italie), j’ai participé au premier forum Rotarien transfrontalier des Alpes de la Méditerranée qui s’est tenu le samedi 6 avril 2019 au Casino de Sanremo en Italie.

En ma qualité de représentant du Rotary à l’UNESCO, j’ai pu intervenir dans une table ronde organisée en soutien à la candidature de l’inscription des «  Alpes de la Méditerranée » au patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est un site transfrontalier, sériel, axé sur les valeurs géologiques et constitué par un périmètre à la fois terrestre et marin appartenant à 3 États : Italie, Monaco et France. Ce territoire est situé au sud de la chaîne alpine, entre les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence dans le sud-est de la France, Monaco et les régions du Piémont et de la Ligurie, dans le nord-ouest de l’Italie.

Nos patrimoines culturel et naturel sont deux sources irremplaçables de vie et d’inspiration. Des lieux aussi extraordinaires et divers que les étendues sauvages du parc national de Serengeti en Afrique orientale, les Pyramides d’Egypte, la Grande Barrière d’Australie et les cathédrales baroques d’Amérique latine constituent le patrimoine de notre monde.

L’idée de créer un mouvement international pour protéger le patrimoine est née après la Première Guerre mondiale. En 1972, un traité international intitulé Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel fut adopté par l’UNESCO.

Il encourage l’identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde, considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l’humanité.

La liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, ou patrimoine de l’humanité, a pour objectif de préserver et transmettre ce patrimoine aux générations futures.

L’événement qui a suscité une prise de conscience internationale particulière a été la décision de construire le barrage d’Assouan en Egypte, ce qui aurait inondé la vallée où se trouvaient les temples d’Abou Simbel, trésors de la civilisation de l’Egypte ancienne. En 1959, l’UNESCO a décidé de lancer une campagne internationale à la suite d’un appel des gouvernements égyptien et soudanais. La recherche archéologique dans les zones qui allaient être inondées a été accélérée ; enfin les temples d’Abou Simbel et de Philae ont été démontés, déplacés et réassemblés. Ce succès a été suivi d’autres campagnes de sauvegarde, notamment pour sauver Venise (Italie) et Mohenjo Daro (Pakistan) et pour restaurer Borobudur (Indonésie).

L’idée de concilier la conservation des sites culturels et celle des sites naturels vient des Etats-Unis d’Amérique.

Une conférence à la Maison-Blanche à Washington, D.C. en 1965 a demandé la création d’une « Fondation du patrimoine mondial » qui stimulerait la coopération internationale afin de protéger « les lieux, les paysages et les sites historiques les plus extraordinaires pour le présent et l’avenir de toute l’humanité ».

En considérant le patrimoine sous ses aspects culturels aussi bien que naturels, la Convention nous rappelle l’interaction entre l’être humain et la nature et la nécessité fondamentale de préserver l’équilibre entre les deux.

En 2014, à l’initiative du Rotary club Albi-La Pérouse, il a été créé une association Entente Clubs Rotary-Sites UNESCO. Celle-ci a pour objectif de regrouper les clubs Rotary implantés à proximité, d’un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco pour faire découvrir le patrimoine mais aussi pour permettre aux clubs de se retrouver et de travailler et réfléchir ensemble sur les valeurs communes et les actions pouvant être faites (culture de la paix, sauvegarde du patrimoine, solidarité, ….).

Ces actions démontre une nouvelle fois, que les clubs et districts Rotary, en travaillant avec l’UNESCO, peuvent étendre leur impact et projeter de nouvelles actions notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture, du développement durable et de la promotion de l’éthique.

Les Comités Inter-Pays soutien de l’Action Internationale

Par Bertrand Baranovsky
Président de la section française du CIP France Russie

Un concours international de musique du Rotary qui s’adresse à des enfants âgés de 8 à 12 ans,  issus de famille démunies,  a été créé par le Rotary Club Moscou  International en 2002. Depuis sa création, de nombreux concerts ont été organisés en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Autriche et en République Tchèque pour le faire découvrir.

Cette année, l’un des membres fondateurs de cet évènement, Josef Marous, souhaitait  faire découvrir ce concours aux Rotariens des clubs de Paris. C’est pourquoi, il m’a contacté en tant que Président du CIP France-Russie. Un concert avec l’une des anciennes lauréates, Maria Andreeva, a pu être organisé à la Résidence de l’ambassadeur de Russie à Paris le 21 mars 2019, sous le haut patronage de son Excellence Alexey Meshkov.

Avec le soutien de Catherine Mulnet, Gouverneur du District 1660 qui a relayé l’invitation aux clubs de Paris, 70 rotariens de Paris auxquels s’étaient joint des membres du CIP France-Russie et des Rotariens du club de Moscou-Est, ont participé à cette soirée prestigieuse sous le signe de l’amitié et la compréhension entre les peuples.

Le Comité Interpays France Russie a été créé il y a 24 ans, le 8 mars 1995 à Moscou.

Ses actions sont multiples, entre autres  : parrainage et création  de 12 clubs en Fédération de Russie – brochure rotarienne en langue russe – 3 tournées de 10 spectacles de l’ensemble de chants et de danses Loktev 80 participants – équipement d’un centre de protection maternelle et infantile et formation de médecins – fréquentes rencontres de jeunes – formation de professeur de français – soutien à des jeunes virtuoses – regards croisés – participation à des conférences internationales  en  Russie et en France

 

Le Rotary connecte le monde

Par Serge Gouteyron

Connecter le monde pour assurer la dignité de chacun, protéger la planète et construire une société pacifique.

Assurer le développement du Rotary, c’est rechercher de nouvelles voies d’accès au Rotary, envisager des formats nouveaux de clubs – Etre innovant jusqu’à l’innovation de rupture en créant au sein des clubs et des districts des commissions effectif puissantes et diversifiées afin de répondre aux causes de la défection de nos membres..

Assurer le développement du Rotary, c’est prendre en compte la famille (voir le message de Mark Maloney sur mon blog de septembre 2013) et les contraintes de notre temps. C’est adapter à tout moment le fonctionnement de notre organisation.

Assurer le développement du Rotary, c’est se comporter en leader.

Le président élu Mark Maloney célèbrera l’an prochain le 75ème anniversaire de la création des Nations Unies en organisant les conférences présidentielles sur les sites des Nations Unies. L’occasion de rappeler ou de faire mieux connaître le rôle du Rotary au sein des institutions internationales.

Les Nations Unies rapprochent les Etats pour leur sécurité et le développement tandis que le Rotary contribue dans ces mêmes pays au progrès social et humain.

Une belle opportunité pour connecter le Rotary et les Nations Unies dans la réalisation des objectifs 2030 du développement durable.

6 objectifs sont déjà dans nos priorités et les 11 autres tout proches de la démarche rotarienne :

  • Eliminer la faim et la pauvreté
    Mettre en place des banques de germes et de plants – une protection sociale – le  microcrédit
  • Stopper les épidémies de Sida, de tuberculose et de paludisme. Faire baisser la mortalité maternelle et infantile. Assurer l’accès aux soins et aux médicaments pour tous
  • De l’eau potable et des sanitaires partout
  • Savoir lire, écrire compter. Vaincre l’illettrisme
    Accéder à l’enseignement supérieur, technique et professionnel. Garantir l’éducation des filles
  • Promouvoir une croissance économique soutenue, l’entreprenariat et une stratégie mondiale pour l’emploi des jeunes – Partager les ressources et le savoir
    De l’énergie et internet partout – Supprimer le travail des enfants
  • Penser les programmes de ville ouverte – les transports – la gestion des déchets
  • Vivre dans un environnement sain, partager les ressources naturelles, lutter contre la répercussion des changements climatiques, exploiter de manière durable les océans
  • Favoriser le dialogue entre les cultures, les religions, la résolution des conflits. Lutter contre l’extrémisme violent et la corruption, renforcer l’état de droit, l’éducation à la citoyenneté
  • Des partenariats publics et privés – Aide au développement 0.70% du produit intérieur brut

Les précédents objectifs ceux du millénaire, ont fait  progresser largement la lutte contre la pauvreté, l’accès à l’eau et à la santé, l’éducation et l’illettrisme.

Les objectifs pour 2030 touchent tous les aspects du développement avec cette fois-ci des objectifs qualitatifs  et humains.

Le Rotary International est l’une des grandes organisations de service privée.

Imaginons que les Nations Unies et le Rotary s’associent dans une nouvelle initiative pour le développement  comme celle de Polio Plus en 1985.

Quelle avancée  !

La Conférence des ONG à l’UNESCO

Par Serge Gouteyron

La Conférence internationale des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO s’est tenue au siège de l’UNESCO les 17,18 et 19 décembre avec comme thème : « valoriser l’engagement et la contribution des ONG partenaires de l’UNESCO ».

Parmi les institutions internationales, l’UNESCO est celle qui fait la place la plus grande dans son organisation à la société civile : une direction et des services, une conférence internationale tous les 2 ans.

425 ONG étaient invitées à cette conférence qui alterne avec la Conférence Générale (la conférence des Etats membres). Celle-ci est le pendant à l’UNESCO de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Parmi les résolutions adoptées, la principale concerne les forums organisés conjointement par le comité de liaison des ONG et l’UNESCO.

10 forums sont programmés au siège ou dans les pays hôtes. Les thèmes proposés sont : sauvegarder le patrimoine culturel naturel et immatériel, le rôle des volontaires et des bénévoles – l’éducation à la citoyenneté mondiale – l’éducation à la non-violence et à la paix – célébration des langues autochtones – quelle éducation inclusive et équitable pour toutes et tous tout au long de la vie – forum sur le climat – festival pour la paix avec les jeunes – lien entre l’esprit d’entreprise, la science, la technologie et l’innovation – la diversité culturelle avec les artistes du monde – les énergies, l’eau et leur impact sur la société civile.

Ces forums sont la manifestation du travail collectif effectué par les ONG, le comité de liaison et l’UNESCO.

La conférence des ONG élit tous les 2 ans au comité de liaison, 10 ONG pour les représenter.Le Rotary International a été réélu au comité de liaison des ONG avec Cyril Noirtin comme membre titulaire et Serge Gouteyron comme membre suppléant. Ce 5ème mandat fait suite à ceux de 2012/2016.

La Conférence a recommandé d’associer les jeunes en leur  déléguant des missions importantes et d’assurer un suivi des conclusions de ces forums auprès des Etats membres et des commissions mondiales et bien sûr en priorité aux ONG.

Très important, la conférence a rappelé l’importance du dialogue entre Etats membres de l’UNESCO, les ONG par le développement d’une coopération fructueuse. Elle a invité le comité de liaison ONG-UNESCO à contribuer à la création de nouvelles opportunités d’interaction et de dialogue afin de renforcer davantage la coopération avec les Etats membres et l’UNESCO.

Pour nous,  représenter le Rotary à l’Unesco est une tâche exaltante   qui nous permet de faire mieux connaître les valeurs et les actions du Rotary auprès d’une institution internationale.

D’autant que le Rotary et l’Unesco ont une proximité de pensée dans plusieurs domaines : l’éducation, l’eau, la pauvreté, la culture de la paix, l’éthique et pourquoi pas bientôt une proximité d’actions en commun.

En retour, l’UNESCO considère favorablement le rôle du Rotary tant dans les conférences internationales qui y ont été organisées avec à chaque fois un intérêt accru que dans sa présence au sein du comité de liaison pour valoriser l’image de l’UNESCO.

Pour le mandat qui s’ouvre, nous devons particulièrement insister sur la représentation de la société civile au sein des hautes instances des Etats membres (Conférence Générale et Conseil Exécutif).

Une tâche pas facile car tous les Etats n’ont pas la même approche et l’ouverture doit provenir des Nations Unies elles-mêmes.

S’impliquer dans le Rotary

Par Serge Gouteyron

Plus d’implication des rotariens dans le Rotary devient une nécessité, en France, au moment où l’influence numérique tend à décroitre.

Certes, la philosophie portée par le Rotary est attirante : celle que Paul Harris a défini comme « une philosophie de la vie et du travail pour atteindre le bonheur ». Les valeurs dans lesquelles nous nous reconnaissons comme l’éthique, la compréhension de l’autre, le réseau international de camaraderie sont les piliers d’une société juste et fraternelle.

Certes, les causes que nous défendons : l’éducation pour tous, l’eau potable et l’assainissement partout, le développement économique, les combats pour la santé et la culture de la paix à travers le plaidoyer et des actes forts, sans oublier les innombrables opportunités de service local apportent de meilleures conditions de vie là où le rotary intervient.

Nous sommes rangés derrière la bannière  du service mais nous marchons aussi derrière celle des Nations Unies et ses objectifs du développement durable.

Pour autant, cette vision du monde ne suscite plus spontanément l’adhésion du public, c’est pourquoi dans cette période, moins facile, les témoignages forts et le souffle de la reconquête ne peuvent être trouvés que dans une plus grande implication de chacun.

Une organisation de service, le Rotary, qui soit à la fois une référence et un leader.

Des hommes et des femmes inspirés par leur propre histoire rotarienne, pour assurer partout la dignité de chacun, la protection de la planète et l’avènement d’une société pacifique et juste.

Ce sont mes souhaits pour cette année !

Le long chemin de la paix – Publication de l’Unesco

Par Serge Gouteyron

Aujourd’hui, la paix ne se résume pas à la guerre et à la violence, elle englobe la justice sociale, la réduction de la pauvreté, l’autonomisation des femmes, la mobilisation du potentiel des jeunes et le bien être des enfants.

La sécurité mondiale repose sur la diplomatie préventive – les alertes, la médiation.

Le maintien de la paix lui repose sur les forces d’interventions et la consolidation de la paix après les  conflits.

Les problèmes du monde ne sont pas dus à l’analphabétisation mais plus à  l’incapacité des cultures et des religions des différentes nations à « vivre ensemble » et à travailler collectivement pour résoudre les problèmes persistants tel que le réchauffement de la planète, les épidémies telles que le sida, la pauvreté, le racisme…..

Pour autant, la violation de la dignité au moyen de la discrimination, de la répression, de la persécution sont des facteurs déclenchants de guerre (Peter Wallenstein) tandis que d’autres chercheurs (comme Michel Doye) insistent sur le fait que la gouvernance fondée sur la démocratie et les droits de l’homme, le libre échange, l’interdépendance  et l’implication des organisations internationales sont des conditions préalables à la paix.

Les relations entre pays préparent les citoyens à explorer des perspectives éthiques et culturelles plurielles afin de créer un monde plus juste empreint d’humanité. Elles passent par la découverte et l’appréciation des croyances d’apparence et de modes de  vie différents.

Le concept de « paix positive » est directement en lien avec celui de « culture de la paix » établi sur la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité.

Les violences constituent le plus grand défi à la pérennisation de la paix. L’UNESCO promeut un programme pour lutter contre l’extrémisme violent par l’éducation, le rôle des femmes et l’apport des jeunes au processus de paix et le sport.

La promotion de la paix par l’éducation et l’objectif « éducation pour la paix » en particulier renforce la capacité des enfants, des parents, des enseignants et autres responsables à prévenir, réduire et  gérer les conflits.

L’idée que le patrimoine culturel et national appartient à l’humanité tout entière est un message fort de l’UNESCO.

La culture de la paix induit aujourd’hui la sécurité humaine, la prévention et la résolution des conflits et la réalisation des objectifs des Nations Unies pour le développement durable.

Nous rotariens, nous retrouvons nos idées et nos valeurs dans cette approche de la « paix positive ».

Europe – Paix – Liberté – 100 ans après

Par Anaïs Monier
1er prix concours d’éloquence du club de Fourmies Hirson Vervins
Elève  en terminale L à Notre Dame de Grâce à Maubeuge

Le samedi 10 novembre 2018  à Fourmies

Nous sommes réunis aujourd’hui, pour témoigner d’un devoir de mémoire qui est le premier cessez-le-feu sonné par le caporal Clairon Pierre Sellier le 7 novembre 1918 à  » la Capelle d’Haudroy ». Cela a permis l’arrêt des hostilités entre la France et l’Allemagne, et a enclenché les négociations concrètes de paix signée le 11 novembre.

On nous a demandé ce que pour  nous évoquaient les mots: « Europe, paix, liberté, 100 ans après ».

L’Europe c’était, à cette époque, une solidarité! Car pendant 4 années, les soldats coloniaux ont été envoyés sur le sol français et sur tous les fronts. Ils se sont attirés les éloges du commandement pour leur bravoure, leur héroïsme, et leur  » esprit de sacrifice » au service d’une guerre qui n’était pourtant pas la leur. Ils ont résisté à la propagande allemande! Ainsi qu’à l’appel du djihad lancé par les turcs. C’est grâce à cette solidarité, que la France, et l’Europe, ont gagné.

L’Europe c’est plus qu’un continent, avec les pays alliés, tous vainqueurs d’une haine qui n’est semble-t-il plus notre combat.

Pour définir la paix, j’ai pensé qu’il valait mieux expliquer son contraire. Selon moi son contraire est la guerre. Mais qu’est-ce que la guerre? La guerre est par définition le fait de se battre pour pouvoir garder nos libertés… Mais c’est aussi avoir peur, froid, subir la famine à ne plus dormir! Et se faire tuer pour la paix des autres… La paix c’est çà… Ne pas devoir faire ce que les soldats ont dû ou doivent encore endurer. Même avec du patriotisme, la paix en 1918 c’est décider de ne pas mourir en un claquement de doigts, en une balle, en un obus, dans une tranchée à même le sol, et la boue qui nous recouvre nous et le patriotisme aveuglant de certains.

La liberté quant à elle, c’est la possibilité de pouvoir agir sans contrainte et de ne pas s’aliéner. C’est celle que je prends aujourd’hui pour exprimer mes sentiments. La liberté c’est pouvoir dire « non », sans se faire traiter de lâche, la liberté c’est dire que Boris Vian est un compositeur qui peut manifester sa colère dans sa « lettre au président » par rapport au devoir des Hommes de combattre pour la paix de leur pays en s’enfermant, en se condamnant à une mort physique très probable, et à une mort morale certaine. Rappelons-nous que nos poilus étaient considérés comme déserteur ou menteur lorsqu’ils revenaient du combat sans blessures, apparentes. La liberté d’aujourd’hui c’est tout ce que nous n’avions pas hier. La liberté c’est un des piliers de notre constitution. D’ailleurs, toutes les notions abordées sont des fondements de la France que nous connaissons telle qu’elle est. La paix pourrait être aussi une des branches de la liberté car Malcom x, qui était un homme politique américain, disait: « Paix et liberté ne peuvent être séparées, car personne ne peut être en paix tant qu’il n’est pas libre. »

La notion d’Europe s’accorde aussi avec la fraternité comme nous avons pu le voir précédemment. Pour la laïcité qui se rajoute aujourd’hui, un quidam disait « La laïcité est un signe de paix et d’égalité pour la République et toute l’humanité. » La laïcité c’est notre histoire, c’est aussi celle de nos ancêtres qui sont morts pour qu’aujourd’hui nous connaissions un monde meilleur. C’est cette histoire que nos aïeuls ont écrite avec leur sang pour qu’on n’en démolisse pas les bases et que nous bafouons leur esprit de camaraderie puisque des inégalités culturelles et ethniques persistent en France. Selon Günter Grass, Artiste et écrivain Allemand: « Le racisme, c’est le manque de tolérance caché sous l’arrogance, ce sont les guerres et leurs conséquences, qui marquent l’histoire de nos pays. » C’est pour cela qu’aujourd’hui il est important de se remémorer notre Histoire, de témoigner de l’horreur et de l’injustice de celle-ci, pour que nous et les générations futures ne connaissions plus comme l’a si bien dit Voltaire “cette boucherie Héroïque”, qui a tout de même été nécessaire dans la construction de l’identité française et européenne. Plus jamais nous ne devrions être arrogant, raciste, xénophobe et antisémite.

Il faut que  l’histoire serve enfin de leçon, mais est-ce une utopie dans la mesure où l’histoire s’est répétée en 39-45? Peut-être puisque c’est la haine, l’arrogance, l’esprit de domination, de délation, voire de soumission, qui a germé à nouveau 25 ans après.  Peut-être puisque aujourd’hui encore, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Allemagne, (pays européens), se rapprochent des extrêmes pour les mêmes excuses que l’humain utilise pour faire la guerre depuis son existence. Néanmoins on peut aussi comme le disait monsieur Donnadieu, qui est un homme polyvalent par ses talents de Photographe, Graphiste, et d’Auteur, cesser de donner de l’importance à la violence de quelques natures qu’elle soit car je cite: « Disserter  trop du racisme c’est l’entretenir. »

Revenir à cette première guerre mondiale, Henri Barbusse, journaliste et romancier, disait quant à lui: « Ce ne sont pas des soldats : ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine. Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés.  » Il montre dans cet extrait que l’homme tel un fauve emprisonné se défend contre un ennemi qui est avant tout un être humain et que l’autre est désespérément dans la même situation. Il montre également que l’homme qui se bat pour des vies et avant tout prêt à risquer la sienne, à se sacrifier au nom de la France et de ses valeurs, qu’ils ont défendus. Je pense à Albert Roche qui en 1914 est appelé du haut de ses 19 ans à servir la France. Le maréchal Foch dira de lui qu’il est « Le Premier Soldat de la France ». Je pense aussi à Jean-Corentin Carré. Ce jeune Breton érigé en héros après sa mort en 1918.   En réussissant à s’enrôler à seulement 15 ans, il est entré dans l’Histoire comme l’un des plus jeunes combattants français de la Première Guerre mondiale.

Nous devons nous rendre compte de la chance que nous avons cents ans après d’avoir les libertés que nous avons, la paix que nous avons, d’avoir 15 ans et de ne nous soucier que  d’apprendre nos leçons sur la grande guerre alors qu’eux en sont morts. Il y a des tas de noms, des tas d’hommes qui sont morts pour nous permettre d’avoir ce que nous avons aujourd’hui.

C’est grâce à eux qu’en ce jour j’ai pu m’exprimer librement, sereinement, et prôner un message de paix, que j’espère avoir partagé avec vous et avec les générations futures pour le monde à venir. Je suis devant vous avant tout, pour remercier tous ceux qui sont morts pour la France, pour nos libertés, notre paix, pour nous permettre de nous réunir ici, en cette année de commémoration nationale, et de participer cents ans après à leur mémoire.

Ce n’est pas parce que, Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli sont les derniers combattants français de la première guerre mondiale morts en 2008, que nous devons taire leur mémoire. Notre mémoire.

Merci à vous de nous avoir permis de poser nous-mêmes des mots sur ceux que nous avons appris, de réfléchir sur la chance que nous avons, sur leur histoire, notre histoire, celle de la France entière.

 

Devons-nous nous positionner comme des leaders d’opinion ?

Par Giuseppe Viale
RI Directeur 2014-2016
Italie – Malte – San Marin

Il est bien connu que des relations d’affaires plus amicales sont à l’origine de la création du Rotary par Paul Harris et ses 3 amis. Mais très vite l’esprit de service s’ajoute à cette préoccupation première.

Les chroniques nous rapportent que la toute première action de club a été la collecte de fonds pour acheter un nouveau cheval à un colporteur,  bientôt suivi par des distributions de nourriture, de vêtements, de jouets aux familles en difficulté pour aboutir à la mise en place de toilettes publiques réalisées avec le concours de la Mairie, de la Chambre de Commerce et des organismes professionnels de Chicago.

Cette première période du Rotary trouvera sa consécration dans un document, aujourd’hui oublié, que Paul Harris soumit à la réflexion de  l’Etat de l’Illinois le 27 juillet 1908, afin d’obtenir pour le club la reconnaissance officielle de “Corporation”.

Servir les intérêts authentiques (“the best interests”) de la communauté, associée à une conduite loyale (“spirit of loyalty”).

Bien que les actions charitables se répandent avec le développement des clubs rotary dans le monde, le sens civique (“Civic Work”), restera au centre de l’engagement rotarien pendant les décennies suivantes, dans le domaine social comme dans le domaine des relations internationales. Il suffit de rappeler ici les efforts pour le règlement des conflits capital – travail, qui se succédèrent au premier tiers du siècle dernier comme l’appel au désarmement des grandes puissances lors de la Convention de Vienne en 1931, tout comme les appels du monde libre lorsque les régimes totalitaires parviennent au pouvoir dans les pays d’Europe centrale et orientale.

La Fondation Rotary, après la 2ème guerre mondiale mit de plus en plus l’accent sur l’action charitable et humanitaire qui devint peu à peu l’action principale du Rotary. Sans aucun doute la campagne pour l’éradication de la poliomyélite est l’opération qui exprime le mieux notre engagement sur le plan humanitaire.

Toutefois, les activités de la Fondation Rotary sont en concurrence avec beaucoup d’autres organisations humanitaires parfois dotées de budgets bien plus importants. Cependant,  le plan stratégique du Rotary confirme le rôle central de l’action humanitaire par le renforcement des clubs et l’amélioration de l’image publique.

D’autre part, des décisions récentes du Conseil de Législation ont provoqué quelques soucis, notamment en ce qui concerne le rôle professionnel du Rotary.

Mais aujourd’hui, dans la plupart des pays européens, le nombre de rotariens diminue. Les causes de ce phénomène sont certainement multiples et probablement spécifiques à chaque pays. Mais à mon avis, c’est l’affaiblissement du rôle du Rotary comme “Civic Work” qui en est le premier responsable.

Est-ce que le futur du Rotary, notre futur sera dominé par la charité ? Stéphanie Urchick Présidente du comité stratégique a posé la question: “devons-nous nous positionner comme des leaders d’opinion ? »

Je souhaite que cette question reçoive une réponse affirmative.