LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

6ème rencontre à Valenciennes des clubs Rotary/sites Unesco

Par Serge Gouteyron

Plus d’une centaine de rotariens venus de toute la France ont participé à la 6ème rencontre clubs rotary/sites Unesco à Valenciennes.

Il s’agissait de célébrer le 37ème site Unesco français (en 2012), celui du patrimoine minier.

L’association des clubs Rotary/Sites Unesco est présidée par Jean Pierre Remazeilhes. Rappelons la mémoire de Maurice Charbonnières  à l’origine de la première manifestation à  Albi en 2014.

L’occasion de situer cette manifestation dans les relations Rotary/Unesco.

Le Rotary et les rotariens et les Nations Unies ont une longue relation au service de la construction de société pacifique.

D’abord par un plaidoyer public entre les 2 guerres

Ensuite par le rôle qu’ils ont joué dans les conférences de Londres (1942 à 1945) des Ministres de l’Education du monde libre qui aboutira à la création de l’Unesco.

Dans la rédaction de la charte des Nations Unies en 1945 à San Francisco.

Rappelons que le Secrétaire d’Etat américain avait demandé au Président du Rotary de nommer 10 rotariens pour faire partie de la délégation américaine comme il le demandera également pour quelques grandes organisations comme la Croix Rouge.

Rappelons ici en France Et  plus particulièrement dans les Hauts de France, le rôle essentiel joué à cette époque par René Cassin, Prix Nobel de la Paix, premier Président de la commission européenne des droits de l’homme – rotarien à Lille puis à Paris. Il fut probablement le français le plus actif dans ce renouveau  international et humaniste comme il le fut en 1948 à Paris dans l’adoption de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Le but de l’Unesco

Préambule : les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix

Contribuer au maintien de la paix et de la sécurité par la collaboration entre les nations dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture.

Pour assurer le respect universel de la justice et de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous

Les thèmes

  • Education pour tous tout au long de la vie
  • Coopération internationale des politiques scientifiques
  • Dialogue interculturel et principes éthiques
  • Faire connaitre la diversité des expressions culturelles
  • Liberté de penser et diffusion du savoir
  • Partager et transmettre le patrimoine mondial

La coopération Rotary et Unesco

D’abord nous partageons nous rotariens bon nombre des objectifs de l‘Unesco et l’un et l’autre nous avons des approches adaptées pour chaque région du monde en créant des modèles qui reflètent nos programmes.

Il y a eu dans le passé deux conventions de partenariat entre nos organisations :

En 1996 avec Luis Vicente Giay et Fédérico  Mayor

En 2004 avec Jonathan Majiyagbe et Koïchiro Matsuura

Par la suite, cette coopération s’est manifestée avec l’organisation de conférences Rotary / Unesco en 2006, 2012, 2015, 2018 avec les présidents du Rotary International

La prochaine le 28 mars 2020 , conférence présidentielle pour fêter le 75ème anniversaire de la création des Nations Unies et celui de l’Unesco qui est une de ses agences.

ONG

La principale caractéristique de l’Unesco pour rapport aux autres institutions internationales c’est le statut privilégié qu’ont les ONG

400 ONG y sont représentées

70 ont le statut d’association le plus élevé : c’est celui du Rotary

Un comité de liaison de 10 de ces associations est élu pour 2 ans et le Rotary fait partie du comité de liaison.

Patrimoine mondial

La prise  de conscience s’est faite au moment de la construction du barrage d’Assouan et le transfert du Temple d’Abou Smibel.

Et c’est une conférence à Washington en 1966 qui créa la « Fondation pour le patrimoine mondial »

C’est dans ces pas prestigieux que s’inscrit l’association des clubs  Rotary sites Unesco qui après Albi, Fontenay, Carcassonne, le Havre, Provins, est à Valenciennes pour célébrer le patrimoine minier avant de se rendre à Gavarnie et Lyon.

Félicitations à Daniel Cappelle principal conférencier et organisateur avec le club de Valenciennes et son président Frédéric Woeffle de ces 6èmes rencontres.

Forum Rotarien transfrontalier des Alpes de la Méditerranée

Par Cyril NOIRTIN
Représentant du Rotary à l’UNESCO

A l’invitation des Gouverneurs des districts Rotary 1730 (France) et 2032 (Italie), j’ai participé au premier forum Rotarien transfrontalier des Alpes de la Méditerranée qui s’est tenu le samedi 6 avril 2019 au Casino de Sanremo en Italie.

En ma qualité de représentant du Rotary à l’UNESCO, j’ai pu intervenir dans une table ronde organisée en soutien à la candidature de l’inscription des «  Alpes de la Méditerranée » au patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est un site transfrontalier, sériel, axé sur les valeurs géologiques et constitué par un périmètre à la fois terrestre et marin appartenant à 3 États : Italie, Monaco et France. Ce territoire est situé au sud de la chaîne alpine, entre les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence dans le sud-est de la France, Monaco et les régions du Piémont et de la Ligurie, dans le nord-ouest de l’Italie.

Nos patrimoines culturel et naturel sont deux sources irremplaçables de vie et d’inspiration. Des lieux aussi extraordinaires et divers que les étendues sauvages du parc national de Serengeti en Afrique orientale, les Pyramides d’Egypte, la Grande Barrière d’Australie et les cathédrales baroques d’Amérique latine constituent le patrimoine de notre monde.

L’idée de créer un mouvement international pour protéger le patrimoine est née après la Première Guerre mondiale. En 1972, un traité international intitulé Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel fut adopté par l’UNESCO.

Il encourage l’identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde, considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l’humanité.

La liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, ou patrimoine de l’humanité, a pour objectif de préserver et transmettre ce patrimoine aux générations futures.

L’événement qui a suscité une prise de conscience internationale particulière a été la décision de construire le barrage d’Assouan en Egypte, ce qui aurait inondé la vallée où se trouvaient les temples d’Abou Simbel, trésors de la civilisation de l’Egypte ancienne. En 1959, l’UNESCO a décidé de lancer une campagne internationale à la suite d’un appel des gouvernements égyptien et soudanais. La recherche archéologique dans les zones qui allaient être inondées a été accélérée ; enfin les temples d’Abou Simbel et de Philae ont été démontés, déplacés et réassemblés. Ce succès a été suivi d’autres campagnes de sauvegarde, notamment pour sauver Venise (Italie) et Mohenjo Daro (Pakistan) et pour restaurer Borobudur (Indonésie).

L’idée de concilier la conservation des sites culturels et celle des sites naturels vient des Etats-Unis d’Amérique.

Une conférence à la Maison-Blanche à Washington, D.C. en 1965 a demandé la création d’une « Fondation du patrimoine mondial » qui stimulerait la coopération internationale afin de protéger « les lieux, les paysages et les sites historiques les plus extraordinaires pour le présent et l’avenir de toute l’humanité ».

En considérant le patrimoine sous ses aspects culturels aussi bien que naturels, la Convention nous rappelle l’interaction entre l’être humain et la nature et la nécessité fondamentale de préserver l’équilibre entre les deux.

En 2014, à l’initiative du Rotary club Albi-La Pérouse, il a été créé une association Entente Clubs Rotary-Sites UNESCO. Celle-ci a pour objectif de regrouper les clubs Rotary implantés à proximité, d’un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco pour faire découvrir le patrimoine mais aussi pour permettre aux clubs de se retrouver et de travailler et réfléchir ensemble sur les valeurs communes et les actions pouvant être faites (culture de la paix, sauvegarde du patrimoine, solidarité, ….).

Ces actions démontre une nouvelle fois, que les clubs et districts Rotary, en travaillant avec l’UNESCO, peuvent étendre leur impact et projeter de nouvelles actions notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture, du développement durable et de la promotion de l’éthique.

Les Comités Inter-Pays soutien de l’Action Internationale

Par Bertrand Baranovsky
Président de la section française du CIP France Russie

Un concours international de musique du Rotary qui s’adresse à des enfants âgés de 8 à 12 ans,  issus de famille démunies,  a été créé par le Rotary Club Moscou  International en 2002. Depuis sa création, de nombreux concerts ont été organisés en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Autriche et en République Tchèque pour le faire découvrir.

Cette année, l’un des membres fondateurs de cet évènement, Josef Marous, souhaitait  faire découvrir ce concours aux Rotariens des clubs de Paris. C’est pourquoi, il m’a contacté en tant que Président du CIP France-Russie. Un concert avec l’une des anciennes lauréates, Maria Andreeva, a pu être organisé à la Résidence de l’ambassadeur de Russie à Paris le 21 mars 2019, sous le haut patronage de son Excellence Alexey Meshkov.

Avec le soutien de Catherine Mulnet, Gouverneur du District 1660 qui a relayé l’invitation aux clubs de Paris, 70 rotariens de Paris auxquels s’étaient joint des membres du CIP France-Russie et des Rotariens du club de Moscou-Est, ont participé à cette soirée prestigieuse sous le signe de l’amitié et la compréhension entre les peuples.

Le Comité Interpays France Russie a été créé il y a 24 ans, le 8 mars 1995 à Moscou.

Ses actions sont multiples, entre autres  : parrainage et création  de 12 clubs en Fédération de Russie – brochure rotarienne en langue russe – 3 tournées de 10 spectacles de l’ensemble de chants et de danses Loktev 80 participants – équipement d’un centre de protection maternelle et infantile et formation de médecins – fréquentes rencontres de jeunes – formation de professeur de français – soutien à des jeunes virtuoses – regards croisés – participation à des conférences internationales  en  Russie et en France

 

La Conférence des ONG à l’UNESCO

Par Serge Gouteyron

La Conférence internationale des ONG en partenariat officiel avec l’UNESCO s’est tenue au siège de l’UNESCO les 17,18 et 19 décembre avec comme thème : « valoriser l’engagement et la contribution des ONG partenaires de l’UNESCO ».

Parmi les institutions internationales, l’UNESCO est celle qui fait la place la plus grande dans son organisation à la société civile : une direction et des services, une conférence internationale tous les 2 ans.

425 ONG étaient invitées à cette conférence qui alterne avec la Conférence Générale (la conférence des Etats membres). Celle-ci est le pendant à l’UNESCO de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Parmi les résolutions adoptées, la principale concerne les forums organisés conjointement par le comité de liaison des ONG et l’UNESCO.

10 forums sont programmés au siège ou dans les pays hôtes. Les thèmes proposés sont : sauvegarder le patrimoine culturel naturel et immatériel, le rôle des volontaires et des bénévoles – l’éducation à la citoyenneté mondiale – l’éducation à la non-violence et à la paix – célébration des langues autochtones – quelle éducation inclusive et équitable pour toutes et tous tout au long de la vie – forum sur le climat – festival pour la paix avec les jeunes – lien entre l’esprit d’entreprise, la science, la technologie et l’innovation – la diversité culturelle avec les artistes du monde – les énergies, l’eau et leur impact sur la société civile.

Ces forums sont la manifestation du travail collectif effectué par les ONG, le comité de liaison et l’UNESCO.

La conférence des ONG élit tous les 2 ans au comité de liaison, 10 ONG pour les représenter.Le Rotary International a été réélu au comité de liaison des ONG avec Cyril Noirtin comme membre titulaire et Serge Gouteyron comme membre suppléant. Ce 5ème mandat fait suite à ceux de 2012/2016.

La Conférence a recommandé d’associer les jeunes en leur  déléguant des missions importantes et d’assurer un suivi des conclusions de ces forums auprès des Etats membres et des commissions mondiales et bien sûr en priorité aux ONG.

Très important, la conférence a rappelé l’importance du dialogue entre Etats membres de l’UNESCO, les ONG par le développement d’une coopération fructueuse. Elle a invité le comité de liaison ONG-UNESCO à contribuer à la création de nouvelles opportunités d’interaction et de dialogue afin de renforcer davantage la coopération avec les Etats membres et l’UNESCO.

Pour nous,  représenter le Rotary à l’Unesco est une tâche exaltante   qui nous permet de faire mieux connaître les valeurs et les actions du Rotary auprès d’une institution internationale.

D’autant que le Rotary et l’Unesco ont une proximité de pensée dans plusieurs domaines : l’éducation, l’eau, la pauvreté, la culture de la paix, l’éthique et pourquoi pas bientôt une proximité d’actions en commun.

En retour, l’UNESCO considère favorablement le rôle du Rotary tant dans les conférences internationales qui y ont été organisées avec à chaque fois un intérêt accru que dans sa présence au sein du comité de liaison pour valoriser l’image de l’UNESCO.

Pour le mandat qui s’ouvre, nous devons particulièrement insister sur la représentation de la société civile au sein des hautes instances des Etats membres (Conférence Générale et Conseil Exécutif).

Une tâche pas facile car tous les Etats n’ont pas la même approche et l’ouverture doit provenir des Nations Unies elles-mêmes.

Le long chemin de la paix – Publication de l’Unesco

Par Serge Gouteyron

Aujourd’hui, la paix ne se résume pas à la guerre et à la violence, elle englobe la justice sociale, la réduction de la pauvreté, l’autonomisation des femmes, la mobilisation du potentiel des jeunes et le bien être des enfants.

La sécurité mondiale repose sur la diplomatie préventive – les alertes, la médiation.

Le maintien de la paix lui repose sur les forces d’interventions et la consolidation de la paix après les  conflits.

Les problèmes du monde ne sont pas dus à l’analphabétisation mais plus à  l’incapacité des cultures et des religions des différentes nations à « vivre ensemble » et à travailler collectivement pour résoudre les problèmes persistants tel que le réchauffement de la planète, les épidémies telles que le sida, la pauvreté, le racisme…..

Pour autant, la violation de la dignité au moyen de la discrimination, de la répression, de la persécution sont des facteurs déclenchants de guerre (Peter Wallenstein) tandis que d’autres chercheurs (comme Michel Doye) insistent sur le fait que la gouvernance fondée sur la démocratie et les droits de l’homme, le libre échange, l’interdépendance  et l’implication des organisations internationales sont des conditions préalables à la paix.

Les relations entre pays préparent les citoyens à explorer des perspectives éthiques et culturelles plurielles afin de créer un monde plus juste empreint d’humanité. Elles passent par la découverte et l’appréciation des croyances d’apparence et de modes de  vie différents.

Le concept de « paix positive » est directement en lien avec celui de « culture de la paix » établi sur la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité.

Les violences constituent le plus grand défi à la pérennisation de la paix. L’UNESCO promeut un programme pour lutter contre l’extrémisme violent par l’éducation, le rôle des femmes et l’apport des jeunes au processus de paix et le sport.

La promotion de la paix par l’éducation et l’objectif « éducation pour la paix » en particulier renforce la capacité des enfants, des parents, des enseignants et autres responsables à prévenir, réduire et  gérer les conflits.

L’idée que le patrimoine culturel et national appartient à l’humanité tout entière est un message fort de l’UNESCO.

La culture de la paix induit aujourd’hui la sécurité humaine, la prévention et la résolution des conflits et la réalisation des objectifs des Nations Unies pour le développement durable.

Nous rotariens, nous retrouvons nos idées et nos valeurs dans cette approche de la « paix positive ».

Europe – Paix – Liberté – 100 ans après

Par Anaïs Monier
1er prix concours d’éloquence du club de Fourmies Hirson Vervins
Elève  en terminale L à Notre Dame de Grâce à Maubeuge

Le samedi 10 novembre 2018  à Fourmies

Nous sommes réunis aujourd’hui, pour témoigner d’un devoir de mémoire qui est le premier cessez-le-feu sonné par le caporal Clairon Pierre Sellier le 7 novembre 1918 à  » la Capelle d’Haudroy ». Cela a permis l’arrêt des hostilités entre la France et l’Allemagne, et a enclenché les négociations concrètes de paix signée le 11 novembre.

On nous a demandé ce que pour  nous évoquaient les mots: « Europe, paix, liberté, 100 ans après ».

L’Europe c’était, à cette époque, une solidarité! Car pendant 4 années, les soldats coloniaux ont été envoyés sur le sol français et sur tous les fronts. Ils se sont attirés les éloges du commandement pour leur bravoure, leur héroïsme, et leur  » esprit de sacrifice » au service d’une guerre qui n’était pourtant pas la leur. Ils ont résisté à la propagande allemande! Ainsi qu’à l’appel du djihad lancé par les turcs. C’est grâce à cette solidarité, que la France, et l’Europe, ont gagné.

L’Europe c’est plus qu’un continent, avec les pays alliés, tous vainqueurs d’une haine qui n’est semble-t-il plus notre combat.

Pour définir la paix, j’ai pensé qu’il valait mieux expliquer son contraire. Selon moi son contraire est la guerre. Mais qu’est-ce que la guerre? La guerre est par définition le fait de se battre pour pouvoir garder nos libertés… Mais c’est aussi avoir peur, froid, subir la famine à ne plus dormir! Et se faire tuer pour la paix des autres… La paix c’est çà… Ne pas devoir faire ce que les soldats ont dû ou doivent encore endurer. Même avec du patriotisme, la paix en 1918 c’est décider de ne pas mourir en un claquement de doigts, en une balle, en un obus, dans une tranchée à même le sol, et la boue qui nous recouvre nous et le patriotisme aveuglant de certains.

La liberté quant à elle, c’est la possibilité de pouvoir agir sans contrainte et de ne pas s’aliéner. C’est celle que je prends aujourd’hui pour exprimer mes sentiments. La liberté c’est pouvoir dire « non », sans se faire traiter de lâche, la liberté c’est dire que Boris Vian est un compositeur qui peut manifester sa colère dans sa « lettre au président » par rapport au devoir des Hommes de combattre pour la paix de leur pays en s’enfermant, en se condamnant à une mort physique très probable, et à une mort morale certaine. Rappelons-nous que nos poilus étaient considérés comme déserteur ou menteur lorsqu’ils revenaient du combat sans blessures, apparentes. La liberté d’aujourd’hui c’est tout ce que nous n’avions pas hier. La liberté c’est un des piliers de notre constitution. D’ailleurs, toutes les notions abordées sont des fondements de la France que nous connaissons telle qu’elle est. La paix pourrait être aussi une des branches de la liberté car Malcom x, qui était un homme politique américain, disait: « Paix et liberté ne peuvent être séparées, car personne ne peut être en paix tant qu’il n’est pas libre. »

La notion d’Europe s’accorde aussi avec la fraternité comme nous avons pu le voir précédemment. Pour la laïcité qui se rajoute aujourd’hui, un quidam disait « La laïcité est un signe de paix et d’égalité pour la République et toute l’humanité. » La laïcité c’est notre histoire, c’est aussi celle de nos ancêtres qui sont morts pour qu’aujourd’hui nous connaissions un monde meilleur. C’est cette histoire que nos aïeuls ont écrite avec leur sang pour qu’on n’en démolisse pas les bases et que nous bafouons leur esprit de camaraderie puisque des inégalités culturelles et ethniques persistent en France. Selon Günter Grass, Artiste et écrivain Allemand: « Le racisme, c’est le manque de tolérance caché sous l’arrogance, ce sont les guerres et leurs conséquences, qui marquent l’histoire de nos pays. » C’est pour cela qu’aujourd’hui il est important de se remémorer notre Histoire, de témoigner de l’horreur et de l’injustice de celle-ci, pour que nous et les générations futures ne connaissions plus comme l’a si bien dit Voltaire “cette boucherie Héroïque”, qui a tout de même été nécessaire dans la construction de l’identité française et européenne. Plus jamais nous ne devrions être arrogant, raciste, xénophobe et antisémite.

Il faut que  l’histoire serve enfin de leçon, mais est-ce une utopie dans la mesure où l’histoire s’est répétée en 39-45? Peut-être puisque c’est la haine, l’arrogance, l’esprit de domination, de délation, voire de soumission, qui a germé à nouveau 25 ans après.  Peut-être puisque aujourd’hui encore, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Allemagne, (pays européens), se rapprochent des extrêmes pour les mêmes excuses que l’humain utilise pour faire la guerre depuis son existence. Néanmoins on peut aussi comme le disait monsieur Donnadieu, qui est un homme polyvalent par ses talents de Photographe, Graphiste, et d’Auteur, cesser de donner de l’importance à la violence de quelques natures qu’elle soit car je cite: « Disserter  trop du racisme c’est l’entretenir. »

Revenir à cette première guerre mondiale, Henri Barbusse, journaliste et romancier, disait quant à lui: « Ce ne sont pas des soldats : ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine. Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés.  » Il montre dans cet extrait que l’homme tel un fauve emprisonné se défend contre un ennemi qui est avant tout un être humain et que l’autre est désespérément dans la même situation. Il montre également que l’homme qui se bat pour des vies et avant tout prêt à risquer la sienne, à se sacrifier au nom de la France et de ses valeurs, qu’ils ont défendus. Je pense à Albert Roche qui en 1914 est appelé du haut de ses 19 ans à servir la France. Le maréchal Foch dira de lui qu’il est « Le Premier Soldat de la France ». Je pense aussi à Jean-Corentin Carré. Ce jeune Breton érigé en héros après sa mort en 1918.   En réussissant à s’enrôler à seulement 15 ans, il est entré dans l’Histoire comme l’un des plus jeunes combattants français de la Première Guerre mondiale.

Nous devons nous rendre compte de la chance que nous avons cents ans après d’avoir les libertés que nous avons, la paix que nous avons, d’avoir 15 ans et de ne nous soucier que  d’apprendre nos leçons sur la grande guerre alors qu’eux en sont morts. Il y a des tas de noms, des tas d’hommes qui sont morts pour nous permettre d’avoir ce que nous avons aujourd’hui.

C’est grâce à eux qu’en ce jour j’ai pu m’exprimer librement, sereinement, et prôner un message de paix, que j’espère avoir partagé avec vous et avec les générations futures pour le monde à venir. Je suis devant vous avant tout, pour remercier tous ceux qui sont morts pour la France, pour nos libertés, notre paix, pour nous permettre de nous réunir ici, en cette année de commémoration nationale, et de participer cents ans après à leur mémoire.

Ce n’est pas parce que, Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli sont les derniers combattants français de la première guerre mondiale morts en 2008, que nous devons taire leur mémoire. Notre mémoire.

Merci à vous de nous avoir permis de poser nous-mêmes des mots sur ceux que nous avons appris, de réfléchir sur la chance que nous avons, sur leur histoire, notre histoire, celle de la France entière.

 

Karibuni à Nairobi !

Par Serge Gouteyron et Cyril Noirtin

Karibuni est le mot swahili pour « Bienvenue ».

Pour rester dans cette idée chaleureuse, vous êtes invité à rejoindre les dirigeants du Rotary le 10 novembre à Nairobi (Kenya) pour célébrer notre relation privilégiée avec les Nations unies et les jeunes leaders qui changent notre monde.

Plus de 750 personnes sont attendues cette année pour la Journée du Rotary aux Nations unies organisée sous le thème « Innovation par les jeunes : créer des solutions aux problèmes émergents ». Des responsables des Nations unies et des experts du monde humanitaire proposeront des stratégies innovantes aux participants pour résoudre les crises humanitaires les plus pressantes, à l’échelle locale et internationale.

Organisés par le Bureau des Nations unies à Nairobi, les séances plénières et les ateliers permettront d’aborder les objectifs de développement durable des Nations unies, et de réfléchir aux moyens d’utiliser la révolution technologique pour améliorer les conditions de vie dans le monde et à la place des jeunes dans la création de changement. Une séance spéciale sur l’environnement soulignera l’importance du développement durable et des possibilités d’actions qui s’adressent à tous, pour une planète plus propre.

L’un des temps forts de cette journée sera l’hommage rendu par le président Barry Rassin à six membres du Rotary et du Rotaract de moins de 35 ans pour leur travail humanitaire. Ces jeunes innovateurs apportent de nouvelles solutions aux problèmes humanitaires et leurs résultats – mesurables et durables – permettent de lier les problématiques locales et internationales. Par ailleurs, cette journée présentera pour la première fois une foire aux innovations où des Rotary club, des entrepreneurs et des organisations présenteront leurs actions humanitaires et exposeront des technologies d’avant-garde pouvant soutenir nos actions.

Les informations sur l’inscription, l’hébergement et le voyage sont disponibles sur www.rotaryundaynairobi.org.

Karibuni à Nairobi ! 

Les Nations Unies et les objectifs du développement durable – S’investir dans le monde que nous voulons – Conférence du 24 mars 2018 – Unesco Paris

Par Serge Gouteyron

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »a écrit Gandhi

  • Eliminer du  monde la faim et la pauvreté,  c’est possible !
  • Stopper les épidémies de Sida, de tuberculose, de paludisme,
  • Assurer l’accès aux soins pour tous, c’est possible !
  • De l’eau potable et des sanitaires  partout, c’est possible !
  • Savoir lire, écrire, compter, c’est possible !
  • Promouvoir une croissance économique soutenue et une stratégie mondiale en faveur de l’emploi des jeunes
  • Vivre dans un environnement propre, protéger les ressources naturelles, lutter contre les répercussions du changement climatique

Les objectifs du millénaire des Nations Unies avaient déjà fait reculer la pauvreté et l’illettrisme, fait progresser l’accès à l’eau et à la santé.

Les 17 objectifs principaux et les 169 secondaires vont plus loin. Ils ajoutent à ces buts, une grande part qualitative  et humaine :

  • L’égalité entre les  sexes et garantir l’éducation des filles
  • La fin  du travail des enfants sous toutes ses formes
  • La diminution des inégalités
  • Le dialogue interculturel et interreligieux – la citoyenneté et la paix
  • La résolution des conflits pour une paix durable
  • Renforcer l’état de droit.

De fait, assurer à chacun une vie digne, protéger la planète, promouvoir des sociétés pacifiques et justes, c’est l’ambition des Nations Unies, de l’Unesco et du Rotary.

Et pour cela, le Rotary réaffirme son rôle de partenaire privilégié par  :

  • Sa vocation naturelle  » à la paix par le service« 
  • Des valeurs propres dont témoignent les rotariens  comme la camaraderie, l’intégrité, le leadership
  • Des actes forts posés par les clubs et les districts à  travers les causes qu’il défend.

Les Nations Unies et les objectifs du développement durable – Le Rotary et l’UNESCO

Par Serge Gouteyron

Conférence du 24 mars 2018 à la maison de l’UNESCO à Paris

Les rotariens sont fiers de leur rôle dans la création de l’Unesco en 1942 à Londres, comme ils sont fiers du rôle du professeur René Cassin, dans cette création, l’un des rédacteurs de la déclaration universelle des droits de l’homme, prix Nobel de la paix et…. rotarien au club de Lille.

Car le Rotary et l’Unesco -Agence des Nations Unies pour l’Education, les sciences et la culture-  ont des objectifs identiques :

  • L’accès pour tous à l’éducation et à l’eau potable
  • La résolution des conflits et la culture de la paix
  • La lutte contre la pauvreté et  le développement économique local
  • Une dimension éthique dans l’action et la gouvernance.

Le Rotary comme organisation internationale de service indépendante et l’Unesco  comme institution intergouvernementale ont des approches adaptées pour chaque région en créant des modèles qui reflètent la diversité de leurs programmes.

Cette conférence « les Nations Unies et le développement durable : s’investir dans le monde que nous voulons » présidée par Ian Riseley est la 4ème conférence que le Rotary International organise. Elle a reçu le patronage officiel de l’Unesco.

La  première était en 2006 « Agir pour l’eau » avec le Président Carl Wilhelm Stenhammar

Conférence qui débouchera en 2012 sur le financement de 16 bourses annuelles –10 actuellement-  (Fondation Rotary) à l’Institut de Delf  de l’Unesco pour la formation d’ingénieurs et de techniciens hydrologues dans les pays en voie de développement.

Les Présidents Glenn Estess (†) et Bill Boyd ont également eu des entretiens avec les dirigeants de l’UNESCO sur ce thème.

La deuxième en 2012 « La culture de la paix : une vision partagée Rotary Unesco » avec le Président Kalyan Banerjee

Conférence qui illustra la convergence d’idées et d’actions de nos 2 organisations mais aussi la nécessité pour l’une et l’autre de renforcer leur influence dans la société pour mieux servir la paix.

La troisième en 2015 « Construire la paix et les initiatives de paix des comités interpays  »  avec le Président Gary Huang.

Conférence au cours de laquelle la déclaration adoptée par les participants rappelait que les exigences humaines du Rotary – respect de chacun – comportement loyal et équitable comme ses causes contribuent à la cohésion culturelle et sociale des  pays : un préalable pour la paix.

Avant ces conférences, une convention visant à renforcer le partenariat entre nos 2 organisations a été signée en 1996 par Luis Vicente Giay Président du RI et M. Frederico Major,  Directeur Général de l’UNESCO.

Une autre en 2003 signée par Jonathan Majiyagbe Président du RI et  M. Koïchiro Matsuura Directeur Général de l’Unesco établissait un partenariat des commissions nationales de l’UNESCO avec les clubs et les districts.

Le Rotary et la Paix

Par Serge Gouteyron

Présentation à la Master Class dédiée pour la paix à Lille le 18 septembre 2017

Ce n’est pas rien  36 000 clubs apolitiques et non confessionnels dans le monde engagés pour que la paix soit possible.

Un peu d’histoire

C’est en 1921, à la  convention d’Edinbourg que le Rotary introduira «  l’aide à l’avancement de la paix » parmi ses buts.

Jusque dans les années 50, il sera un avocat actif du plaidoyer pour la paix.

Le Rotary exprimera publiquement sa position sur le désarmement, le patriotisme, les droits de l’homme, la justice, le respect des croyances de chacun tout en disant que certaines normes morales spirituelles sont fondamentales et que mises en pratique, elles donnent à la vie plus de richesse et de plénitude.

Il n’est pas surprenant que lors de la conférence internationale que le Rotary organise à Londres en 1942, il demande avec les ministres du monde libre présents,  la création d’une institution capable de garantir la paix par l’éducation et la culture

« les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix »

Ce sera l’Unesco en 1945.

Il n’est pas non plus surprenant alors que le Rotary ait participé à la rédaction de la charte des Nations Unies à San Francisco en 1945 et, mieux, que le Président du Rotary ait pu  désigner 10 rotariens pour faire partie de la délégation américaine à la demande du Secrétaire d’Etat des Etats Unis.

C’est dans le même esprit que les rotariens français et allemands créeront en 1950 à Strasbourg le 1er comité interpays pour restaurer la confiance et favoriser la compréhension entre les 2 pays.

Rappelons pour mémoire que le président du comité français,  Roger Coutant était Lillois et que  le président allemand Robert Haussman de Stuttgart appartenait à l’un des 24 clubs allemands réactivés à la fin de la guerre puisque le pouvoir nazi avait interdit le Rotary.

Soulignons le rôle prépondérant  de René Cassin , professeur de droit , rotarien à Lille, rédacteur pour la France de la charte des Nations Unies, de la déclaration des droits de l’homme à Paris en 1948,  président de la Cour Européenne des droits de l’homme, Prix Nobel de la Paix.

Lille n’est pas neutre dans le choix pour une chaire pour la Paix tout comme les Hauts de France parsemés de blancs cimetières

C’est en 1950 que l’organisation du  Rotary adopte comme devise « Service Above Self »  –«  Servir d’Abord » en Français.

Des années 50 aux années 90, nous sommes dans une période de forte expansion du Rotary, par contre la guerre froide produit ses ravages et les clubs rotary sont interdits par les régimes communistes dans toute l’Europe Centrale.

Sous l’impulsion de la Fondation, le  Rotary privilégie l’action humanitaire et renonce pendant quelques années à organiser sa journée phare  aux Nations Unies à New York.

La chute du mur de Berlin, en 1990, entraine la renaissance du Rotary dans les pays de l’Europe Centrale et Orientale – très souvent d’ailleurs grâce à l’action des comités interpays.

Puis en 2002 avec l’ouverture de 7 centres d’études internationales  pour la paix et la résolution des conflits dans les plus grandes universités, le Rotary retrouve non seulement son inspiration originale mais la met en pratique.

Et ce sont en 15 ans, un  millier de nouveaux  « ambassadeurs  pour la paix » qui travaillent principalement dans les institutions internationales, les gouvernements, les ONG et dont certains ont même créé leur propre centre de résolution des conflits.

De quoi faire avancer un peu plus l’idéal de paix.

Aujourd’hui

Le Rotary est une organisation multi services dont les actions visent  à rendre le monde meilleur.

Sa démarche est celle de la paix positive par le service à travers ses causes :

  • L’éducation pour tous, en commençant par l’illettrisme puisque 750 millions d’hommes et de femmes sont illettrés. Plus de 50 millions d’enfants ne sont pas scolarisés.
  • L’eau potable et l’assainissement partout 1 milliard de personnes pour l’eau et 2 milliards pour l’assainissement en sont dépourvues
  • Prévenir et guérir les maladies à l’instar du combat engagé en 1987  pour l’éradication de la poliomyélite qui fait du Rotary la conscience mondiale de cette lutte même si aujourd’hui la Fondation Bill et Mélinda Gates est devenue le 1er pourvoyeur de fonds privés.
  • Le développement économique pour assurer la croissance et diminuer la pauvreté
  • Et enfin la prévention et la résolution des conflits pour lesquels une partie de la solution se trouve dans le rayonnement et  l’action de terrain des rotariens.

Car comme cela a été dit à l’Unesco en 2015 lors de la conférence présidée par Gary Huang président 2014/2015,

 « Les 500 rotariens présents ont réaffirmé leur volonté de faire vivre la paix civile à travers la culture du Rotary,  celle qui induit les comportements loyaux et équitables, le respect des droits humains, la compréhension de l’autre, le progrès économique durable et une gouvernance éthique. Tous éléments qui forgent la cohésion sociale d’un pays  préalable à la paix ».

Car l’un des apports du Rotary  c’est bien de contribuer par ses valeurs et ses actes à la cohésion culturelle et sociale du pays.