LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

3ème rencontre ROTARY/sites UNESCO patrimoine mondial à Carcassonne

Par Serge GOUTEYRON

logo-world-heritage-300x300Très ému par la disparition brutale du fondateur de ces rencontres originales, notre très regretté Maurice.

Je le vois encore heureux, enthousiaste, son appareil photo à la main, soucieux de tous au concert d’orgues à Albi au cours duquel résonnait les tourments d’un lointain passé tandis que le site évoquait pour nous les valeurs de la fraternité universelle.

Les rotariens peuvent être fiers d’avoir initié à Londres en 1942 une conférence internationale en présence de 21 ministres du monde libre, conférence qui devait jeter les bases d’une organisation dédiée à la paix par l’éducation, les sciences et la culture.

Conférence qui décidera de la création de l’UNESCO.

Avec cette superbe pensée de l’acte constitutif de l’UNESCO inscrite au fronton du Palais de Chaillot

« les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix »

Le Rotary non politique et non confessionnel occupe dans la société civile une place particulière par ses vertus humanistes, son éthique et sa contribution à l’avènement d’une société pacifique.

Mais pour répondre aux menaces grandissantes contre la paix, le Rotary doit renforcer son influence dans la société, créer les conditions du dialogue pour rapprocher les identités culturelles et promouvoir la connaissance, facteur essentiel pour la paix.

Car nous rotariens, nous réaffirmons, comme dit à la dernière conférence du Rotary à l’Unesco, « notre engagement pour faire vivre la paix civile à travers la culture du Rotary ;  celle qui induit des comportements loyaux et équitables, le respect des droits humains, le progrès économique et social durable et une gouvernance éthique. Tous éléments qui forgent la cohésion sociale d’un pays préalable à la paix ».

Aussi sous le beau ciel de Carcassonne et du canal après celui de l’Abbaye de Fontenoy, le programme préparé pour cette 3ème rencontre est particulièrement enchanteur, ce qui vous permettra de vivre un moment privilégié du Rotary

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Servir au-delà de son club avec les amicales rotariennes professionnelles et de loisirs

Par Serge GOUTEYRON

Au cœur de la camaraderie entre rotariens qui partagent le même métier ou le même loisir et au cœur du service, les amicales contribuent au rayonnement et au progrès du Rotary dans le monde.

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35 000 rotariens dans 65 amicales actives peuvent en témoigner.

Comment  leur donner encore plus d’impact !

Pour cela, il est souhaitable que chaque district ait un correspondant porte-voix chargé de faire connaître l’étendue des activités des amicales et le plaisir à y être ensemble.

Et aussi que les rotariens dont la profession n’est pas encore représentée par une amicale prennent l’initiative d’en créer une.

Les amicales typiquement professionnelles sont très importantes puisque nous sommes avec elles au centre de l’identité historique du Rotary et de ses valeurs.

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Rappelons que 3 pays au moins doivent être représentés et que la création de l‘amicale doit être approuvées par le Conseil d’Administration du Rotary International.

Prolongeons l’esprit de l’échange et de l’action au-delà du club et faisons avancer la compréhension mutuelle avec les amicales rotariennes professionnelles et de loisirs.

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Serge Gouteyron occupe la fonction de président de la commission des Amicales professionnelles et de loisirs du Rotary International pour 2014-2016.

Le Conseil exécutif des CIP au Conseil de l’Europe

Par Serge GOUTEYRON

Le Conseil exécutif des comités interpays tient son assemblée générale au Conseil de l’Europe à Strasbourg les  6 et 7 mai.

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Le Conseil de l’Europe a été créé en mai 1949 par 10 pays sous l’impulsion de Winston Churchill avec l’objectif de garantir la démocratie, le droit et l’expression des valeurs humaines sur lesquelles se fondent les civilisations alors que les régimes communistes couvraient la moitié du continent.

Aujourd’hui les instances du Conseil de l’Europe jouent un rôle clé en Europe. D’abord pour les droits de l’homme puisque la cour européenne des droits de l’homme siège en son sein.

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Egalement pour la conception et l’évolution de l’Europe par l’intermédiaire du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères aussi bien que par l’assemblée parlementaire et le congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Comme l’Unesco, le Conseil de l’Europe abrite une conférence des ONG qui accueille en permanence des groupes de réflexion sur l’économie solidaire, la pauvreté, la citoyenneté démocratique, l’histoire, la violence, la traite des êtres humains, l’aménagement du territoire, la prévention de la torture, la parité hommes femmes, le racisme, la santé et toutes les questions de la société civile.

Aujourd’hui, le conseil de l’Europe est devenu une plateforme d’échanges entre l’Europe occidentale et l’Europe Centrale et orientale.

Le Conseil de l’Europe, le Rotary et les comités interpays partagent et œuvrent pour le même idéal : l’avènement d’une société pacifique.

Les intervenants de cette session reflètent les préoccupations du moment :

  • Le Conseil de l’Europe, son histoire, ses réalisations, ses projets par Philippe  Boillat, Directeur Général à la Direction générale des Droits de l’Homme et Etat de Droit du Conseil de l’Europe
  • Le rôle du Rotary au Conseil de l’Europe par son représentant, François Goettelmann
  • Le cadre institutionnel de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe  par Yann de Bruyer chef de la Division centrale – secrétariat de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe
  • Le rôle du Rotary et des comités interpays dans la construction de la paix avec le CIP France Allemagne, les CIP en Ukraine et dans les Balkans
  • La paix dans les pays de la Méditerranée et la démarche du Rotary pour la prévention des conflits

Une manifestation qui s’inscrit dans la longue histoire des relations du Rotary et des Institutions Internationales et qui témoigne de la vigueur de la pensée  rotarienne.

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Le Rotary et les institutions internationales

Par Cyril NOIRTIN
Représentant du Rotary à l’UNESCO
Trésorier du comité de liaison ONG-UNESCO

Depuis des décennies, le Rotary et l’UNESCO œuvrent en faveur de la paix.

cyrilLes objectifs fondamentaux de la charte des Nations Unies sont de maintenir la paix et la sécurité internationales et de développer entre les nations des relations amicales.

L’Organisation des Nations Unies a été fondée le 24 octobre 1945 par 51 pays. Aujourd’hui, elle compte 193 états membres, soit la quasi-totalité des nations du monde.

Bien que la plupart des gens associent les Nations Unies aux questions de paix et de sécurité, les ressources de l’Organisation sont en fait, dans une proportion écrasante, consacrées au développement économique, au développement social et au développement durable.

En l’an 2000, l’assemblée générale de l’ONU avait fixé 8 objectifs prioritaires à atteindre d’ici 2015. Elle les avait décrits dans la « Déclaration du Millénaire », document approuvé par tous les pays du monde et par toutes les grandes institutions mondialungoales de développement. Ces objectifs du Millénaire pour le développement ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. Aujourd’hui, l’ONU travaille avec les gouvernements, la sociéte civile et les différents partenaires pour exploiter cette dynamique et poursuivre un programme ambitieux pour l’après-2015.

On pourra remarquer que ces objectifs sont en total cohérence avec les 6 axes stratégiques de notre organisation.

Il est maintenant bien connu que les rotariens ont pris une part active dans la rédaction de la charte des Nations Unies signée en 1945 à San Francisco. 49 rotariens y ont collaboré dont 5 désignés par le Président du RI à la demande du président des Etats-Unis.

Il faut se souvenir qu’à cette époque, le Rotary International est l’une des organisations les plus “internationales” au monde.

C’est en 1921 à la Convention du Rotary International d’Edimbourg qu’a été adopté le 4ème but du Rotary « l’action internationale et la compréhension entre les nations et l’aide à l’avancement de la paix ».

Tout de suite après la signature de la charte des Nations Unis, le Rotary International mis en place de nombreuses actions pour promouvoir ce nouvel organisme dans l’esprit des Rotariens et du public.

Avec la guerre froide, le Rotary pris ses distances avec l’ONU et ce sera le programme PolioPlus qui en 1988 permit de renouer les relations en particulier avec l’OMS et l’UNICEF.

Cette coopération amena le Rotary à rétablir des liens avec les Nations Unies et les grandes organisations internationales et cette coopération est aujourd’hui de plus en plus forte.

Aujourd’hui, le Rotary a des représentants auprès des Nations Unies (New York, Genève, Vienne) dans les  commissions économiques régionales (Nairobi, Santiago du Chili, Bangkok, Beyrouth, Kampala), au Fond pour l’Alimentation et l’Agriculture (Rome), à l’UNESCO, au Conseil de l’Europe (Strasbourg), à l’organisation de la Francophonie (Paris), à l’organisation des Etats américains (Washington), l’Union Africaine (Addis Abeba), la Banque Mondiale (Washington), et, plus récemment, l’Union Européenne, la Ligue Arabe, le Commonwealth et  l’OCDE.

Les représentants suivent les travaux des organisations qui leur ont été assignées et donnent des informations sur les directives, les programmes et les activités du Rotary.

Avec Serge Gouteyron nous représentons le Rotary International auprès de L’UNESCO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture.

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Le Rotary et l’Unesco ont plusieurs objectifs identiques.

  • Nous avons la même vision et les mêmes objectifs de culture de la paix
  • Nous renforçons nos expertises réciproques dans les domaines où nous sommes l’un et l’autre engagés comme l’éducation, l’eau, la pauvreté, l’éthique et la paix.
  • L’un et l’autre, nous restons indépendants de toute action politique.
  • L’un et l’autre, nous avons une approche adaptée pour chaque région en créant des modèles qui reflètent la diversité de nos organisations.

Le rôle que les ONG en général et le Rotary International en particulier est appelé à jouer dans les activités de l’ONU connaîtra un développement extrêmement intéressant au cours de ces prochaines années.

En effet, ces ONG incarnent cette Société civile qui est en train de devenir un partenaire de moins en moins contournable des organisations internationales.

Depuis des décennies, le Rotary International est accrédité au plus haut niveau auprès des Nations Unis et de ses agences.

Nous y sommes reconnus, estimés et appréciés comme des partenaires efficaces et fiables.

Dès lors, le Rotary International doit se considérer et être considéré comme un membre important de cette Société civile.

Cela est essentiel pour que le Rotary International conserve la place qui lui revient et continue à faire valoir, aussi à l’ONU, les principes rotariens au service de la paix, de la compréhension et du respect entre les peuples et les nations, conformément à la lettre et à l’esprit de la Charte de San Francisco à la rédaction de laquelle le Rotary a fortement contribué.

C’est pourquoi nous devons faire progresser notre collaboration même s’il s’agira d’une question de temps et d’un processus graduel.

Les droits de la femme en Afrique dans les pays en situation de conflits armés

Par Monique Mujawamariya
Fondatrice et présidente de  Mafubo International

Dans les pays en situation de conflits armés, il n’existe plus aucun droit et la femme devient un objet, elle est utilisée comme une arme pour humilier les adversaires. Elle est violée, torturée, elle  devient une chose.

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De mal en pire.

Il y a un siècle 90% de gens qui mouraient pendant  la guerre étaient des gens de métier, c’est- à dire des militaires ou des personnes qui les accompagnaient dans la guerre.

Maintenant c’est le contraire : 90% de gens qui meurent pendant la guerre sont des civils dont en majorité, des femmes, des enfants et des personnes âgées.

Pourquoi le monde va plus mal qu’il y a 100 ans ?

• Parce que ceux qui se battent ne  sont plus des patriotes et des hommes d’honneur qui défendent leur pays. Ce sont des brigands cupides sous la coupe de gens sans cœur animés par un désir de puissance et de pouvoir pour  terroriser le reste du monde.

• Parce que nous faisons tous fausse route : la femme ne doit plus se battre pour  être l’égal de l’homme, mais pour avoir les moyens d’être une bonne mère. Elle est, qu’on le veuille  ou non, la gardienne de l’humanité ; elle est faite pour harmoniser et prodiguer l’affection, la tendresse et l’humanité, ce qui nous manque partout actuellement. La Jeunesse  sans repère et sans espoir produit un monde sans âme et sans justice.

1. L’absence de la mère est la cause d’enfants déséquilibrés, drogués, psychiatrisés. A quoi leur serviront les doctorats et les postes de PDG devant un tel échec dont l’humanité entière supportera les conséquences? Et comment se sentent les hommes en face  de cet échec cuisant?

2. Dans les quartiers défavorisés la femme qui ne sait pas nourrir ses enfants n’aura pas d’impact sur leur éducation  et ses enfants grandiront dans la criminalité, seul chemin qu’ils auront pour survivre. Ils grandiront en se radicalisant et seront un terroir fertile pour le terrorisme, des violences et des conflits  armés.

Voilà où nous en sommes, mais, pour réellement bâtir une paix durable, il faudrait également se pencher sur la problématique de la prolifération des armes de guerres. Si ce problème n’est pas pris au sérieux, nous continuerons  à soigner les symptômes alors que nous savons où est la source du mal.

Les fondateurs du Rotary international ont toujours fait ce qu’il faut pour améliorer la situation au moment où l’humanité en avait le plus besoin. Si nous sommes leurs dignes héritiers, nous devrions faire différemment que ce  que nous faisons maintenant pour plus d’efficacité. Il faut oser autre chose, pour bâtir la paix durable parce que nous constatons que ce que nous avons fait jusqu’à maintenant n’a pas amélioré les choses.

Le travail est à faire en amont et en aval : secourir ceux qui sont en détresse, ce que nous faisons très bien, mais effectuer également un travail en profondeur pour amener les décideurs à règlementer la circulation des armes. Nous sommes de la génération qui a vu la prolifération des armes nucléaires et les mines anti personnelles. Il nous faut trouver les solutions contre le trafic des armes, au moins en dehors des États. Quand je vois Boko Haram avec des chars et autres autos blindées je me dis que le  désordre de cette distribution mène le monde à sa perte. Nous avons vu « Bring back our girls » (Rendez-nous nos filles)  embraser le monde et mobiliser toutes les puissances, mais nous les avons vues aussi retourner chez eux sans aucun résultat ; les filles sont encore dans les mains de leurs bourreaux. Mieux vaut prévenir que guérir et nous pouvons le faire en rétablissant une justice sociale et en règlementant la circulation des armes.

On ne connaît réellement la valeur de la Paix que quand on en a été privé, et dans ces moments on en rêve et on ratisse tous les chemins qui peuvent nous y mener. La justice doit être plus juste en étant au service de la victime, quand on voit combien de millions d’euros  l’ONU dépense pour la poursuite des criminels de guerre et rien pour réhabiliter les victimes, on se demande quelle est la vraie signification de la justice pour ces bureaucrates qui prennent de telles décisions ; surtout quand on sait que les criminels sont poursuivis après les conflits. Ils font la promotion des carrières juridiques et les victimes sont oubliées sans  remords, c’est révoltant.

Le Rotary peut être le porte flambeau de cette nouvelle voix pour une paix durable et une justice juste.

Les comités interpays du Rotary International

Par Gwenaël de Bergevin
Président du Conseil Exécutif des Comités Interpays 2014/2016

Après les deux guerres mondiales, les rotariens français et allemands ont créé le premier comité interpays avec l’objectif de cultiver la paix entre les 2 pays.

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Cela se passait en 1950, lors de la conférence du district 70, à Baden Baden, avec les gouverneurs Robert Hausman du club de Stuttgart et Roger Coutant du club de Lille.

C’est  à ce moment de l’Histoire que se sont constituées des grandes institutions internationales (Institutions capables de garantir l’expression des valeurs humanistes sur lesquelles se fondent les civilisations) comme l’organisation des Nations Unies et  l’Unesco.

C’est dans le même esprit et dans la même veine qu’a été créé le premier comité interpays du Rotary International.

En 1945, 49 rotariens étaient présents lors de la rédaction de la charte des Nations Unies à San Francisco. En 1948 à Paris, ce fut la déclaration universelle des droits de l’homme. Citons le nom de René Cassin, membre fondateur du club de Lille, prix Nobel de la paix, comme figure emblématique et symbolique de l’esprit de cette époque.

Les comités interpays constituent une force d’appui pour faire progresser l’entente mondiale par la compréhension réciproque entre rotariens de deux pays, pour la défense et le respect des droits humains et par des initiatives de paix par le service dans les domaines  stratégiques de la Fondation Rotary, y compris pour la prévention et la résolution des conflits.

Leurs moyens d’action sont les échanges amicaux, professionnels  ou culturels avec les clubs, les districts, les pays, les jumelages de clubs et les parrainages de nouveaux clubs.  Ils participent  ou montent eux-mêmes des actions pour soutenir leur but. Une large place est donnée aux jeunes générations dans les comités et dans les programmes.

Aujourd’hui, c’est un réseau de 300 comités qui fonctionne à travers le monde avec une section dans chaque pays. Le Conseil Exécutif, avec ses 30 coordinateurs nationaux, est chargé de l’animation, du contrôle et de l’expansion  des comités interpays.

Les comités interpays,  un programme du Rotary International  pour faire avancer la Paix.

Message de vœux et paix

Par Serge Gouteyron

Tous mes vœux aux amis lecteurs fidèles de ce blog mis en route en août 2012.

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Les messages de paix de la communauté internationale n’ont pas été entendus.

Les attentats tragiques de Paris du 11 janvier et du 13 novembre ont brisé nos cœurs comme d’autres évènements dramatiques ailleurs dans le monde.

Et pourtant on ne peut pas ne pas souligner depuis le réveil des consciences et du sentiment pour le vivre ensemble.

Je pense que nous rotariens comme hommes, femmes et jeunes engagés dans une organisation internationale de service qui prône la culture de la paix, nous avons un rôle considérable à jouer.

C’était déjà la conclusion de la conférence du  4 avril dernier à l’Unesco en présence du président Gary Huang.

« Faire vivre la paix civile à travers la culture du Rotary,  celle qui induit les comportements loyaux et équitables, le respect des droits humains, la compréhension de l’autre et le progrès économique social durable et une gouvernance éthique ».

Tous éléments qui forgent la cohésion sociale d’un pays, préalable à la paix »

C’est bien cette cohésion sociale baignée d’humanisme, que les rotariens dans leur pays à travers le monde doivent faire renaître grâce à l’esprit du Rotary.

Privilégier l’éducation, la culture et l’expression des droits humains, témoigner de comportements éthiques, corriger les marques douloureuses de notre environnement économique, préserver l’environnement naturel.

Grâce à son réseau d’amis, unis dans le mieux et le bien, les rotariens vont contribuer, cette année,  peut-être un peu plus, à créer  des espaces de fraternité et de bonheur.

La paix en Méditerranée

Par Mohamed Ghammam
Coordinateur des comités interpays pour la Tunisie
Ancien Gouverneur du Rotary

La Méditerranée est un vieux carrefour et le témoin éternel de la double naissance et de l’engendrement réciproque de l’Occident par l’Orient et de l’Orient par l’Occident.

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Son pourtour constitue une interface entre un monde riche et des espaces de pauvreté relative et c’est une zone dite « chaude » du monde. Son image n’est pas rassurante.

Quelles interrogations se posent à nous, habitants de cette région: l’évolution de la situation dans certains foyers de conflits –dont Israël et la Palestine–, la nouvelle équation résultant de l’évolution de la situation dans les pays « dits » du printemps arabe, la recrudescence de la violence et du terrorisme, la gestion des flux migratoires venant ou traversant la rive sud de la Méditerranée et enfin la gestion des ressources communes, la mer et les environnements si riches en biodiversité, si favorables au tourisme mais si fragiles. Nous savons que le Rotary n’a pas vocation à intervenir dans le jeu politique mais il est porteur de valeurs communes: la vérité, la solidarité, l’altruisme et la tolérance.

Deux points méritent une attention particulière en cette période : l’accentuation du phénomène migratoire et la recrudescence de la violence avec leurs lots de pertes de vies humaines  et d’insécurité mais aussi d’amalgame et d’intolérance.

Des programmes d’alphabétisation, de culture de base et de santé de la mère et de l’enfant dans les pays d’origine des immigrés ou dans leurs pays d’accueil viennent d’être initiés par certains districts et comités inter pays.

Mais nous devons agir  plus et en toute harmonie contre le terrorisme et nous attaquer  aux origines du mal : l’ignorance, la pauvreté, les frustrations et le rejet de l’autre à cause de sa différence.

Nous sommes environ 100 000 rotariens dans cette région, répartis sur près de 3000 clubs et nous devons unir nos efforts, à partir de nos valeurs et en s’appuyant sur la Fondation Rotary, pour apporter des changements dans cette partie du monde. Nous devons agir pour renforcer le rôle des comités interpays.

Nous sommes en droit d’espérer la création d’un centre pour la Paix dans la région et nous devons nous engager à mettre en place une association régionale regroupant les Rotary clubs ou un Institut du Rotary en Méditerranée  (IRM) qui permettrait de penser autrement la Méditerranée contemporaine à partir de nos valeurs rotariennes.

Le Moyen Orient face au défi de la paix

Par Najib Zakka
Professeur des Universités
Ancien gouverneur du Rotary

 

  • Le Moyen-Orient, zone de conflit depuis l’antiquité
  • Le dialogue est-il possible ? construire la paix, une utopie

Introduction

Le Moyen-Orient est l’un des lieux qui a donné à l’humanité une densité de pensée, une beauté de l’imaginaire et une profondeur du sentiment. .De ses rives méditerranéennes, de la Mésopotamie à la terre des pharaons, de la Phénicie à l’Asie Mineure, l’homme a découvert l’attachement à la terre, le sens du départ, les sources de la philosophie et de la spiritualité, en quête de la maturité de la pensée.

Mais le Moyen-Orient est aussi une zone géographique qui a aimé autant qu’elle a haï, qui a fait la guerre autant qu’elle a aspiré à  la paix, qui a glorifié l’homme autant qu’elle a opprimé. Le Moyen Orient, terre qui a accompagné la maturité de l’histoire, vit à l’heure actuelle les interrogations les plus problématiques de son existence.

Les paradoxes sont nombreux : spiritualité et religiosité, tolérance et violence, savoir et ignorance, richesse et pauvreté, espérance et  désespoir. Les visages des réfugiés du Moyen-Orient et de ces femmes vendues dans les marchés des villes irakiennes et syriennes sont  figés dans nos yeux et nos mémoires. Les larmes de tous les affligés se versent dans nos cœurs comme une indignation qui blesse l’humanité toute entière.

En notre qualité de rotarien et comme vous tous convaincus de pouvoir contribuer à la construction d’un monde meilleur par l’unité de l’action, nous devons placer cette exigence de la paix comme une valeur suprême ; oui dans le monde d’aujourd’hui, construire la paix est possible mais surtout construire la paix doit être notre urgence à tous.

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PREMIERE PARTIE : Le Moyen-Orient, zone de conflit de l’antiquité à nos jours

Depuis la fin de la première guerre mondiale jusqu’à la création de l’Etat islamique  d’Irak et de Syrie, depuis les accords Sykes –Picot en 1916  qui ont permis le partage entre les Britanniques et les Français de la terre d’0rient, jusqu’à la création de la coalition de 40 pays en septembre 2014 pour combattre l’état islamique, cette région vit un siècle d’ombre et de fourberie internationale.

Au nord d’une ligne qui va de la Méditerranée à la frontière perse, sans le moindre ménagement pour les populations locales qui n’ont pas eu à donner leur avis, la carte du Moyen Orient s’est dessinée, une même terre a été partagée, offerte à de nombreuses convoitises et aucun oriental ne l’a oublié.

Alors que la population de cette région aspire à une vie politique et sociale digne de ce nom, depuis un siècle cette partie du monde vit au rythme de deux réalités : une convoitise externe et une déchirure  interne.

Le début du conflit israélo-palestinien, la guerre de Suez, la guerre des Six jours, la Révolution iranienne, les deux guerres du Golfe,  le désarroi actuel ….un cycle infernal qui se répète depuis soixante-dix ans …Qui sont les stratèges de tant de conflits ? De quelles natures sont les enjeux ? Combien d’années faudra-t-il encore attendre pour panser les plaies ?

DEUXIEME PARTIE : Le dialogue est-il possible ? Construire la paix, une  utopie ?

Le monde s’interroge et nous rotariens nous nous interrogeons sur le bien-  fondé d’un optimisme au moment où gémissent encore des millions d’individus sous les cendres de la misère, de la pauvreté, de  l’injustice, de la violence et de l’ignorance. Ce constat ne doit pas  nous empêcher, nous rotariens, croyant à une philosophie optimiste  d’une vie en marche  et en coordination avec toutes les bonnes volontés qui s’expriment à travers le monde, de retrouver l’idée d’un progrès de l’humanité, de réentendre l’univers pour rendre le rêve à l’homme et rendre un territoire à son rêve.

Les individus, les ONG et les Institutions culturelles et humanitaires  ne peuvent pas à elles  seules trouver des solutions aux problèmes que nous venons d’évoquer ; il y a urgence à ce que les pouvoirs politiques et religieux puissent s’investir davantage pour consolider les valeurs de dialogue et de paix.

Les trois religions monothéistes du Moyen-Orient ne peuvent vivre une vraie harmonie qu’à travers une réelle sécurisation. Oui les religions du monde se parlent mais timidement et encore trop peu  au sujet de la paix.

Nous pouvons ajouter à ces points deux autres facteurs qui ont engendré une situation plus complexe au Moyen-Orient : l’impact de la politique occidentale sur l’Islam et les musulmans et la crise qui secoue l’Islam de l’intérieur. Pour beaucoup d’observateurs et de chercheurs, ce sont les relations arbitraires avec l’Islam et l’arabité qui ont causé en grande partie la situation actuelle. Les conséquences de cette situation sont doubles : une déchirure musulmane interne et une relation hostile avec l’extérieur.

Il est urgent qu’à travers la légitimité internationale  le problème israélo-palestinien soit résolu ; que toute forme d’intégrisme religieux soit stoppée et punie ; que le Moyen-Orient ne soit pas conçu uniquement comme une source d’énergie ; il est également une source de vie et de valeurs.

Le Moyen-Orient doit rester une terre de dialogue des civilisations, une terre de la spiritualité et de l’élévation de l’esprit. Il est temps que l’homme du Moyen-Orient puisse exister hors de tout contexte religieux.

Non à un christianisme indifférent

Non à un Islam qui perd sa sérénité

Non à un judaïsme qui s’enferme sur lui-même

Oui à un Moyen-Orient réconcilié avec lui-même ; un Moyen Orient, terre de la diversité culturelle et ethnique et non pas foyer de conflits confessionnels.

Permettez-moi de terminer cette intervention par une citation de l’écrivain libanais Amin Rihani qui, au début du XXème, siècle mettait déjà  l’accent sur le cosmopolitisme de l’homme moderne :

«  La  quintessence de ce qui est sain et valable dans les deux cultures, l’orientale et l’occidentale, quand elles sont mêlées et unies, constituera le seul  remède aux  maux d’ordre religieux social et politique de cette époque. A ce moment-là, l’Occidental retournera à Dieu et l’Oriental se verra quelque peu déchargé par Dieu ».

Paris pleure

Par Serge Gouteyron

Les messages de réconfort et de soutien que nous adressent nos amis rotariens ou non par le monde touchent notre cœur et notre raison.

Nous connaissons maintenant l’âge, la vie, la profession, les loisirs de celles et ceux qui sont morts ce vendredi noir.

Une très grande majorité de jeunes, 19 nationalités, occupant des fonctions à haute qualité professionnelle incarnant la joie de vivre avant de mourir en innocent.

Notre âme est impuissante et lourde devant la détresse des familles.

Mais il est réconfortant de voir monter la prière universelle de l’amour face à une « barbarie néo médiévale ».

Sans doute le Rotary doit montrer le chemin. Aussi doit-il davantage développer les moyens et les réseaux de la compréhension internationale et de l’action sur le terrain.

C’est une question pour nous.

D’ici là, les poings fermés dans les  poches, les  pensées fraternelles et les gestes de solidarité aident à célébrer la vie et la mémoire des personnes disparues.

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