LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Les objectifs des Nations Unies pour le développement durable

S’investir dans le monde que nous voulons

Par Serge Gouteyron

Une bonne année à vous tous amis lecteurs fidèles de ce blog.

Et une bonne année pour le Rotary car je crois que le monde a besoin d’un Rotary encore plus entreprenant et plus fort pour construire la paix.

Une opportunité se présente à nous : réaliser les objectifs des Nations Unies pour le développement durable : s’investir dans le monde que nous voulons.

La conférence à l’Unesco du 24 mars prochain montrera l’impact du Rotary et de l’Unesco.

Aussi, je vous invite à y être des nôtres.

Le Président du RI 2017/2018, Ian Riseley – les Administrateurs européens du Rotary, Mikael Ahlberg, Gérard Allonneau et Corneliu Dinca – le doyen des représentants du Rotary auprès des Institutions Internationales, Ed Futa –  les dirigeants et les experts de l’Unesco –  les rotariens et les rotaractiens francophones, européens et africains participeront à cette conférence, ouverte à leurs amis.

Les objectifs 2030 des Nations Unies pour le développement durable offrent au Rotary International une formidable  opportunité pour valoriser son identité et son image.

Si le service rotarien rend le monde meilleur par sa vision, ses valeurs et ses actes, nous devons, en permanence,  être au plus près des préoccupations du  temps comme Paul Haris et ses amis ont su l’être en créant le Rotary.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » a écrit Gandhi.

Car maintenant !

  • Eliminer la faim et la pauvreté, c’est possible !
  • Stopper les épidémies de Sida, de tuberculose, de paludisme après l’éradication du virus de la poliomyélite, c’est possible !
  • De l’eau potable, de l’électricité, internet partout comme savoir lire, écrire, compter,  c’est possible !
  • Réunir les conditions du développement économique par une croissance contrôlée et donner du travail aux jeunes
  • Comme vivre dans un environnement sain, dans une société pacifique et juste, doit être possible !

Rotary Day du 24 mars 2018

L’occasion d’une nouvelle manifestation de la relation de proximité de pensée et d’action que le Rotary et l’Unesco entretiennent depuis 1945

Aujourd’hui, s’investir dans le monde que nous voulons, c’est être acteurs dans la réalisation des objectifs du développement durable.

Puisque ces objectifs sont aussi souvent les nôtres :

  • Construire une société pacifique

– un avenir définitivement durable pour la paix –   l’égalité des sexes –  le Liban : terre de dialogue interculturel et interreligieux au cœur du Moyen Orient – l’éducation à la citoyenneté et à la paix.

  • La protection de la planète

– garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement – les initiatives du Rotaract Europe pour le développement durable – prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions

  • Assurer une vie digne

 – dans le développement économique local et une stratégie mondiale en faveur de l’emploi des jeunes – dans la  santé pour tous – dans la lutte contre la pauvreté

Le Président du RI, Ian Riseley et le représentant de l’Unesco donneront chacun la vision de leur organisation sur cet engagement fondamental pour l’humanité.

L’accent sera mis sur le partenariat public (gouvernements, institutions) ou privé (société civile) qui  est la voie de l’efficacité pour les financements et la gestion de l’opérationnel comme l’a montré l’initiative Polio Plus (Oms, Centre de santé des Etats Unis, Unicef, Rotary et fondation Bill et Melinda Gates).

Par ailleurs, réflexions et propositions feront l’objet d’une déclaration de la coordination nationale du Rotaract.

Les interprètes de l’Unesco assureront la traduction simultanée français/anglais et le midi, le restaurant de l’Unesco et sa vue face à la Tour Eiffel pourra accueillir 220 participants.

Je pense qu’une belle journée se profile à la Maison de l’Unesco le samedi 24 mars  2018.

Vous y êtes très  amicalement attendus !

Inscriptions et informations complémentaires sur http://www.riunescoday.org

Paris pleure

Par Serge Gouteyron

Les messages de réconfort et de soutien que nous adressent nos amis rotariens ou non par le monde touchent notre cœur et notre raison.

Nous connaissons maintenant l’âge, la vie, la profession, les loisirs de celles et ceux qui sont morts ce vendredi noir.

Une très grande majorité de jeunes, 19 nationalités, occupant des fonctions à haute qualité professionnelle incarnant la joie de vivre avant de mourir en innocent.

Notre âme est impuissante et lourde devant la détresse des familles.

Mais il est réconfortant de voir monter la prière universelle de l’amour face à une « barbarie néo médiévale ».

Sans doute le Rotary doit montrer le chemin. Aussi doit-il davantage développer les moyens et les réseaux de la compréhension internationale et de l’action sur le terrain.

C’est une question pour nous.

D’ici là, les poings fermés dans les  poches, les  pensées fraternelles et les gestes de solidarité aident à célébrer la vie et la mémoire des personnes disparues.

16-11-15-Marianne-qui-pleure

Le Rotary, j’y crois !

Par Serge Gouteyron

Comme beaucoup d‘entre nous, j’ai intégré un club sans bien connaître ce qu’était le Rotary (cela aurait pu tout aussi bien être un club Lions). Mais je dois dire que j’étais plutôt fier d’avoir été sollicité.

Il y a 25 ans, je voyais le Rotary comme un cercle prestigieux dans lequel se côtoyaient les élites professionnelles de la ville.

Mes 2 parrains avaient, eux, beaucoup insisté sur la camaraderie et sur les liens invisibles qui unissaient les membres du club.

D’emblée, j’ai été happé par l’action internationale. C’est bien d’ailleurs ce qui a marqué dès le début, mon intérêt pour le Rotary. Retrouver à travers le monde des amis, qui partagent votre idéal, en capacité d’actions sur tous les territoires de la planète.

Dès mes premiers mois, j’ai saisi l’opportunité de participer avec 150 membres du district à la remise de charte du 2ème club de Pologne à Lublin. L’initiative comme bien d’autres en revenait à Marcel Stéfanski, futur gouverneur, avec lequel j’allais travailler très étroitement jusqu’à son décès en 2010.

Je voyageais beaucoup pour mon entreprise et plusieurs fois j’avais rendu visite au tout récent club de Moscou. C’est ainsi qu’en 1993, 15 membres du club et leur famille furent reçus par notre club à Denain. Evènement mémorable, les rotariens moscovites découvraient alors leur nouvelle liberté et nous observions avec attention ces hommes et ces femmes enfermés dans leur pays durant 3 générations.

Le club de Moscou à Denain

C’était le 1er club créé en Russie et les rotariens étaient souvent des personnalités intellectuelles ou des chefs d’entreprises publics ou semi privés, qui apprenaient le Rotary en marchant, à l’écoute et bienveillants comme nous le vérifierons lors des nombreux déplacements de notre club en Russie avec quelques privilèges comme celui d’occuper la loge des Tsars au Bolchoï.

Toujours est-il que ma curiosité pour le Rotary s’aiguisait. Les actions de clubs, sa vie chaleureuse, la solidarité envers les plus défavorisés, tout indiquait qu’être rotarien impliquait une façon personnelle de voir le monde, de s’y comporter.

Presqu’une philosophie de la vie.

J’ai donc cherché à approfondir mes connaissances. Je me plongeais dans le manuel de procédures (on aurait pu faire plus simple) ce qui me sera très utile lorsque j’aurai à préparer par 4 fois des propositions pour le Conseil de Législation. J’aime à rappeler que le Conseil de Législation est, dans notre structure, le seul lieu où les rotariens peuvent innover même si ce n’est pas très facile d’y faire partager son point de vue.

C’est vrai aussi pour le Conseil d’Administration mais à condition de convaincre les permanents et les administrateurs, ce qui est toujours possible avec des propositions visant l’intérêt supérieur du Rotary.

Je lisais également tout ce qui avait trait au Rotary. J’acquis la conviction (toujours aussi forte aujourd’hui) que cette connaissance est nécessaire pour nos actions et indispensable pour la croissance des effectifs.

Nous sommes en 1995. Bill Huntley était Président du RI avec son merveilleux thème « Sois un ami » et j’étais président du club.

Le développement des effectifs était déjà un leitmotiv fort. Le club y répondra en faisant passer son effectif de 27 à 32 membres après une journée portes ouvertes (déjà) , mais 19 ans après, 1 seul des 5 membres accueillis est resté rotarien.

Le club parrainera 2 nouveaux clubs 1 en Russie et 1 dans le Valenciennois

C’est sous ma présidence que nous avons créé à Moscou (assez naturellement) le comité interpays entre la France et la Russie. L’Ambassadeur de France, M. Pierre Morel assistait à la cérémonie. La ville de Moscou aurait dû être représentée par son maire (rotarien) mais il délégua l’un de ses adjoints (également rotarien).

Inoubliables souvenirs, fraternité des 150 participants russes et des 15 participants français. Les prémisses d’un monde différent (malheureusement 2 des membres rotariens russes trouveront quelques mois plus tard une mort tragique)

Le Rotary s’ouvrait en Russie pour la 1ère fois, à l’inverse des autres pays de l’Est où le Rotary était déjà présent avant les dictatures communistes.

Il y avait en 1995, 5 clubs, 1 club Innerwheel et le comité France Russie allait contribuer activement à la création de 12 clubs sur les 50 existants aujourd’hui.

Création du CIP France Russie

Je salue ici tous les présidents de ce comité France Russie, côté français et côté russe qui ont fait de ce comité au cours de ces 20 ans un comité exemplaire par ses réalisations dans tous les domaines (expansion, actions humanitaires, culturelles, éducatives, professionnelles, relais diplomatiques…)

Un cheval offert par les rotariens français pour le centre hypothérapie de Moscou

D’ailleurs après Moscou, ce sera avec les 2 premiers clubs de St Pétersbourg que nous construirons une relation de confiance et d’amitié toujours active.

Un comité qui a fait de la compréhension entre les peuples une réalité.

Mon année de présidence fut également placée sous le signe de l’Europe. C’était au tour de notre club d’organiser l’Eurotary – rencontre annuelle dans l’un des clubs des 17 pays (1 par pays) -.

Là aussi communion et fraternité, une soirée autour d’un barbecue familial, un diner de gala dans une Abbaye cistercienne et une croisière en bateaux mouches sur la Seine (plus de 250 participants européens) entre les clubs de la vieille Europe (Grande Bretagne, Italie, Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Espagne, Suède, Allemagne) et ceux des pays de l’Est (Pologne, Ukraine, Biélorussie, ancienne Allemagne de l’Est, Russie) : ceux-ci enthousiastes, fragiles mais prêts à vivre intensément leur nouvelle vie, rassemblés autour du thème « le Rotary dans l’Europe de demain » car tous voyaient de Londres à St Pétersbourg une seule Europe.

Il y aura également la remise de charte (pour laquelle j’ai eu l’honneur d’être le représentant du Président International) pour le club russe de Narjan Mar à 300 kms au-delà du cercle polaire, en Sibérie – seul moyen d’accès l’avion et encore un avion à tout vent.

Quel moment prodigieux de partager ainsi, au pays des Nénets, sous la tente, dans la toundra glacée : vivres et fraternité boréale.

A la fin de la présidence du club, j’étais définitivement acquis à l’idée que la compréhension entre les peuples était possible comme le « vivre ensemble » si nous trouvons avec l’autre, un lien amical et sincère comme le Rotary le procure.

Le Rotary et les sites du patrimoine mondial de l’humanité

Par Serge GOUTEYRON

A l’initiative des gouverneurs Alain Tignol – Midi Pyrénées, Languedoc, Roussillon, Andorre – Michel Queille – Aquitaine Charentes – et sur une idée de Maurice Charbonnières du club d’Albi Lapérouse, se sont tenues les 16 et 17 mai dernier dans la cité épiscopale d’Albi 2 rencontres autour des sites du patrimoine mondial UNESCO.

L’une pour convier les rotary clubs français ayant dans leur zone un site du patrimoine mondial à une réflexion sur les valeurs communes et les actions pouvant être faites (culture de la paix, sauvegarde du patrimoine, solidarité ….), une quinzaine de clubs ont répondu à cet appel,

l’autre dans le cadre de la rencontre des 2 Mers des 2 districts sur le thème « le patrimoine mondial une chance pour le développement local ».

Philippe Douste Blazy Secrétaire Général Adjoint de l’ONU et Président d’UNITAID présenta le rôle primordial de l’ONU dans le développement des populations et les résultats obtenus par UNITAID dans la lutte contre le Sida et le paludisme grâce à la taxe sur les billets d’avion. L’hypothèse que le Rotary participe au Conseil d’Administration d’UNITAID a été évoquée.

Serge Gouteyron comme représentant du Rotary à l’UNESCO montra la proximité de pensée qu’il y a entre le Rotary et l’UNESCO sur la culture de la paix, dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté et la faim et aussi de l’éthique.

Il réaffirma le rôle du Rotary comme celui d’un partenaire privilégié des institutions internationales dans le cadre des objectifs du millénaire des Nations Unies.

Au cours du concert d’orgues de Ste Cécile, résonnaient pour chacun les tourments d’un lointain passé. Dans cette région, il y a 8 siècles, les cathares proposaient une autre vision combattue par la terrible Inquisition. Mais aujourd’hui nous ne retiendrons que les valeurs de tolérance et de fraternité qu’évoquent pour nous les sites du Patrimoine Mondial.

L’humanité et les défis du monde contemporain – L’homme face aux catastrophes

par Najib Zakka
Doyen de faculté – Etudes Romanes, Slaves et Orientales
Past gouverneur

Introduction au colloque international de l’Université Lille 3 du 1er avril 2014

Mais de quelle humanité parlons-nous, quelle modernité construisons-nous ? Certes nous vivons dans un monde toujours en mutation permanente, un monde de progrès scientifique et technologique, un monde de disparité géographique, ethnique, religieuse, culturelle et linguistique. Un monde qui connaît encore les guerres, les conflits, les injustices et les inégalités de chances dans le partage des richesses de notre terre. Les souvenirs des deux guerres mondiales qui ont hanté l’humanité restent toujours présents à l’esprit mais ils sont aussi sources d’enseignement pour les générations qui suivent. Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter.

Mais d’autres phénomènes marquent aussi notre humanité : les rapports entre la nature et l’homme ; si la nature peut être source de bien et de bonheur elle peut également se déchaîner sous formes de séismes, de tsunamis, d’éruptions volcaniques, d’inondations ou encore des conditions climatiques extrêmes.

Tous ces phénomènes sont les fruits de l’intelligence ou de l’ignorance de l’homme. En développant sa technicité, en aménageant le territoire, l’homme a-t-il contribué à faire fructifier son environnement naturel ou a-t-il détruit son milieu de vie ?

L’homme d’aujourd’hui doit récuser une humanité placée à la jonction d’un monde sans aventure. Cette humanité qui se dénature, comme trahie par ses propres briseurs, est réduite à sombrer dans l’obscurité ?

L’homme doit se forger un art de vivre par temps de catastrophe, pour naitre une seconde fois, et lutter ensuite, à visage découvert, contre l’instinct de la mort à l’œuvre de l’histoire.

Albert Camus nous rappelle que « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne, dit-il, sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »

L’être humain et le monde sont un mystère ; la clé pour le comprendre est l’émerveillement. S’émerveiller est le commencement de l’aventure humaine et l’origine de la philosophie ; c’est ce qui nous rend capable de déchiffrer le livre de la vie. C’est dans la présence de l’homme au temps que peut naitre la véritable histoire. Toute la nature nous invite à croire à cette aventure qui est avant tout culturelle.

Oui notre combat réside dans cette interprétation savante de la notion de la culture. Il faut entendre « culture » dans son sens le plus large ; elle n’est pas seulement un déchiffrage de l’univers, une érudition, mais la saisie des finalités des choses tournées vers l’homme.

Prendre en mains son destin et celui de la planète, donner un nouveau souffle à la coopération universelle, telle est la responsabilité de l’homme, «Je ne suis pas mais je puis être» nous enseignait le philosophe Maurice Zundel.

Chaque homme par son projet tente d’assumer ses limites en les refusant, les acceptant ou les dépassant, ce qui fonde une inter- subjectivité et donc une compréhension d’autrui toujours possible.

Permettez-moi pour conclure de citer Khalil Gibran :

« J’ai vu l’Homme se redresser dans sa divinité comme un géant au milieu du courroux et de la destruction, se moquant de la colère de la terre et de la fureur des éléments.

Comme un pilier de lumière, l’homme se tenait au milieu des ruines de Babylone, de Ninive, de Palmyre et de Pompéi, et tandis qu’il était là, il se mit à chanter la chanson de l’Immortalité : « Laissez la Terre prendre ce qui lui appartient car moi, l’Homme, je n’ai pas de fin ».

Concours régional promotion de l’éthique professionnelle

Par Serge Gouteyron

Le district1670 a organisé le 10 avril dernier, la remise des prix du concours régional d’éthique professionnelle dans les locaux de la SKEMA Business School à Lille.

C’est Jean Noël Hannecart, past district gouverneur et ancien vice président du comité international du Ryla, organisateur depuis 3 ans de ce concours qui en rappelle les buts et l’intérêt pour les rotariens.

« Les prix décernés par le District 1670 ont été remis aux lauréats par Mme Monique Lecomte, gouverneur, au cours d’une cérémonie présidée par M. Serge Gouteyron, past vice-président du RI et à laquelle assistaient les représentants des établissements universitaires participants.

Le concours national est organisé par les 18 Districts français du Rotary en association avec la Conférence des Grandes Ecoles sous le patronage de l’UNESCO et s’adresse aux étudiants de niveau bac+3 à doctorants.

Au niveau régional, chaque District est invité à organiser son propre concours, les 3 premiers lauréats étant éligibles à participer au concours national.

Quel est l’objet et la forme du concours ?

Il s’agit de susciter et encourager la réflexion concrète des candidats sur leur engagement personnel dans la vision éthique de leur future vie professionnelle.

L’épreuve prend la forme d’un essai libre traitant de ce thème et se trouve dotée de deux prix régionaux de 1000 et 500€ par le district et de 2000€ au niveau national remis en Mai prochain dans les prestigieux locaux de l’UNESCO.

Au niveau national, 130 établissements universitaires étaient inscrits et plus de 700 étudiants ont présenté un essai.

Si l’on se réfère aux 10 600 visites comptabilisées sur le site web du concours, on peut se réjouir de l’intérêt porté par le monde étudiant aux valeurs de l’éthique professionnelle.

Au niveau de notre District 1670, 12 Etablissements universitaires se sont inscrits cette année et 15 étudiants ont concouru.

Pour mémoire, citons l’EDHEC, l’Ecole Centrale de Lille, l’Ecole des Mines de Douai, ICAM, l’Institut Supérieur d’Agriculture, SKEMA, IESEG, le Centre de Formation Professionnelle des Avocats…

Le 1er prix régional de 1000€ fut décerné à Olivia Bruneau, étudiante à l’ISA, pour son essai « Au-delà des mots, l’éthique qui se vit ».

La réflexion de la candidate consistait à analyser, à travers un exemple concret de gouvernance entrepreneuriale, comment se vit la cohérence entre valeurs éthiques, comportement et réalité, ceci à la fois au niveau interne et externe de l’entreprise.

Un second aspect était évoqué : comment concilier contexte concurrentiel, logique de l’actionnariat, innovation, performance, épanouissement de la personne et motivation.

Ces propos peuvent être condensés par « comment passer du Dire à l’Agir ».

S’appuyant sur le vécu d’une importante entreprise régionale à rayonnement national, l’essai repère 2 vecteurs essentiels :

• L’élaboration de la charte d’entreprise présentant la mission (la raison d’être), les ambitions (les grands défis au plan économique, au plan du métier et au plan social), les engagements (envers les salariés, les clients, les actionnaires, les fournisseurs) et les valeurs (les sources d’inspiration du comportement) de l’entreprise,

• L’exemplarité par rapport au système des valeurs défini des différents acteurs en cause.

Le second prix fut décerné à Jean-Baptiste Welsh, étudiant à SKEMA Business School, pour son essai « de l’éthique du vendeur à sa performance commerciale ».

Partant de l’idée que la vente a pour finalité de maximiser le profit de l’entreprise sans forcément augmenter le bien-être du consommateur, acte discutable du point de vue éthique et respect de l’autre, Jean-Baptiste trace le profil du vendeur éthique comme respectant un échange honnête et équilibré en vue du bien d’autrui conduisant à une vente « juste » et apportant au client un soutien à son développement.

Réflexion qui nous rappelle à nous rotariens la démarche d’Herbert Taylor.

En n°3 se place Paul-Marie de Latour, étudiant à l’IESEG, dont l’essai « le principe du Bien Commun en entreprise » a été retenu pour participer au même titre que les deux précédents au concours national.

Paul-Marie élabore sa réflexion sur une analyse différenciée des concepts « intérêt général » et « bien commun » en s’appuyant sur la doctrine sociale de l’église, la recherche du bien commun conduisant à développer un management de responsabilisation et de transmission de sens à l’action.

La lecture de ces réflexions témoigne de toute l’actualité et de la portée du critère des 4 questions et l’on peut constater à quel point la dimension professionnelle, axe cardinal du Rotary, est présente. »

La remise des prix du concours national est placée sous le haut patronage de la commission nationale de l’UNESCO qui se tiendra le 20 mai à l’UNESCO animée par l’organisateur du concours pour la France Roger Lelu.

Une petite précision : la qualité de la motivation des candidats n’a pas échappé à Ed Futa, ancien secrétaire général du RI et responsable général des représentants du Rotary auprès des institutions internationales puisqu’il a souhaité, lors de notre dernière réunion à Evanston, étudier la faisabilité d’une telle manifestation aux Nations Unies à New York.

1000 Jeunes à l’UNESCO le 6 mars 2014

Par Cyril Noirtin

Le 6 mars, à l’occasion de l’événement « Education, sport et diversité culturelle – Nouvelles attitudes pour promouvoir les droits humains dans le monde », près de 1 000 jeunes de 18 à 35 ans ont assisté à cet événement original de sensibilisation aux droits humains organisé au Siège par le Comité de liaison ONG-UNESCO, une quarantaine d’ONG et le Secrétariat de l’UNESCO.

Organisé pour célébrer à l’anniversaire de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le 10 décembre 1948, il y a 65 ans, neuf projets en faveur des Droits de l’Homme développés par et pour les jeunes dans le monde, ont été présentés par leurs leaders, venus des 5 continents, dans des domaines aussi variés que le racisme et le sport, l’accès et la gestion de l’eau potable, la lutte contre la violence, l’apprentissage de la langue maternelle, ou encore la formation des femmes pour leurs droits dans un esprit d’équité et d’égalité.

Le thème du sport avait été placé est au cœur de cet événement pour montrer que cela peut être un accélérateur de mobilisation pour les droits humains, par des jeunes et avec les jeunes.

La présence exceptionnelle d’Andrea Agnelli, Président du Juventus Football Club, a permis d’illustrer fortement ce thème par la présentation de son projet mis en œuvre avec le Centre UNESCO de Turin : « Un coup de pied au racisme : joue avec moi ».

Cette manifestation fut également festive. En alternance avec la présentation des projets, différentes activités culturelles, toutes en relation avec la promotion des Droits de l’Homme, ont ainsi été offertes par des groupes parfois venus de l’étranger; danses, chants, musique, ont fait de cette journée, un évènement vivant pour ce 65e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la lutte contre toutes les formes de discriminations.

Comme l’a rappelé dans son discours Eric FALT, Sous-Directeur général pour les Relations extérieurs et l’Information du public de l’UNESCO, cette journée s’inscrivait dans le droit fil de l’action de l’UNESCO. Elle faisait écho aux priorités de la stratégie opérationnelle de l’organisation sur la jeunesse pour 2014-2021. Elle s’inscrivait également dans le cadre de la Décennie internationale pour le rapprochement des cultures (2013-2022), dont l’UNESCO est l’agence chef de file pour le système des Nations Unies et qui offre des opportunités pour aider les jeunes à renforcer le dialogue, partager leur vision de la paix pour tous, développer les compétences interculturelles nécessaires pour vivre ensemble dans nos sociétés mondialisées

Les porteurs de projet ont montré que les droits de l’homme ne sont pas seulement un concept mais bien une mise en pratique sur le terrain de projets concrets dans des domaines aussi variés que l’accès et la gestion de l’eau potable, le racisme et le sport, la lutte contre la violence, l’apprentissage de la langue maternelle, ou encore la formation des femmes pour leurs droits dans un esprit d’équité et d’égalité.

A propos de la culture professionnelle

Par Serge Gouteyron

Comme rotariens, nous sommes engagés dans un réseau socio professionnel, international et amical.

Si habituellement les membres d’un réseau partagent des intérêts économiques, pour nous, il s’agit d’abord de partager des valeurs.

Et parmi ces valeurs, la camaraderie n’est pas la moindre, car être en mesure d’associer les qualités d’expertise de son métier dans un environnement amical est très certainement l’une de nos grandes forces.

Dans le réseau que forment les 1 200 000 membres et leur famille, la relation de confiance est un acquis préalable. Les liens privilégiés implique l’écoute de part et d’autre tandis qu’une approche commune efface les particularités de chacun.

Une question récurrente agite les rotariens. Doivent-ils s’entraider professionnellement ? (c’était l’un des grands débats des débuts du club de Chicago mais tranché très vite).

Certes la réponse ne peut être que personnelle et dépend du libre arbitre de chacun mais les réseaux sociaux spécialisés, les clubs de « professionnels » nous invitent de plus en plus à considérer cela.

Parmi les valeurs, deux émergent car elles jalonnent l’histoire du Rotary. Il s’agit de la loyauté et de l’équité. Deux qualités dont nous devons faire preuve à l’égard de tout interlocuteur qu’il soit producteur, client, usager ou salarié.

Pour les rotariens, « leur profession leur procure l’occasion de servir la société » et depuis l’origine le domaine prioritaire que nous avons choisi est celui des jeunes avec des programmes pour les accompagner dans leur orientation et leur métier et les préparer à leur leadership futur.

Les clubs français y sont particulièrement actifs dans ce domaine.

Mais nous pourrions aller au delà et se doter de grands programmes professionnels dans le cadre de partenariats avec le secteur de l’Education. Nous sommes compétents et légitimes pour être opérateur dans la promotion de l’enseignement technologique et professionnel ou dans l’apprentissage. De même pour établir des relations étroites avec l’Université et les Grandes Ecoles (avec lesquelles nous sommes déjà partenaires dans le remarquable concours d’éthique professionnelle).

En tous cas, il nous faut rechercher un programme révélateur de notre identité.

L’originalité du Rotary comme organisation de service se trouve dans l’un des objectifs préconisé par Paul Harris et ses amis lors de sa création : ouvrir la voie à des relations professionnelles saines. Un président du Rotary, Raymond Havens poursuivant la réflexion à son terme ultime ira jusqu’à demander que « la déontologie professionnelle soit la fondation de la civilisation universelle ».

Pour autant et très loin d’instaurer un ordre moral, les rotariens sont en mesure, et peut être les seuls, à inciter à la réflexion et à la prise de conscience pour que le respect des critères déontologiques des professions rejaillissent dans les relations professionnelles et donc sur la cohésion sociale.

Il serait nécessaire pour cela de définir les critères faisant consensus dans les domaines comme le droit, la médecine, les sciences, la gestion, les finances. Ce travail de réflexion pourrait être confié à un groupe d’actions rotarien représentatif.

Etude pour laquelle l’UNESCO qui poursuit une démarche similaire dans les relations entre pays pourrait être le partenaire référent.

Une utopie ?

Mais quoiqu’il en soit du futur, les leaders professionnels que sont les rotariens se doivent de faire vivre leur réseau et d’y témoigner, avec force, des 3 valeurs que sont la loyauté, l’équité et l’amitié et ce serait déjà un profond changement pour la société

Message de vœux et culture du Rotary

Par Serge Gouteyron

Avec mes meilleurs vœux pour 2014, recevez chers amis lecteurs mes remerciements pour votre fidélité à ce blog qui s’est donné pour tâche de mieux faire connaitre et promouvoir la culture du Rotary à travers ses valeurs et son action.

Au-delà des difficultés et peut être des lenteurs du renouvellement auxquelles fait face notre organisation, je pense que la culture du Rotary est une assise solide sur laquelle nous pouvons compter pour fidéliser et séduire.

Une culture portée par le formidable réseau amical et socioprofessionnel de ses 1 200 000 membres disséminés à travers le monde qui sont, à leur place, autant de témoins engagés pour servir le Rotary et la société.

Une culture qui s’appuie sur une éthique de la vie, simple, tournée vers les autres et le Bien et sur des qualités humaines propices à renforcer la cohésion sociale.

Une culture qui vient de choisir de s’investir dans 6 des 9 domaines d’actions du millénaire des Nations Unies faisant de facto du Rotary l’un des grands acteurs du développement au côté des institutions internationales.

Une culture enfin qui trouve dans la capacité d’impulsion de la jeunesse l’écho qui lui permettra de faire avancer conjointement les forces du renouveau.

Et, sur ces considérations, sans doute un peu trop sérieuses pour ce début d’année, je vous souhaite le meilleur du meilleur pour 2014.

Deviens qui tu es !

Par Serge Gouteyron

Après le plan stratégique et le plan vision, le Rotary a maintenant besoin de préciser son rôle et son modèle dans la société du 21ème siècle.

Il nous faut rechercher des implications plus fortes autour des valeurs de l’humain, du développement, de la gouvernance.

Il nous faut évoluer de la fédération de clubs service vers un mouvement international de pensée et d’actions locales et internationales au service des communautés.

Ce qu’un Président des Etats Unis, Waren Harding avait parfaitement défini en 1921 pour la société américaine :

« Si je pouvais implanter le Rotary dans toutes les communautés, je pourrais garantir la tranquillité et la marche en avant du monde ».

Un projet pour lequel la vocation du club comme unité locale sera renforcée tandis que l’action internationale collective portera des programmes révélateurs de notre identité.

Mais un projet qui puisera toujours ses modalités dans la culture du Rotary et ses trois fondements : la culture professionnelle, la culture du service et la culture de la paix.

Partis des classifications professionnelles couplées à une approche plus saine des relations d’affaires, les rotariens ont ensuite bâti un code éthique professionnel : le critère des 4 questions d’Herbert Taylor.

La voie est maintenant ouverte pour que les valeurs humaines que sont la camaraderie, le respect de la dignité de chacun, la solidarité économique et individuelle s’expriment dans l’élaboration d’une nouvelle éthique du monde des affaires et de la vie.

La contribution des rotariens à cette exigence sociale devrait être aussi décisive qu’elle l’a été dans la rédaction de la charte des Nations Unies.

Partis de l’action de proximité du club de Chicago – les fameuses toilettes – jusqu’à engager le combat pour l’éradication de la poliomyélite, les rotariens ont défini leurs priorités : alphabétisation et éducation, eau et assainissement, prévention et traitement des maladies, santé de la mère et de l’enfant, développement économique pour lutter contre la pauvreté et la faim.

Si la mise en œuvre des priorités vise tout d’abord à améliorer les conditions de vie. Elles aussi participent à la construction de nouveaux équilibres sociaux.

La voie est ouverte maintenant pour agir un peu plus sur l’ordonnancement d’un monde amical et solidaire et rechercher des consensus pour lesquels le Rotary non confessionnel et non politique, peut faire valoir ses qualités de pacificateur et de régulateur.

La voie est ouverte également pour que le Rotary soit partenaire des task forces internationales en plus de celle de la Polio où son expertise est reconnue et particulièrement dans les domaines de l’éducation et de l’eau.

C’est aussi en 1921 que les rotariens ont ajouté à leurs 3 premiers buts, un 4ème but : celui de la compréhension mutuelle et l’aide à l’avancement de la paix.

C’est à ce moment là que le Rotary avait d’ailleurs atteint sa maturité spirituelle.

C’est ainsi que les rotariens se sont impliqués dans la création des institutions internationales et d’abord l’ONU et l’UNESCO.

Ils ont mis en œuvre de grands programmes pour la jeunesse, garant de leur idéal de paix et il y a 13 ans, ils ont parachevé leur action en créant les centres d’études pour la paix et la résolution des conflits.

La voie est ouverte maintenant pour que le Rotary puisse s’investir dans des partenariats d’envergure avec les institutions, qu’il soit considéré comme un acteur de paix dans la résolution des conflits et que sa voix se fasse entendre dans les manifestations internationales.

Ce sont là des bases pour lancer la réflexion sur le projet du Rotary pour le 21ème siècle. Un projet fidèle à son histoire mais surtout un projet susceptible de transcender les rotariens.