LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Conférence du Rotary et de l’Union Européenne sur le développement durable

Par Cyril NOIRTIN
Représentant du Rotary auprès de l’UNESCO et l’OCDE

A travers son réseau de représentants auprès des Nations Unies et des autres organisations, le Rotary International développe sa coopération avec les grandes organisations internationales comme l’ONU, l’UNESCO et, plus récemment, l’Union Européenne, la Ligue Arabe, le Commonwealth et l’OCDE.

Parmi les actions visant à promouvoir cette coopération, les conférences « Rotary Day », permettent de mettre en valeur les objectifs communs poursuivis par le Rotary et les organisations partenaires.

C’est dans ce cadre que s’est tenue, le 8 mars 2017 dans la grande salle de conférence « Europe » du Palais d’Egmont à Bruxelles, une conférence « Rotary et l’Union Européenne : Challenges et opportunités dans la réalisation des Objectifs pour le Développement Durable des Nations Unies».

Organisée par Michel COOMANS, représentant du Rotary auprès de l’Union Européenne et des 3 districts du Benelux, cette conférence a rassemblée près de 300 participants. Elle fut animée par Madame Françoise TULKENS, ancienne Vice-Présidente de la Cours Européenne des Droits de l’Homme et avait pour intervenants principaux Monsieur Karmenu VELLA, Commissaire Européen en charge de l’environnement et des affaires maritimes ainsi que John HEWKO, Secrétaire Général du Rotary International.

Cyril NOIRTIN, John HEWKO et Serge GOUTEYRON

Les différentes interventions et les débats ont permis de souligner le rôle que pouvait avoir le Rotary et l’Union Européenne pour favoriser l’établissement de sociétés stables au travers d’un développement économique équitable.

Pour John HEWKO, le Rotary et l’Union Européenne partagent deux défis :

  • La crise des migrants : les Rotariens en Europe sont très impliqués dans des actions visant à réduire les difficultés que connaissent les réfugiés comme, par exemple, dans la mise en place de projets visant à favoriser leur employabilité en leur donnant accès à des formations,
  • L’amélioration des conditions de vie dans le monde en favorisant une croissance économique inclusive et équitable. En novembre 2016, le Rotary a reconnu huit lauréats, six individus et deux entreprises, pour leurs pratiques managériales et leurs contributions au développement local en leur attribuant le « Rotary Responsible Business Award ». Ce prix récompensait des membres du Rotary et des partenaires d’affaires qui ont permis de renforcer des collectivités en créant des emplois, en proposant des formations professionnelles ou du mentorat, ou en innovant. Parmi les lauréats, le rotarien français Jean-Paul FAURE, du Rotary club de Cagnes-Grimaldi, encourage les jeunes professionnels en apportant financement et formation à des entrepreneurs prometteurs. Il a initié un concours intitulé « Le Trophée du Rotary ». Après sept ans d’existence, ce programme a reçu le soutien d’une grande banque et continue d’impliquer les anciens lauréats dans un rôle de mentor.

Les intervenants ont convenu que la durabilité des entreprises était liée à leur impact social et qu’aucun gouvernement ne pourra aborder à lui tout seul l’ensemble des objectifs du développement durables. Pour John HEWKO, le Rotary et l’Union Européenne peuvent avoir, ensemble, une contribution forte et positive. Citant l’exemple de notre action en faveur de l’éradication de la Polio, il a déclaré que « le Rotary a la faculté de jeter des ponts entre les cultures ».

De son côté, le Commissaire VELLA a mis en avant la notion de « New social contrat : People Planet Prosperity » (nouveau contrat social : les Hommes – la Planète – la Prospérité) : le développement économique n’est possible qu’en respectant les ressources naturelles et le développement durable. Il a également souligné le rôle important de l’éducation et le fait que la richesse n’a de sens que si elle est partagée.

Le rôle que les ONG en général et le Rotary International en particulier sont appelés à jouer dans les activités des grandes organisations internationales connaît un développement important en devenant un acteur important car reconnu, estimé et apprécié comme des partenaires efficaces et fiables.

De part sa nature et son histoire, le Rotary se trouve au carrefour du commerce et des causes humanitaires.

En tant que professionnels reconnus, les membres du Rotary utilisent leurs compétences et leurs réseaux pour faire avancer des causes sociétales, tels que  l’éducation, l’innovation, les partenariats, les besoins des populations les plus pauvres, l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Chacune de ces actions participent aux Objectifs pour le Développement Durable des Nations Unies qui visent à éliminer la pauvreté d’ici à 2030.

 

Le Rotary et les objectifs 2030 des Nations Unies pour un développement durable

Par Serge GOUTEYRON

C’est un enjeu essentiel pour l’humanité que les objectifs 2030 des Nations Unies pour le développement durable soient atteints.

Et cela ne pourra se réaliser que grâce à  l’engagement des grands acteurs de la société civile.

Dans ce contexte, la contribution des rotariens peut être déterminante.

Les clubs et les districts conduisent déjà nombre d’actions sur le terrain :

  • pour réduire de moitié la pauvreté,
  • éliminer la faim et la malnutrition,
  • arrêter les épidémies de Sida, de tuberculose, de paludisme, Les maladies tropicales, permettre l’accès aux soins et à l’assurance santé pour tous,
  • garantir une éducation de qualité et à l’apprentissage tout au long de la vie,
  • garantir l’accès à ‘eau potable et l’assainissement pour tous.

De par les valeurs que nous portons pour,

  • œuvrer à l’égalité des sexes, à l’autonomie des femmes et des filles, des personnes handicapées,
  •  mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes,
  • réduire les inégalités entre pays et de faire en sorte que les villes soient ouvertes à tous.

Comme professionnels, nous soutenons les efforts pour une croissance économique d’au moins 7%, dans les pays les moins avancés et pour une industrialisation durable et un accès généralisé à internet.

Dans les objectifs 2030 des Nations Unies, la partie environnement et ressources naturelles renouvelables est très importante :

  • établir des modes de consommation et de productivité durable,
  • prendre des mesures d’urgence pour lutter contre les changements climatiques (et en particulier mobiliser 100 milliards de dollars dans les pays développés pour répondre aux besoins des pays en développement),
  • exploiter les océans et les mers de façon durable, préserver les écosystèmes terrestres.

Le président élu Ian Riseley fait de la protection de la planète (comme le past président Paolo  Costa en 1991) un thème fort de son année. Peut-être une nouvelle priorité stratégique pour notre organisation ?

Passer du plaidoyer à l’action pour la paix, mobiliser les moyens pour promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et justes (ajoutons fraternelles) : Etat de droit, lutte contre la corruption, la lutte contre les pratiques de pots de vin, garantir à chacun l’identité juridique, l’accès à l’information et renforcer le rôle des pays en développement dans la gouvernance mondiale.

Nul doute que les rotariens doivent s’impliquer au succès de ces objectifs et même être des leaders de la société civile en ce domaine comme leur histoire en témoigne.

Enfin, il s’agit de renforcer les moyens pour la coopération internationale : mettre en œuvre un partenariat mondial grâce aux 0.70% du PIB d’aide internationale,  avec des partenariats multipartites (comme nous l’avons fait avec l’initiative Polio Plus).

Dans tous les cas, un immense chantier dont les résultats contribueront à une meilleure cohésion culturelle et sociale des pays, un préalable pour la paix entre les citoyens.

Y prendre notre part renforcera l’identité et l’influence du Rotary.

 

L’avenir du Rotary

Par Serge Gouteyron

L’avenir du Rotary est devenu une préoccupation majeure des rotariens français avec raison, car après 80 ans de croissance, celle-ci s’est interrompue et même ces 5 dernières années le repli est amorcé.

Nous en connaissons les causes :

L’adaptation de la pensée et des procédures d’une organisation centenaire à un modèle de société qui change de plus en plus vite

  • La réunion d’amis a trouvé une nouvelle vie dans les réseaux sociaux
  • Le caractère professionnel oscille entre le repli sur soi et le réseau
  • L’idéal d’altruisme comme celui de citoyen du monde se fait plus rare
  • L’intérêt pour les grandes organisations de pensée ou d’actions est moindre.

Quoiqu’il en soit, les raisons qui faisaient de l’appartenance au Rotary une reconnaissance sociale et qui dans le même temps donnait un sens à la vie sont bien moins évidentes aujourd’hui.

Nous en connaissons aussi les remèdes qui peuvent agir temporairement sur les symptômes

  • Simplifier le fonctionnement de l’organisation et se rapprocher de celui de l’association plus que de celui du club
  • Privilégier des actions de terrain en lien avec notre identité
  • Annoncer plus clairement et illustrer mieux ce qu’est la culture du Rotary.

Héritier d’une triple culture, professionnelle et de service à l’origine puis de paix à partir de la 1ère guerre mondiale

Témoin de la nécessité vitale du leadership et  des comportements éthiques.

Fidèles à eux-mêmes les rotariens se sont retrouvés en quelque sorte privés de leur influence initiale.

En effet, les bouleversements des économies avec la montée en force des pays asiatiques, et bientôt celles des pays africains, ajouté à l’évolution  générale des mentalités ont modifié le positionnement du Rotary. Il s’est éloigné de ses  fondements intellectuels pour se tourner vers l’action au même titre que nombre d’ONG.

Celui d’une organisation marquée par son caractère humanitaire aux dépens de son rôle antérieur, celui d’un mouvement de décideurs lesquels, la conscience libre, œuvraient, par l‘exemple, à la diffusion des valeurs universelles dans une société plurielle et aux progrès du développement tant  économique   qu’humain  dans le but de favoriser la cohésion culturelle sociale et de créer ainsi les conditions pour un monde de paix.

Reconquérir cette influence est la clé de son futur pour cela le Rotary dispose d’atouts :

  • Un acquis culturel nourri par 6 générations d’amis ayant la même vision du monde et défendant les mêmes valeurs
  • Une organisation et des procédures sans doute efficaces mais qu’il  faut alléger
  • Un projet pour la société mais qui doit davantage s’identifier à sa pensée
  • Une approche propre à chaque continent.

Pour autant, si la motivation principale pour rejoindre le Rotary est toujours la même : faire partie d’un réseau amical et professionnel, il faut bien admettre que celle-ci est bien moins intense et aussi moins durable.

Car si l’idéal de servir a porté des générations de rotariens, il faudrait sans doute l’associer aujourd’hui à un projet plus concret pour  la société inspiré par les valeurs, le but et la mission du Rotary.

Message de vœux

Par Serge Gouteyron

Saluons, en ce début d’année, l’entrée en fonction de M. Antonio Gutteres comme Secrétaire Général des Nations Unies.

Elu à l’unanimité des pays membres (ce qui est exceptionnel), ancien 1er  ministre du Portugal et ancien haut-commissaire aux réfugiés, Antonio Gutteres tout comme son prédécesseur M. Ban Ki Moon est un ami du Rotary.

Rappelons, parce que nous en sommes fiers,  que le Rotary a participé à l’élaboration de la charte des Nations Unies et qu’il organise chaque année au siège de New York un séminaire d’échanges et de réflexion très suivi.;

Certes nous trouvons très insuffisante l’action du Conseil de Sécurité pour prévenir la guerre ou maintenir la paix dans le monde. Une réforme de son fonctionnement est nécessaire mais difficile à définir et encore plus à mettre en œuvre face aux grandes puissances et à leur droit de véto. Ce sera pourtant  l’un des objectifs du nouveau Secrétaire Général.

Il est en revanche un domaine dans lequel les Nations Unies réussissent bien si l’on en juge par les progrès considérables accomplis ces 15 dernières années dans le développement.

Les objectifs du millénaire ont été atteint à 50% dans l’éducation (scolarité des enfants et des filles – illettrisme), l’eau potable, la santé (sida, paludisme, mortalité infantile)

Pour autant, les 17 objectifs 2030 des Nations Unies pour le développement durable sont le nouveau défi de l’humanité. Parmi ceux-ci, j’aimerai citer le 16ème :

« Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques, justes » et ajoutons «  fraternelles ».

Parce qu’il résume bien l’ambition des Nations Unies, une ambition que partage  le Rotary International.

Toutefois, pour y parvenir vraiment, le Rotary (figure intellectuelle et morale), témoin de l’histoire récente devra organiser ses programmes dans ce but.

Mais l’essentiel sera de constituer un  grand partenariat sous l’égide des Nations Unies avec la société civile et les ONG ayant une couverture internationale, chacune s’inscrivant dans son domaine d’expertise (une  initiative du type de celle que nous avons réalisée pour éradiquer la polio).

A ce titre, le Rotary deviendrait le partenaire privilégié de l’ONU.

Une chaire universitaire pour la paix à Lille

Par Serge Gouteyron

Le club de Lille Nord Nouveau Siècle (district 1520) a signé le 14 décembre 2016 une convention de partenariat avec la Fédération internationale des Universités Catholiques (la FIUC) visant à ouvrir à l’automne 2017  une chaire pour la paix à la faculté de droit de  Lille.

Cette chaire aura pour mission d’identifier les conflits ou les atteintes à la sécurité des personnes et des Etats et d’émettre des propositions pour créer les conditions d’une paix durable (réflexions autour de « hot spots globaux » susceptibles d’affecter l’humanité).

MM. Roche (FIUC), Astier, Guiset (RC Lille Nord Nouveau Siècle),
Gouteyron (PRIVP et représentant du Rotary à l’Unesco)
M. Mabille secrétaire général (FIUC) était en déplacement

Les rotariens de par leur culture : professionnelle (déontologie et éthique), leur culture du service (comprendre l’autre et la devise servir d’abord) et  par leur plaidoyer pour la culture de la paix (depuis 1921) sont à même par leur pensée, leurs valeurs et leurs actes de contribuer, là où ils se trouvent, à la cohésion culturelle et sociale du pays – ce qui est un préalable pour la paix.

Cette chaire s’inscrit pleinement dans le préambule de la charte des Nations Unies et dans  l’acte constitutif de l’Unesco : « C’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix – l’incompréhension mutuelle conduit à la guerre – la dignité de l’homme dépend pour beaucoup de la  diffusion de la culture et de l’éducation pour tous – la paix doit être établie sur le fondement de la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité ».

La chaire pour la paix sera à la fois une formation et un enseignement (master ou certificat) , un centre de recherche (données, lieu de mémoire) et un « think thank » (échanges avec les partenaires).

Déjà nous pouvons dire que des chaires de même nature seront constituées dans le réseau de la FIUC au Canada (Ottawa), aux USA (Washington), au Cameroun (Yaoundé) et d’autres très probablement, car les contacts sont déjà bien avancés,  en Inde, Sri Lanka et Bangladesh, au Mexique et dans un pays d’Amérique du Sud.

Le titulaire pressenti pour diriger cette chaire est le professeur Peter Wallensteen : personnalité star de l’Université d’Uppsala dans la résolution des conflits – une science nouvelle, encore peu développée, mais pourtant, tout indique qu’elle va jouer un rôle clé dans l’avancement de la paix.

Certes, il reste beaucoup de travail d’ici à l’automne 2017 : finaliser les conventions de partenariat, définir exactement les contenus et le tronc commun  d’enseignement dans chaque université avec la sensibilisation des clubs rotary autour de ces mêmes universités,  établir le budget et le financement, installer le comité de pilotage…

Nous pouvons saluer et féliciter le club de Lille Nord Nouveau Siècle pour cette remarquable initiative (complémentaire de celle des Centres pour la Paix) qui permet aux idées rotariennes de s’inscrire un peu plus dans la vie de la cité et de prendre aussi leur part dans la réalisation d’un des  objectifs 2030 des Nations Unies :  promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et justes.

Construire la paix avec le Rotary

Par Serge Gouteyron

Le 4 avril 2015 à la maison de l’UNESCO à Paris, les rotariens ont réaffirmé leur engagement pour faire vivre la paix civile à travers la culture du Rotary, celle qui induit les comportements loyaux et équitables, le respect des droits humains, la compréhension de l’autre, le progrès économique et social durable et une gouvernance éthique.

Séminaire du Comité interpays France Etats Unis le 1er octobre 2016 Ecole Militaire à Paris

Séminaire du Comité interpays France Etats Unis le 1er octobre 2016
Ecole Militaire à Paris

Tous éléments qui forgent la cohésion sociale d’un pays, préalable à la paix.

Le plaidoyer des rotariens pour la paix a débuté en 1921, lorsque le Rotary International a adopté son 4e but « l’aide à l’avancement de la paix ».

  • Le Rotary a contribué et s’est impliqué dans la création d’institutions internationales, capables de garantir la paix, comme l‘ONU et l’UNESCO
  • Dans le même temps, le Rotary lançait en interne  le programme des comités interpays afin de promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques.
  • Toujours dans cette période, le Rotary a mis en place des programmes spécifiques pour les jeunes pour les préparer à leur rôle futur de leaders.
  • Puis, grâce au développement des clubs sur le terrain, le Rotary et sa Fondation ont concentré leurs efforts à travers « la paix par le service » avec comme domaines prioritaires l’éducation pour tous et la lutte contre l’illettrisme, l’eau potable partout, le développement économique local pour lutter contre la faim et la pauvreté, la prévention et la résolution des conflits, le traitement des maladies, la santé de la mère et de l’enfant et l’éradication de la poliomyélite.

Ce n’est pas un hasard si ces programmes rejoignent les objectifs du développement de l’Organisation des Nations Unies.

Plus récemment, la création des centres d’études pour la paix a permis de former un millier  de jeunes ambassadeurs pour la paix.

Et aujourd’hui, alors que les sites du patrimoine mondial de l’Unesco nous confrontent au génie humain, comment ne pas envisager un réveil des consciences.

Mais dans l’immédiat, pour répondre aux menaces grandissantes contre la paix, le Rotary International fort d’un réseau amical de 1 200 000 membres dans 34 0000 clubs, apolitique et non confessionnel, se doit de renforcer son influence dans la société.

Car, sa pensée, ses valeurs, ses actes sont des atouts  pour la construction d’une paix durable.

 

Préface au document de synthèse
« Préservation du patrimoine mondial : un instrument de paix ? »

 

 

 

De la promotion à la construction de la paix avec les ONG

Par Cyril NOIRTIN,
Représentant du Rotary International à L’UNESCO

Dans le cadre des directives qui régissent le partenariat entre l’UNESCO et les ONG en relation officielle, il est prévu la tenue de « forums internationaux des ONG » traitant des thèmes prioritaires du programme de l’UNESCO.

Ces forums sont organisés par le Comité́ de liaison ONG-UNESCO en étroite coopération avec le Secrétariat de l’UNESCO et avec la participation active des ONG partenaires.

Le Rotary International, membre actuel du comité de liaison et représenté à l’UNESCO par Serge Gouteyron et Cyril Noirtin, a été l’un des organisateurs du 6ème Forum qui s’est déroulé les 3 et 4 novembre 2016 à Querétaro au Mexique.

Les membres du comité d'organisation du Forum

Les membres du comité d’organisation du Forum

Après avoir traité de l’éducation, de l’accès à l’eau en Afrique, du rôle de la jeunesse dans la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel, du rôle des femmes dans la lutte contre la pauvreté et du rapprochement des cultures, ce 6ème Forum avait pour thème « De la promotion à la construction de la paix avec les ONG ».

Il a rassemblé plus de 600 participants représentant une cinquantaine d’ONG internationales en relations officielles avec l’UNESCO mais aussi des ONG nationales et locales qui œuvrent au développement d’une culture de la paix tous ensemble et à tous les niveaux.

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Ces deux jours de présentations et de débats ont permis de mettre en lumière des expériences significatives de la promotion et de la construction de la paix par les ONG.

Les nombreuses actions qui sont menées par les représentants de la société civile adressent l’un des défis principaux : mieux dialoguer, se comprendre, partager avec et entre cultures et civilisations différentes.

Aussi, lorsque nous avons commencé, il y a un an, à travailler sur ce forum, notre volonté était de permettre au plus grand nombre d’ONG de contribuer à la préparation du programme et notamment de faire participer les ONG qui n’ont pas de représentant permanent au siège de l’UNESCO à Paris.

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Nous avons donc mis en place une plateforme Internet de discussion.

Le résultat a été bien au-delà de nos espérances, tant sur le plan de la diversité des contributions que sur la qualité et la densité des réflexions.

Plus d’une centaine d’ONG ont participé aux discussions en ligne sur une ou plusieurs des thématiques qui étaient proposées en donnant leur point de vue et en réagissant aux autres messages.

Le programme du forum s’est organisé autour de 3 thèmes :

  • L’éducation : le chemin pour une paix durable
  • L’engagement des jeunes pour la paix
  • Culture et Sport : outils pour la paix

Parmi les différentes sessions, une table ronde fut organisée sur le thème de «L’enseignement supérieur : de la recherche à l’action» avec pour intervenant, Ed Futa, ancien Secrétaire Général du Rotary International.

Intervention d’Ed Futa, ancien Secrétaire Général du Rotary International lors du panel sur l’enseignement supérieur présidé par Cyril Noirtin

L’action que mène l’UNESCO et de très nombreuses ONG à travers le monde pour « Construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes » nécessite que nous soyons en capacité à innover et donc à proposer des solutions novatrices pour faire face aux trop nombreux conflits, souvent de longue durée, et devant la montée des crises humanitaires qui souvent en découle. Nous devons en comprendre les origines et être en mesure de proposer des stratégies pour prévenir toute forme de radicalisation et de haine.

Le rôle de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les domaines de la paix et de la résolution des conflits ou plus généralement d’ailleurs, n’a jamais été aussi pertinent.

Nos centres du Rotary pour la paix sont un de nos programmes phares. C’est un programme de partenariat universitaire qui offre une formation innovante, l’étude et la pratique dans le domaine de la paix et de la prévention des conflits.

Plus de 800 nouveaux acteurs pour la paix ont été ainsi formés ces 10 dernières années et 50% des jeunes proviennent de pays en voie de développement.

Les participants à ce Forum de Querétaro ont conclu que, vue toute l’importance de l’éducation dans l’édification de la paix et surtout du rôle de la jeunesse en tant qu’acteur véritable du changement positif, il pourrait être envisagé de créer un réseau de la jeunesse pour une culture de la paix grâce à l’utilisation des réseaux sociaux.

Intervention de Stéphane Nze-Nguema, membre du Rotaract de Librevillel ors du panel sur l'engagement des jeunes pour la paix

Intervention de Stéphane Nze-Nguema, membre du Rotaract de Libreville lors du panel sur l’engagement des jeunes pour la paix

Ce réseau aurait pour objectif la coordination des activités des organisations de jeunesse et d’intégrer les priorités des jeunes et leur participation effective dans la mise en œuvre des objectifs du développement durable tout en renforçant leur expertise et leurs compétences dans le domaine de la paix.

L’engagement du Rotary International dans l’organisation de cette conférence s’est inscrit dans la continuité de l’action que nous menons au quotidien sein de l’UNESCO pour construire un monde de paix. Cet engagement a été d’ailleurs reconnu par les ONG partenaires de l’UNESCO qui nous ont élus pour deux mandats au comité de liaison ONG UNESCO afin de représenter les intérêts de la société civil auprès de l’Organisation.

Comme avec l’ONU et d’autres organisations inter-gouvernementales, le partenariat entre le Rotary et l’UNESCO s’est considérablement renforcé. Notre collaboration a pu ainsi progresser de manière graduelle et elle bénéficie encore plus qu’avant d’une relation forte.

Nous avons la même vision, les mêmes objectifs et des programmes semblables. Nous partageons la même philosophie. Nous défendons l’éducation. Nous sommes l’un et l’autre des avocats de la diversité culturelle. Nous sommes convaincus que le dialogue des cultures est source de tolérance et de respect.

Nous devons poursuivre et intensifier nos actions avec l’UNESCO et notre participation dans ses programmes car le Rotary International doit se considérer et être considéré comme un membre important de cette Société civile.

Cela est essentiel pour que le Rotary conserve la place qui lui revient et continue à faire valoir, aussi à l’UNESCO, les principes rotariens au service de la paix, de la compréhension et du respect entre les peuples et les nations, conformément à notre vision partagée de la culture de la paix.

Cyril Noirtin en compagnie de représentants du comité de liaison ONG/UNESCO et de responsables du secrétariat de l'UNESCO

Cyril Noirtin en compagnie de représentants du comité de liaison ONG/UNESCO et de responsables du secrétariat de l’UNESCO

24 octobre journée mondiale pour l’éradication de la poliomyélite

Par Serge Gouteyron

Le  Rotary au service de l’humanité !

Le Rotary a été la conscience et l’avocat du combat contre le virus de la poliomyélite. C’est en 1985, année du 40ème anniversaire de l’ONU et du 80ème anniversaire du Rotary  que Carlo Canseco, Président du Rotary annonça devant les chefs d’états du monde réunis à l’assemblée générale des Nations Unies que le Rotary prenait l’engagement de vacciner 80% de la population mondiale.

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Il y avait en 1985 : 400 000 cas de polio, il y en a 106 à fin septembre 2016 dans 8 pays : Pakistan, Afghanistan, Nigeria (pays endémiques) et Guinée, Laos Madagascar, Myanmar Ukraine.

Mais vacciner 450 millions d’enfants de moins de 5 ans chaque année dans 45 pays, ce n’est pas rien et cela a un coût.

Le Rotary International a contribué par son plaidoyer  à rassembler 13 milliards de dollars (le Rotary apportant lui-même directement 10% de cette somme).

Mais ce que nous devons souligner c’est que grâce au leadership du Rotary, l’initiative PolioPlus, qui regroupent le centre de santé des Etats Unis, l’OMS, l’UNICEF et les organisations non gouvernementales (Rotary et Fondation Gates)   va permettre de vaincre une maladie aussi redoutable que la poliomyélite et au Rotary de laisser aux enfants un monde sans polio.

Ceci pour dire en ce jour de célébration que le monde se porterait mieux si les Etats, les institutions et les ONG travaillaient ensemble plus souvent comme ils ont su le faire  pour éradiquer la polio.

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Un enseignement pour l’avenir !

Avec l’espoir que de telles initiatives se renouvellent par exemple pour la réalisation des objectifs 2030 des Nations Unies.

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Construire l’entente mondiale avec le Rotary et les Comités Inter-Pays

Par Gwénaël de BERGEVIN
Past président du Conseil Exécutif des comités interpays 2014-2016
Past Gouverneur du district 1650 2004-2005

Un peu d’histoire : le premier Comité Inter-Pays a été créé en 1950 entre l’Allemagne et la France, avec une seule volonté : la réconciliation entre nos deux pays, déchirés par la guerre.

Aujourd’hui, de nombreux conflits sont présents dans le monde. Conflits d’intérêts économiques, politiques, sociaux, religieux,  déplacements de populations évalués à 65 millions de par le monde.

Le Rotary International avec les Comités Inter pays  facilitent le rapprochement  des hommes  des différents pays par les actions réalisées par les clubs afin d’améliorer la vie quotidienne  des peuples en s’appuyant sur  les six axes stratégiques du Rotary International :

  • Paix et préventions /résolutions des conflits,
  • Prévention et traitement des maladies,
  • Eau et assainissement,
  • Santé de la mère et de l’enfant,
  • Alphabétisation et éducation de base,
  • Développement économique et local

Après la charte  entre la France et l’Allemagne en 1950, tout un réseau de Comités Inter-Pays se sont développés en Europe et dans le monde.

Aujourd’hui, les Comités Inter-Pays sont actifs dans 65 pays : Europe, Afrique, Asie, Amérique du Nord et du Sud, et  les  326 Comités exercent des activités  par des efforts humanitaires bilatéraux, menant vers la recherche de l’entente mondiale, dans un esprit de tolérance et de compréhension.

La participation du Conseil Exécutif d’ ICC à plusieurs Conférences Internationales, à l’UNESCO, au CONSEIL DE L’EUROPE, au  SENAT Français,  aux INSTITUTES de MONACO, BERLIN, MARRAKECH, MILAN, BIRMINGHAM, ANTALYA et aux SYMPOSIUMS sur la PAIX en TUNISIE « LES OUTILS DE LA DEMOCRATIE LOCALE et la NOUVELLE CONSTITUTION TUNISIENNE», puis sur l’EAU et l’ ASSAINISSEMENT en ISRAËL et en ROUMANIE, au MEXIQUE  « FESTIVAL ICC », Conférence  Présidentielle  sur la prévention et le traitement des maladies à CANNES, aux Conventions Internationales du Rotary : BANGKOK , SAO PAULO, SEOUL ….   Ainsi qu’au siège du ROTARY INTERNATIONAL à EVANSTON  USA, ont donné l’élan de créativité et de réalisations aux Membres des Comités de par le monde.

LES COMITES INTERPAYS DU MONDE AU CŒUR DE L’EUROPE, 

120 personnes ont participé au Conseil  Exécutif  élargi des Comités Inter-pays les 6 et 7 mai 2016 à Strasbourg. 21 pays, 36 districts et 18 Coordinateurs  régionaux et nationaux étaient présents dans l’enceinte prestigieuse du Conseil de l’Europe à Strasbourg.
Et le deuxième jour au siège du CIC.  Le thème était « Construire  l’entente mondiale avec le rotary et les CIP ».

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C’est toujours un évènement historique que  de se réunir tous les trois ans à Strasbourg, ville où est né le premier CIP France Allemagne et Allemagne France,  il y a 65 ans.  A ce jour, nous  comptons 326 sections nationales de CIP actives, et une progression de 15% sur ces deux dernières années.

Rappelons que le Conseil de l’Europe a été créé en mai 1949 par 10 pays sous l’impulsion de Winston Churchill avec l’objectif de garantir la démocratie, le droit et l’expression des valeurs humaines sur lesquelles se fondent les civilisations alors que les régimes communistes couvraient la moitié du continent.

Aujourd’hui les instances du Conseil de l’Europe jouent un rôle clé dans l’entente européenne : Cour européenne des droits de l’homme –  Comité des ministres  (Affaires étrangères) – Assemblée parlementaire – Congrès des pouvoirs locaux et régionaux – Conférence des ONG (dans laquelle siège le Rotary). Le Conseil de l’Europe regroupe 47 nations.

Le Conseil de l’Europe, le Rotary et les Comités inter-pays partagent et œuvrent pour le même idéal: l’avènement d’une société pacifique.

Les intervenants ont présenté:

Le rôle du Conseil de l’Europe dans la construction de l’entente européenne
Le rôle du Rotary au Conseil de l’Europe
Les droits de l’homme et état de droit
Le rôle du Rotary et des Comités inter-pays dans la construction de la paix
La paix dans les pays de la Méditerranée.
Une manifestation qui s’inscrit dans la longue histoire des relations du Rotary et des Institutions Internationales dont les comptes rendus sont sur le site ICC  rotary-icc.org

L’élection du Président du Conseil Exécutif 2020-2022 a eu lieu  et c’est notre ami Cyril Noirtin  Trésorier D’ICC, membre du RC Paris Agora, représentant du RI à l’UNESCO,  qui a été élu.

Il y avait  6  autres candidats de nationalités différentes  (Autrichienne, Belge, Egyptienne, Française, Israélienne, Turque) ce qui démontre  « la bonne santé et l’intérêt suscité » par les CIP.

A plusieurs reprises, dans nos différentes réunions  au Rotary International, nous avons débattu « de la Paix en méditerranée ».   Le Président Gwenaël de BERGEVIN a proposé de constituer un groupe de réflexion  autour de Mohamed Ghamman.  Past – gouverneur du District  9010 et Coordinateur national des Comités Inter-pays de Tunisie «  c’est un domaine où le Rotary et les CIP peuvent par leurs réflexions et actions aller plus loin » cela a été acté par l’ensemble des membres présents. Le « chantier » est important et urgent

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La lutte contre l’illettrisme est une priorité du Rotary

Par Maurice Collin

160 000 enfants quittent chaque année le CP sans maîtriser la lecture et l’écriture. Ils perdent ainsi toute chance de réussite scolaire dès l’âge de 6-7 ans et la plupart ne s’en remettront pas.

L’illettrisme, ce sont des personnes, qui ont appris à lire et à écrire, mais qui en ont complètement perdu la pratique et sont incapables de maitriser un texte simple.

L’analphabète est une personne qui n’a jamais appris à lire et à écrire.

L’illettrisme accompagne et aggrave l’exclusion.

Il rend vulnérable face à des discours intégristes.

Une langue pauvre en vocabulaire est une cause de violence.

Nous pensons à ces jeunes prêts à exploser à la première vexation, au premier « manque de respect » comme ils disent. Leurs parents et leurs maîtres n’ont pas su leur transmettre la capacité de mettre pacifiquement en mots leur pensée pour l’autre.

Plus de 20 % de la population française ne possède qu’une langue réduite dans ses ambitions et dans ses moyens : 600 à 800 mots, quand il nous en faut en moyenne 5 000 à 6 000 pour accepter et comprendre nos différences.

Nos politiques disent utiliser 500 mots pour se faire comprendre par leur auditoire.

A Kinshasa, nous avons appris au jeune Bonobo Kanzi 700 mots.

Je suis en relation avec Alain Bentolila, linguiste réputé.

Il a mis au point la « machine à lire ». C’est une application sur tablette destinée à améliorer le niveau français des élèves. C’est le défi de l’endurance et de la compréhension.

Si les personnes en situation d’illettrisme représentent environ

 8 % de la population, les peu lecteurs dépassent les 35 %. Ceux-là n’ouvriront jamais un livre et seront ainsi exclus de notre patrimoine culturel.

L’idée d’Alain Bentolila est proche de l’entrainement progressif d’un coureur à pied. Il veut « tirer » le « peu-lecteur » vers une lecture de plus en plus longue en lui proposant une alternance de plages de lecture autonome et de plages d’écoute du texte.

Je pense qu’on ne dit pas assez que la télévision est un problème de santé publique.

La télévision demande un effort intellectuel bien moins intense que la lecture. La pratique de la lecture à l’âge adulte trouve ses racines dans l’enfance.

La prévisibilité de la production télévisuelle nous tire vers le degré zéro de la compréhension.

Elle éteint notre esprit critique, elle conduit les enfants et leurs parents à la paresse et à la crédulité.

Toute invitation à la lecture devient alors un impossible exploit.

La télévision qui ouvre uniquement au papotage, à l’anecdote, au contact superficiel et à l’émotion, rend réfractaire à la lecture et à l’écriture.

On juge une civilisation sur la façon dont elle s’occupe des plus démunis, notamment des détenus.
Il y a en France 28 prisons et 68 000 détenus.

Pour  lutter contre l’illettrisme parmi les détenus de la  maison d’arrêt de Varces près de Grenoble, nous avons fourni en 2014 un  dictionnaire Larousse de poche 2014 à chaque détenu.

Cette année avec notre past-gouverneur Joël Bessière et le RC de Bourgoin la Tour du Pin nous avons porté un dictionnaire Larousse de poche 2016 aux détenus du centre de détention de Saint-Quentin-Fallavier.
Le dictionnaire est un véritable outil de travail pour les détenus.

Ecoutons Jacqueline de Romilly, cette grande dame :

«  Apprendre à penser, à réfléchir, à être précis, à peser les termes de son discours, à échanger les concepts, à écouter l’autre, c’est être capable de dialoguer ; c’est le seul moyen d’endiguer la violence qui monte en nous. La parole est le rempart contre la bestialité ».

Mais la lutte contre l’illettrisme ne va pas sans

La défense du français 

« Avec l’anglais on va au bout du monde, avec le français, on va au bout des choses. »

Le français est après le latin, la langue la plus précise et la plus concise au monde, ce pourquoi elle a été pendant des siècles la langue diplomatique européenne.

Si les résolutions de l’ONU étaient rédigées en français, il ne pourrait pas en exister deux lectures, israélienne et palestinienne.

Le français est avec l’anglais la seule langue dont on trouve des locuteurs où que l’on aille dans le monde.

C’est la raison pour laquelle il est la cible de l’impérialisme linguistique anglo-étasunien, comme principal concurrent à la mondialisation de la langue anglaise.

Je comprends la colère de Michel Serres qui veut faire la grève contre l’invasion de l’anglais, contre les publicités en anglais.

Il s’en prend à la classe dominante qui ne veut pas parler la même langue que le peuple. La classe dominante parle anglais et le français est devenu la langue des pauvres.

 La mode se répand d’enseigner dans les écoles françaises en anglais. Un pays qui oblige ses élites à écrire ou enseigner dans une autre langue que la sienne est en danger de mort.

« Ma patrie, c’est la langue française » écrivait Camus.

«  En France, nous sommes magnifiquement divers, mais nous partageons une culture commune, parce que nous sommes liés et reliés par la chose précieuse et miraculeuse qu’est la langue française » dit François Cheng, poète et académicien.

Apprenant que M. André Vallini, ancien Président du Conseil Général de l’Isère, est actuellement « Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie », je lui ai écrit :

« Nous avons le devoir de contribuer au combat contre l’illettrisme et l’analphabétisme dans toute la « francophonie du Sud ».

Analphabète rime avec non francophone.

Au Sénégal, berceau de la francophonie africaine, il y a au moins 65 % d’analphabètes.

Au Maroc, plus de 50 % de la population est analphabète et donc une maîtrise quasi nulle de la langue française.

Au Mali, 83 % de la population est analphabète.

« Il nous faut refuser que la langue française, que nous avons jadis imposée dans ces pays, devienne aujourd’hui complice de l’inégalité sociale et de l’échec scolaire ».

L’an dernier en 2015, j’ai fait venir à Madagascar 1150 dictionnaires Larousse de poche 2015. Nous les avons distribué aux enseignants et dans les prisons. Cette action répond à un besoin et à une demande.

Cette année, en mars 2016, j’ai apporté 30 dictionnaires Larousse de poche 2016 que nous avons distribués dans les écoles de Kinshasa en RD du Congo.

Ces dictionnaires Larousse de poche sont très demandés. Ils contribuent efficacement au maintien et au développement de la francophonie…. ».

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Il m’a répondu : « Je tiens à vous remercier et à vous féliciter pour votre implication personnelle dans la lutte contre l’illettrisme à Madagascar, qui, comme vous le rappelez justement, accompagne et aggrave l’exclusion, et rend vulnérable les populations qu’il touche. J’ai demandé à mon Directeur de cabinet de se tenir à votre disposition ».

J’ai bon espoir qu’avec son aide, je pourrai prochainement emmener 500 dictionnaires de poche 2016 pour les écoles de Madagascar.

Maurice Collin est membre du Rotary club de Grenoble-Belledonne – District 1780. Médecin Pédiatre en retraite, il est très engagé dans les missions humanitaires et éducatives en particulier en République Démocratique du Congo, à Madagascar, en Equateur ….

Il a reçu le Prix Servir d’Abord du Rotary et il est Chevalier de la Légion d’Honneur .