LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Les Comités Inter-Pays : Le premier programme du Rotary dédié à la paix

Par Serge Gouteyron

En 1950, à Strasbourg, les rotariens allemands et français créent le 1er comité interpays

Se comprendre, renouer des relations amicales après 2 guerres mondiales, et avancer ensemble pour construire la paix en Europe, telles étaient leurs motivations.

1950 n’est pas neutre.

L’ONU et l’Unesco venaient elles-mêmes d’être créées. L’ONU pour « préserver les générations futures du fléau de la guerre » et l’Unesco pour « élever dans l’esprit des hommes les défenses de la paix ».

2 organisations pour lesquelles le Rotary International et les rotariens es qualités prirent une part active :

  • Dans la rédaction de la charte des Nations Unies en 1945 à San Francisco
  • Dans la conférence des Ministres de l’Education en 1942 à Londres : celle qui décidera de la création de l’Unesco.

D’ailleurs le Rotary organisera chaque année à l’ONU à New York, « la journée du Rotary» interrompue pendant la guerre froide mais reprise depuis 1985 sans discontinuer ; complétée ces dernières années par des « Rotary Day » à l’Unesco.

Penser et agir pour la paix fait que très vite, d’autres comités interpays fleurissent tandis que les gouvernements des 6 pays fondateurs dessinaient les contours de la future Europe.

Les rencontres rotariennes interpays s’étendront bientôt à l’Afrique francophone et au Proche Orient puis ce sera l’Amérique du Sud contribuant à renforcer un arc culturel et humaniste en lien avec leurs aspirations d’émancipation et de progrès.

Chaque année jusqu’en 1988, l’assemblée générale des comités interpays se tiendra à Strasbourg au Conseil de l’Europe. Les Présidents du RI  seront très souvent présents ou représentés tout comme les hauts dirigeants de la communauté européenne.

La chute du mur de Berlin en 1989 ouvre pour les comités une nouvelle vocation dans laquelle ils vont être particulièrement dynamiques : celle de la renaissance et de l’expansion du Rotary en Europe centrale et orientale.

Le Rotary et les comités interpays, nouvellement créés, étant pour ces nouveaux rotariens l’incarnation de la liberté retrouvée et de l’amitié par-delà les frontières.

Les manifestations internationales des comités se multiplient bien que le Rotary ait arrêté leur financement :

à Montpellier en 1992, à Lille en 2001, à Antibes Juan les Pins en 2003  – conférence présidentielle –  à Istanbul en 2007, à Cannes en 2008 « la paix est possible »  – toutes en présence du Président du RI –

aux conventions de Birmingham en 2009 et  de Montréal en 2010 et dans les instituts européens.

En 2007, une association américaine « les amis de la Russie » se transforme en comité interpays Etats Unis /Russie.  Il reçoit sa charte à Evanston,  ce qui  favorisera par la suite l’implantation des comités  aux Etats Unis.

L’organisation et les procédures propres aux comités interpays  : les 2 sections et leur gouvernance, le coordinateur national sont approuvées en 2007 par le Conseil d’Administration du Rotary. Le Conseil Exécutif est ainsi investi de la promotion internationale et des relations avec le siège du RI.

Puis ce sera Bucarest en 2008, Tunis en 2009, Strasbourg en 2010, Berlin en 2011 et  l’Unesco en 2015.

Jusqu’à la pré convention de Taïpei en 2021 (virtuelle cause covid) entièrement consacrée aux comités et à leurs opportunités de service, une première dans leur histoire qui fait date.

Les pays d’Asie ont adopté le concept et créé un comité Indes/Pakistan.

Une innovation : les rotariens de 7 pays du sud est asiatique se sont constitués en comité interpays.

Aujourd’hui on compte 500 comités autant d’ambassades de dialogue pour la paix, apolitiques et non confessionnelles.

Avec le nouveau siècle, la recherche de la paix a aussi évolué. Après la notion de « culture de la paix » l’organisation des Nations Unies et l’Unesco prônent « la pérennisation de la paix » et « la paix positive ».

Le Rotary International contribue à la paix positive par sa vision du monde, par les 7 causes qu’il défend, ses comités interpays, son réseau de représentants auprès des Institutions Internationales, ses programmes d’échanges pour les jeunes, ses bourses, ses centres pour la paix, ses amicales d’action.

Pour les Institutions Internationales l’ambition de transformer le monde reste possible à travers la mise en œuvre du grand plan de développement des Nations Unies :  les objectifs du développement durable : un modèle intégrateur qui identifie les modalités et conditions préalables à l’établissement de la paix

Réussite subordonnée à des engagements fermes et  à une initiative de coopération mondiale  société civile/gouvernements..

D’ici là les comités interpays continueront à établir des ponts d’amitié, à ouvrir la voie diplomatique de l’aide, de la compréhension et du dialogue dans les zones de conflits, à faire partager leurs soucis de loyauté et d’équité dans les relations humaines, et à agir en responsabilité sociale.

Avançant avec d’autres bonnes volontés sur le « long chemin de la paix ».

Retourner au cœur du Rotary – Guérir un monde divisé et bâtir une société civique solide dans le monde post-pandémique

Par Serge Gouteyron et Ed Futa

Notre monde n’a jamais été aussi polarisé. Cette division, résulte de différences politiques, religieuses et culturelles, mais aussi d’inégalités socio-économiques, aggravée par la pandémie de coronavirus. Cette crise mondiale se joue dans l’arène politique mais également dans la société civile.

Lors d’une récente enquête mondiale menée par le centre de recherche indépendant Pew, environ 60% des personnes interrogées dans 17 pays d’Europe, d’Asie et du Nord ont déclaré que leurs pays étaient plus divisés qu’auparavant. Aux États-Unis, c’est 88 %.

Alors que nous réfléchissons à notre avenir collectif, nous nous demandons si l’ambiance actuelle de négativité et de polarisation peut être inversée et si nous pouvons créer un environnement où nous valorisons ce que nous avons en commun dans le respect, l’intégrité et l’espoir tout en reconnaissant nos différences.

Quel rôle le Rotary devrait-il jouer pour réduire les divisions qui dévorent le monde et exercer une influence positive dans les sociétés civiles ? Par exemple, en Europe et en Afrique, il existe des comités interpays. Ces comités se réunissent de manière informelle, ils atteignent un haut niveau de compréhension dans leur communauté. Cela met en évidence le rôle central de la communication au niveau personnel, social et communautaire pour atteindre l’objectif de compréhension et d’acceptation mutuelles.

Le Rotary a une longue histoire de promotion de la société civile. Lors de sa convention de 1921 à Édimbourg, en Écosse, les délégués ont amendé la constitution de l’association pour inclure l’objectif « d’aider à l’avancement de la paix et de la bonne volonté internationales grâce à une communauté d’hommes d’affaires et de professionnels de toutes les nations unis dans l’idéal de servir du Rotary. ” Parallèlement, les Rotariens ont joué un rôle historique avant et après la Seconde Guerre mondiale dans la construction de la paix par leur contribution à la création d’institutions internationales.

Jean Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français et président de la Fondation Prospective et Innovation, a un jour décrit le Rotary comme « une conscience morale dans les domaines de la paix et de l’éthique ». « Vous exercez une influence bénéfique dans la société civile« , a-t-il déclaré à Serge Gouteyron, vice-président du Rotary (2004 -2005). « Le Rotary est une force transversale avec une présence locale qui favorise la conception d’une gouvernance mondiale et locale.« 

Alors que les divisions politiques deviennent plus intenses ; il est tout à fait opportun pour le Rotary de revenir à son cœur de mission et rétablir les liens autrefois solides entre nos clubs et les élus. Cela encouragera et inspirera une relation renforcée par la confiance mutuelle et l’engagement de chacun pour faire le bien.

Pour élargir notre impact au sein de la communauté, nous recommandons que :

1. Les présidents de club et leur commission rencontrent leur maire ou les dirigeants de la communauté locale en les invitant aux réunions du Rotary pour promouvoir la cohésion sociale grâce aux actions du Rotary. Notre objectif est de rétablir une relation entre nos Rotary clubs et leurs communautés locales. C’était la procédure opérationnelle classique dans nos clubs les plus performants.

2. Les gouverneurs de district et leur comité encouragent les mêmes relations avec les dirigeants des régions pour créer des ponts grâce aux divers programmes et partenariats.

3. Le président et les administrateurs du Rotary recherchent activement une audience auprès des dirigeants mondiaux des gouvernements, des entreprises et des chefs spirituels pour encourager un dialogue ouvert et l’opportunité de promouvoir la paix et le développement pour bâtir une société plus pacifique.

4. Les représentants du Rotary renforcent l’influence du Rotary dans les différentes institutions internationales par leurs contacts personnels au sein de leurs organisations respectives. Ce faisant, nous mettrons en évidence l’outil le plus efficace de la diplomatie. Rien ne remplace une relation personnelle pour permettre un partenariat efficace pour bâtir des communautés plus fortes.

5. Le Rotary et les Rotary clubs renforcent leur rôle dans la promotion de la compréhension internationale par le biais des contacts personnels – des actions internationales, les échanges de jeunes, les bourses d’ambassadeurs, les centres pour la paix, etc…

6. Ces suggestions et d’autres ne constituent pas un nouveau programme ou une nouvelle approche pour le Rotary. C’est revenir à l’un de nos fondements fondamentaux, à savoir viser à être le reflet fidèle de l’ensemble de nos communautés, de leurs caractéristiques et de leurs profils. Dans un passé pas trop éloigné, presque tous les clubs Rotary avaient traditionnellement des membres dirigeants de leurs communautés ; villes, villes, États ou gouvernements nationaux en tant que membres (actif ou honoraire).

Nous n’avons pas besoin de nouvelles règles ou politiques RI pour que cela se produise ; nous devons inviter ces dirigeants à se joindre à nous pour faire de leurs communautés le meilleur endroit où vivre.

La pandémie de Covid-19 a fait des ravages dans le monde, mais elle a aussi créé une nouvelle dynamique, nous permettant d’unir et de mobiliser tous les Rotariens pour devenir une nouvelle force dans la construction d’une société civile post-pandémique.

Serge Gouteyron, Ed Futa et Cyril Noirtin au Palais des Nations (ONU Genève)

Les comités interpays face à l’invasion russe en Ukraine

Par Serge Gouteyron

Face au tragique de la situation pour la population civile d’Ukraine, les comités France Ukraine et France Russie mais également une vingtaine de comités liés à l’Ukraine et à la Russie sont sur la ligne du front rotarien à « l’avant-garde de l’idéal de paix ».

L’aide pour les réfugiés promet d’être massive tout comme l’aide pour les Ukrainiens sur place bien que le problème de l’acheminement soit posé.

Quel retournement de l’histoire. Ces comités pionniers de la renaissance ou de la naissance du Rotary en Europe centrale et orientale, il y a 30 ans, doivent aujourd’hui œuvrer en commun, à la fois pour organiser la distribution de l’aide internationale sur le terrain mais en même temps laisser ouverts les canaux du dialogue et les initiatives pour la paix.

Qui aurait pu penser connaître à nouveau un tel drame ?

Les comités, leurs rotariens et les rotaractiens sont parfaitement légitimes à ouvrir une voie « diplomatique » de par leur connaissance de l’intérieur des pays et leur vocation première.

L’esprit international des comités interpays n’est pas le patriotisme national mais la mise en pratique d’une attitude de compréhension à l’égard des croyances, les comportements et des actes d’autrui même si c’est quelquefois très difficile.

De même que la loyauté et l’équité ne peuvent qu’aider à la compréhension réciproque.

Ceci posé, les valeurs humanistes, la démocratie et les droits humains que défendent les rotariens et qui fondent notre civilisation ne sont malheureusement pas partagés de la même façon partout dans le monde et c’est bien pour cela que prennent corps des incompréhensions qui conduisent souvent à la violence et même parfois à la guerre.

Les comités interpays seraient dans leur rôle en organisant une conférence internationale sur la paix en Ukraine. Celle-ci est attendue, je crois, par le monde rotarien européen.

Serge Gouteyron
Past Vice Président du Rotary International
Président d’honneur du Conseil Exécutif des comités interpays
Fondateur (1995) Président d’honneur du CIP France Russie

Imaginons le Rotary

Par Serge Gouteyron

« Imaginons le Rotary » sera le thème de Jennifer Jones, Présidente du RI en 2022/2023.

Les gouverneurs de Jennifer mais également beaucoup d’autres rotariens sont sensibles chaque année aux thèmes présidentiels car le thème choisi donne un éclairage sur ce que sera l’année.

Grâce au thème, nous connaissons les domaines d’actions qui seront privilégiés par la Présidente élue.

D’ailleurs, on peut classer les thèmes en 2 grandes catégories :

  • ceux qui définissent l’action du Rotary dans la société comme par exemple :
    « Le Rotary en partage » Wilf Wilkinson 2007/2008 – « La paix par le service » Sakuji Tanaka 2012/2013 – « Le Rotary au service de l’humanité » John Germ 2016/2017 – « Le Rotary un impact réel » Ian Risseley 2017/2018 – « Servir pour changer des vies » Shekhar Mehta 2021/2022.
  • Ou bien ceux qui font appel directement à la personnalité du rotarien pour agir :
    « Sachez vous dépasser » Rajendra Saboo 1991/1992 – « Sois un ami » Bill Huntley – « Faire prendre conscience et agir » Frank Devlyn 2000/2001 – « Semer l’amour » Bhichai Rattakul 2002/2003 – « Puisez en vous même pour embrasser l’humanité » Kalyan Banerjee 2011/2012 – « Soyons l’inspiration » Barry Rassin 2018/2019.

« Imaginons le Rotary » ou « Imaginez le Rotary » s’inscrit dans la seconde ligne et résonne en écho au thème de James Lacy 1998/1999 « Rêvez le Rotary du futur ».

James Lacy avait demandé à chaque club d’écrire quels étaient les leurs tandis que Jennifer Jones va entamer une tournée mondiale pour rencontrer les dirigeants.

Construire le Rotary que nous voulons, celui qui répondra aux multiples attentes de la société et aux rêves des rotariens. Un Rotary capable de transformer le monde, de contribuer à l’avènement de sociétés pacifiques, fraternelles et justes.

S’adapter et rénover l’organisation, renforcer la pensée mais rester fidèles à notre histoire et à nos valeurs.

Construire par notre leadership un Rotary d’influence et d’éthique.

Le Rotary idéal en quelque sorte.

Mais nous connaissons les contingences et le réalisme de Jennifer Jones.

Imaginons le Rotary de l’espérance et du possible.

La Présidente Elue 2022/2023 Jennifer Jones
en visite à l’Unesco Paris le 25 septembre 2021

Le Rotary et les Elus

Par Serge Gouteyron

Comment est perçu le Rotary par les Dirigeants politiques ?
J’ai eu le plaisir de rencontrer M. Jean Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre, aujourd’hui Président de la Fondation Prospective et Innovation.

A ma question « que représente pour vous le Rotary International », il répondit : « une « conscience » morale dans les domaines de la paix et de l’éthique – et vous exercez une influence bénéfique dans la société civile ».
« Le Rotary est une force transversale avec une implantation locale celle qui favorise la conception d’une gouvernance mondiale et locale ».

Je déduis de ces paroles fortes que le Rotary est un partenaire écouté.

Car il est vrai

  • Que les rotariens ont joué un rôle historique avant-guerre dans la construction de la paix par leur prise de position et par leur contribution à la création des Institutions Internationales.
  • Que le Rotary est à l’initiative de la lutte pour l’éradication de la poliomyélite – la « conscience » disait aussi l’ancien Directeur de l’UNICEF, James Grant.
  • Que les Centres pour la paix sont une réalisation concrète de notre action en faveur de la paix.
  • Que nous partageons avec les Nations Unies les objectifs de développement.
  • Que les rotariens sont connus depuis 1905 pour leur éthique professionnelle.

Partant de là, nous devrions élargir notre impact auprès des élus dans le cadre d’une campagne de promotion de l’image du Rotary qui s’inscrirait dans les « journées de service rotarien » du Président Shekhar Mehta.

Pour cela demander audience :

  • Pour les Présidents de club et leur comité à leur Maire
  • Pour les Gouverneurs et leur comité aux Présidents de Région et de Département
  • Pour les Administrateurs et le Président du RI aux Gouvernements et aux Chefs d’Etat.

Une belle opportunité de mobiliser tous les rotariens, après deux années de Covid et créer une nouvelle dynamique, à travers une présentation directe et identique partout ; chaque club et chaque district ayant la possibilité d’adjoindre au tronc commun leurs actions propres.

Porteurs de la pensée des générations de rotariens qui ont écrit l’histoire du Rotary, Les représentants sont directement concernés.

L’occasion pour nous de réfléchir à l’influence du Rotary dans les Institutions Internationales.

A l’Unesco, au fil des années s’est établie une relation de confiance et l’étape suivante pourrait être de nouer des relations et des circuits d’information réciproques avec les ambassadeurs des Etats membres.

Cependant je pense que la meilleure diffusion des idées rotariennes comme le meilleur impact se trouvent dans une collaboration institutionnelle avec les commissions nationales de l’Unesco.

Implantées dans 120 pays elles représentent à la fois la société civile et les institutions. De plus elles sont proches de nos préoccupations.

Une opportunité pour renforcer le rayonnement des districts et des clubs.

C’était le but du Président Jonathan Majiyagbe en 2003 lorsqu’il signa le partenariat Rotary/Unesco avec le Directeur Général de l’Unesco, M. Koïchiro Matsura.

La Présidente Elue 2022/2023 Jennifer Jones
en visite à l’Unesco Paris le 25 septembre 2021

Intervention du Rotary à la Conférence Générale de l’UNESCO

A l’occasion de la 41ème Conférence générale de l’UNESCO, Cyril NOIRTIN, Représentant du Rotary auprès de l’UNESCO est intervenu en séance plénière au nom du Rotary.

Monsieur le Président de la Conférence Générale,
Monsieur le Président du Conseil Exécutif,
Madame la Directrice Générale,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Le Rotary International est heureux de s’adresser aux délégués de la 41ème session de la conférence générale.
Partenaire officiel de longue date de l’UNESCO, le Rotary est l’une des principales organisations indépendantes de service au monde avec plus d’1,2 million de membres répartis dans 35 000 clubs dans plus de 200 pays et territoires.
Ensemble, nous voyons un monde où les gens se rassemblent et passent à l’action pour apporter un changement durable – dans le monde, dans leur communauté et en eux-mêmes.

Nous nous sommes fixés comme mission de nous mettre au service des autres, et de faire la promotion de l’intégrité, de la compréhension mutuelle, de la bonne volonté et de la paix au travers de notre réseau de professionnels et de leaders.

Les membres du Rotary sont convaincus que nous devons tous passer à l’action pour résoudre les problèmes les plus pressants dans le monde.

Avec l’UNESCO, nous entretenons une coopération étroite, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’accès à l’eau, de la consolidation de la paix, du patrimoine culturel, aussi bien sur le plan international que local
Nous avons la même vision, les mêmes objectifs et des programmes semblables. Nous partageons la même philosophie.
Nous valorisons la diversité et célébrons les contributions des personnes de tous horizons, car nous comprenons qu’une culture diverse, équitable et inclusive est essentielle pour réaliser notre vision et accomplir notre mission.

Enfin, nous sommes unis par un but commun : construire un monde de paix.
D’ailleurs, nous allons activement prendre part à la prochaine Biennale de Luanda en participant aux sessions de partenariat sur l’engagement des jeunes comme acteurs des transformations sociales pour la prévention des conflits et le développement durable et au travers des actions que nous menons sur le terrain, contribuer à faire avancer la culture de la paix en Afrique.

Atteindre d’ici 2030 les objectifs des Nations Unies pour le développement durable est sans nul doute un enjeu essentiel pour l’humanité.
Et cela ne pourra se réaliser que grâce à l’engagement des grands acteurs de la société civile et un renforcement de leur coopération avec les états membres et les organisations intergouvernementales.

C’est pourquoi nous devons faire progresser cette collaboration même s’il s’agira d’une question de temps et d’un processus graduel.

Merci pour votre attention.

 

Hommage au Past Président RI Carlo Ravizza

Par Serge Gouteyron

Le Président du RI 1999/2000, Carlo Ravizza, Vice-Président 1985/1986 et Président du comité d’organisation d la Convention de Nice 1995, entre autres fonctions, nous a quittés tout récemment.

Carlo Ravizza a été un Président exceptionnel.

Il avait pour notre organisation une vision : celle d’une Internationale du Service : humanitaire, éducative et professionnelle portée par des valeurs humanistes et éthiques pro active au sein de la société.

Il situait le Rotary au 1er rang des ONG, à la même place qu’une agence de l’ONU, comme l’UNESCO ou l’UNICEF. N’avait-il pas d’ailleurs souhaité, sans trop y croire il est vrai, que le siège du Rotary International soit à Genève.

De cette vision, il a témoigné durant son mandat :

• A travers le plan de leadership du district d’alors avec de grands districts dans lesquels le gouverneur devenait le porte-parole régional de l’organisation auprès des institutions patronales, commerciales et gouvernementales tandis que les gouverneurs adjoint assumaient le suivi du fonctionnement et les visites de clubs
(au moment où le Rotary se cherche une organisation moins coûteuse, cette option peut être à nouveau envisagée).

• A travers son souci de susciter plus d’engagement personnel de la part des rotariens par une connaissance profonde de leur organisation.

Carlo pensait, avec Rossana, son épouse qui l’accompagnait toujours, que le Rotary devait être pour chaque rotarien aussi essentiel dans leur vie qu’il l’était pour la sienne..

Robert Barth (Suisse), Bill Huntley (Grande Bretagne), Carlo Ravizza (Italie) et Carl Wilhelm Stenhammar (Suède) ont chacun durant leur mandat respectif imprégné l’organisation du Rotary, alors très américaine, de l’esprit européen.

J’ai eu l’opportunité plusieurs fois de solliciter Carlo Ravizza et à chaque fois, il a répondu présent.

  • A l’Institute de Lille en 2005 (qu’il voulait bien classer parmi les « supérieurs »)
  • A Cannes en 2008 pour la conférence « la paix est possible » avec le Président du RI Wilf Wilkinson et Carl Wilhelm Stenhammar.
  • Dans les ateliers « comités interpays » des conventions de Birmingham et de Montréal dans lesquels il m’épaula.

Pensant à ces moments fabuleux et à ses chaleureuses convictions, je mesure ce que nous avons perdu.

Haïti – Promouvoir la culture de la paix à l’école

Par Carine Cleophat
Présidente du club de Pétion Ville

Face à la situation sociale et conflictuelle à Haïti, le rotary club de Pétion Ville ne reste pas indifférent. Il a décidé de lancer un programme d’éducation à la paix dans les écoles de son ressort pour faire diminuer les conflits qui rongent la société haïtienne.

Ce plan d’action s’appuie sur la promotion de la culture de la paix au sein des haïtiens à tous les niveaux à travers un programme de sensibilisation « au refus du conflit comme mode de vie » en dotant certaines écoles dans son aire d’influences et le grand public de connaissances et de compétences nécessaires pour résoudre les conflits et maintenir la paix.

Pour cela,

Promouvoir la boite à outils pour la promotion et la culture de la paix au sein d’une dizaine d’écoles affiliées au Rotary Club de Pétion ville.

Organiser une formation de formateurs à l’utilisation du matériel afin de renforcer la capacité des maîtres à enseigner les notions sur la culture de la paix

Concevoir un programme de sensibilisation sur la promotion de la paix touchant les facteurs de la paix :

  • Promouvoir et mettre en œuvre les valeurs humaines du Rotary
  • Rejeter la violence sur toutes ses formes
  • Appliquer les réflexes de paix
  • Lancer une campagne de sensibilisation sur la promotion de la paix au niveau des radios.

La vulgarisation de la boîte à outils dans les écoles représente un élément clé de la stratégie. La boîte à outils est un produit de « l’Institut des Etats Unis pour la Paix ». Elle fournit aux enseignants et aux élèves de 11 à 13 ans des leçons et des exercices interactifs à l’apprentissage à la promotion de la culture de la paix.

Elle s’articule autour de 3 idées fondamentales dans le domaine de la gestion des conflits

1.     Les conflits sont indissociables de la condition humaine

Nous devons développer chez les élèves leur capacité à gérer les conflits, à gérer les désaccords et les dissensions.

2.     Les conflits violents peuvent être évités

Faire valoir les opinions tout en respectant et en acceptant celles des autres

3.     L’artisan de la paix

L’artisan de la paix s’appuie sur des connaissances, des compétences et des attitudes qui s’acquièrent.

Ces 3 idées fondamentales s’organisent autour de 15 leçons interactives de 45 minutes.

Ce projet touchera 4 cibles :

  • Les jeunes enfants au niveau de l’école primaire
  • Les maître et maîtresses d’écoles primaires et secondaires
  • Le grand public à travers une campagne et sensibilisation radiophonique
  • Les décideurs : directeurs d’écoles et représentants de l’enseignement.

Le symposium pour la paix du 25 février a lancé officiellement ce projet de grande envergure.

Symposium auquel participaient autour des rotariens de Pétion Ville – Serge Gouteyron, Past Vice-Président RI – Père Jean Marc Siméon, Directeur Académique et Scientifique Université Notre Dame d’Haïti – Mélanie Benjamin, Médiatrice pour la paix – Etzer Emile, Economiste – Daniel Tillias, Chair comité Sakala – Kymni Stubbs,chair Peace Building District 7020 – Aly Alix Nicolas Directeur du Curriculum et de la Qualité Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle.

Une mise en œuvre à suivre avec beaucoup d’intérêt !

Rotary mode d’emploi, l’histoire d’une brochure devenue ‘best-seller’

Par Jean Camille Chastang

Vous avez certainement eu l’occasion de parcourir Rotary mode d’emploi, mais en connaissez-vous l’histoire ?

Tout est parti d’une idée du Gouverneur du district 1670, Serge Gouteyron qui en 2001 constatait que s’il existait de nombreux documents relatant les actions du Rotary, aucun ne synthétisait réellement ce qu’il était. Un document plus qu’utile pour la conquête de nouveaux rotariens et leur formation.

Un premier projet avait été élaboré et il me fut confié de combler ce manque et d’imaginer un support d’information, de formation et de promotion du Rotary et … pouvant être mis entre toutes les mains.

En parcourant la première édition (16 pages – 21×29,7) nous pouvions suivre le parcours de Marie et Jean, deux jeunes professionnels partis à la découverte du Rotary. Un ouvrage agréable à lire qui rencontra le succès, confirmé par une version en langue anglaise et une édition adaptée en langue russe, pour accompagner l’expansion du Rotary à l’Est.

Tiré à 20 000, le titre ‘mode d’emploi’ suscitait déjà de la curiosité.

C’est après avoir été Directeur et ensuite Vice-Président du Rotary International, que Serge Gouteyron constitua un Groupe de réflexion au niveau de notre Zone sur la mise en œuvre du plan stratégique, le but était d’en extraire des idées afin de mieux faire encore Rayonner le Rotary, parmi les propositions maitresses  : créer une carte de paiement au profit de PolioPlus, renouveler Rotary mode d’emploi dans le cadre d’une formation soutenue, sensibiliser les rotariens aux actions en faveur de la paix  …

Pour ce faire, de 2009 à 2015 un format plus original proposé par notre nouvelle conceptrice graphique, fut retenu (32 pages – 16×29,7) pour un ouvrage qui se voulait résumer ‘tout ce qu’il faut savoir sur le Rotary’. En adoptant dès 2014, la nouvelle charte graphique du Rotary, la documentation devenait une référence qui était décidément à mettre entre toutes les mains.

60 000 exemplaires de ces successives éditions seront édités.

En 2017, nouveau choc, en entrant dans un format inédit (16×17,5) et plus aisément logeable dans un sac à main… l’ouvrage, devient un condensé utile du Manuel de procédure et de Rotary of Policies, pour cela, il lui faut dorénavant 52 pages.

 

Il confirme aussi tout simplement son adoption par nombre de districts et de clubs francophones comme support idéal de formation, d’information et de promotion du Rotary et qui enthousiasmés par l’ouvrage devenu référence, renouvellent des commandes au fil de ses éditions.

20 000 exemplaires, sont diffusées sous ce nouveau format

La dernière mouture qui adopte un nouveau visuel, séduit aussi nos voisins Belges et Luxembourgeois  qui  nous ont rejoints dans la Zone 13. Ainsi l’édition 2020 grâce à la collaboration avec Rotary BeLux Services, fut enrichie de deux versions adaptées, l’une néerlandophone, l’autre francophone.

Une diffusion parfaitement rodée… avec la réactivité comme clef du succès.

  • Chaque nouvelle édition ou impression est l’occasion de procéder à des mises à jour nécessitées par l’évolution constante de notre mouvement.
  • La livraison assurée dans les huit jours qui suivent la commande.
  • Le coût modique, une participation de 1,50 €/exemplaire est demandée pour couvrir les seuls frais de conception graphique et d’impression, plus la récupération des frais de port.
  • Un encart développant le nouveau thème présidentiel est édité chaque année sous forme de marque-page est offert avec chaque exemplaire.
  • Une version site permet de feuilleter la dernière version et donc de s’en servir comme support de formation, un formulaire de commande est en ligne.

Un ouvrage reconnu

A chacune de ses versions, papier ou site est attribué un numéro éditeur par l’AFNIL et un exemplaire est déposé auprès de la Bibliothèque Nationale de France afin d’enrichir le patrimoine documentaire national.

Pour être en conformité avec l’utilisation de l’emblème et de la marque Rotary, le district 1670 est désormais tenu de faire figurer sa signature en couverture.

Enfin, l’association ROTARY INTERNATIONAL District 1670 est l’entier propriétaire des droits sur la brochure Rotary mode d’emploi.

20 ans après et 120 000 exemplaires plus tard, Rotary mode d’emploi est devenu un « best seller »

Hommage à Luis Vicente Giay – Président RI 1996/1997

Par Serge Gouteyron

La vision de Luis Vicente Giay – Entré au Rotary à 22 ans  manquera aux rotariens, qui comme moi, le voyait comme un mentor.

Son thème  « action et vision pour bâtir l’avenir  » anticipait les orientations futures de notre organisation tout comme sa préoccupation d’associer les  » jeunes générations » à la construction de notre mouvement.

Par 2 fois Président de la Fondation Rotary, Luis a été l’un des hauts dirigeants qui ont d’abord préparé le plan stratégique du Rotary puis le plan vision pour l’avenir de la Fondation en plus d’être très présent et actif dans les Centres pour la paix   : les trois avancées majeures du Rotary  des 2 dernières décennies.

Précurseur, Luis avait signé un partenariat avec l’Unesco. Il accueillit d’ailleurs pour sa convention – sous la pluie – dans le mythique stade de Glasgow le Directeur Général de l’Unesco, Frédérico Major.

Ce partenariat avec l’Unesco était symbolique. Pour lui, l’Unesco et le Rotary sont 2 organisations synonymes d’émancipation de la personne par l’éducation et la culture de la paix.

Luis Vicente Giay a été, très probablement, le président international le plus impliqué dans les comités interpays avec le Président Jonathan Majiyagbe.

Luis avait  créé le comité entre l’Argentine et le Brésil,  il fut particulièrement heureux que Denis Duflo et son équipe du district 1640 créent le comité France Argentine auquel Luis et Célia ont apporté un appui amical.

Le Président Tanaka lui confia en 2012 l’organisation des 3 séminaires sur la paix à Berlin, Honolulu et Hiroshima. La déclaration finale  lors du séminaire de Berlin (organisé par l’actuel Président Holger Knaack) a été très explicite sur le rôle des comités interpays dans l’avancement de la paix.

J’avais eu le plaisir en 1996 d’être l’aide de Célia et Luis  à Boulogne sur Mer. Ils avaient accepté l’invitation du regretté gouverneur Marcel Stéfanski  pour honorer l’un des héros de l’indépendance sud-américaine, retiré et  décédé à Boulogne sur Mer, le Général San Martin.

Célia et Luis formaient un couple indissociable (56 ans de vie commune).

Célia également rotarienne devint gouverneur, administratrice et Vice-Présidente du Rotary International avec le Président Gary Huang en 2014/2015.

Un couple ouvert sur les autres et en communion avec les rotariens

Sois certain, cher Luis, que ta pensée restera présente !