LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Au 1er Juillet 2020, La France, Andorre et Monaco seront dans la zone 13

Par Gérard Allonneau,
RID 2016-2018

Tous les huit ans, le Rotary International révise les 34 zones du monde rotarien. Le Board a voté la nouvelle répartition des zones en Janvier 2017 avec application pour 2020-2021 : décision 94. En Juin dernier, le Board a étudié les questions relatives aux secteurs et aux élections des Administrateurs.

Un nouveau redécoupage était nécessaire pour la zone 11 qui a vu ses effectifs diminuer régulièrement depuis 15 ans (moins 20% environ).

Compte tenu de la population rotarienne mondiale constatée fin 2016, l’effectif moyen d’une zone devait être de 36 000 membres. La zone 11 avait à cette époque 31 500 membres. Il fallait trouver d’autres districts pour arriver à ou dépasser ce nombre.

La proposition d’ajouter les trois districts belges et luxembourgeois a été votée à l’unanimité. Nous arrivions alors à une zone de plus de 42 500 membres. Après réajustement de la liste des zones, nous avons ainsi créé la zone 13.

Cette nouvelle zone a été répartie en deux secteurs en Juin 2017:

  • Zone 13A : Andorre, France et Monaco
  • Zone 13B : Belgique et Luxembourg

Ceci entraine l’élection d’un Administrateur belge ou luxembourgeois à la place d’un français une fois sur quatre, tout en conservant l’alternance avec un Administrateur italien. L’Italie reste une zone avec Malte et San Marin puisqu’on arrive à plus de 39 700 membres. Ainsi se crée la zone 14 sans l’Albanie qui était précédemment dans la zone 12 et qui rejoint la zone des pays de l’est.

 En ce qui concerne l’élection des futurs Administrateurs, nous aurons à partir de 2020 les alternances suivantes ;

  • 2020-2022 Zone 13A
  • 2022-2024 Zone 14
  • 2024-2026 Zone 13B
  • 2026-2028 Zone 14
  • 2028-2030 Zone 13A

En 2020, il y aura un Administrateur français. Son élection est à mettre en place pour 2018. Pour ce faire, il faut organiser une commission de nomination cette année, composée d’un délégué par district. Ce dernier doit avoir assisté à au moins deux Institutes dans les zones 11 et 12 et à une Convention dans les trois ans précédant sa participation à la commission. Il en va de même pour les candidats.

Un Président de commission sera nommé parmi les délégués par l’Administrateur en exercice cette année. Ce Président aura pour première mission de contrôler que tous les délégués et les candidats remplissent bien les conditions prévues. Il aura à faire siéger la commission entre le 15 et le 30 Septembre 2018. Les votes devront respecter les règles du Code of Policies 2017 du Rotary International qui prévoit désormais le cas de l’impossibilité de statuer de la commission en se remettant au vote des Présidents de Rotary-club.

Le Secrétaire général a déjà demandé à chaque Gouverneur de désigner cette année un délégué de son district à la commission de nomination de l’Administrateur 2020-2022.

Le Rotary et les objectifs 2030 des Nations Unies pour un développement durable

Par Serge GOUTEYRON

C’est un enjeu essentiel pour l’humanité que les objectifs 2030 des Nations Unies pour le développement durable soient atteints.

Et cela ne pourra se réaliser que grâce à  l’engagement des grands acteurs de la société civile.

Dans ce contexte, la contribution des rotariens peut être déterminante.

Les clubs et les districts conduisent déjà nombre d’actions sur le terrain :

  • pour réduire de moitié la pauvreté,
  • éliminer la faim et la malnutrition,
  • arrêter les épidémies de Sida, de tuberculose, de paludisme, Les maladies tropicales, permettre l’accès aux soins et à l’assurance santé pour tous,
  • garantir une éducation de qualité et à l’apprentissage tout au long de la vie,
  • garantir l’accès à ‘eau potable et l’assainissement pour tous.

De par les valeurs que nous portons pour,

  • œuvrer à l’égalité des sexes, à l’autonomie des femmes et des filles, des personnes handicapées,
  •  mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes,
  • réduire les inégalités entre pays et de faire en sorte que les villes soient ouvertes à tous.

Comme professionnels, nous soutenons les efforts pour une croissance économique d’au moins 7%, dans les pays les moins avancés et pour une industrialisation durable et un accès généralisé à internet.

Dans les objectifs 2030 des Nations Unies, la partie environnement et ressources naturelles renouvelables est très importante :

  • établir des modes de consommation et de productivité durable,
  • prendre des mesures d’urgence pour lutter contre les changements climatiques (et en particulier mobiliser 100 milliards de dollars dans les pays développés pour répondre aux besoins des pays en développement),
  • exploiter les océans et les mers de façon durable, préserver les écosystèmes terrestres.

Le président élu Ian Riseley fait de la protection de la planète (comme le past président Paolo  Costa en 1991) un thème fort de son année. Peut-être une nouvelle priorité stratégique pour notre organisation ?

Passer du plaidoyer à l’action pour la paix, mobiliser les moyens pour promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et justes (ajoutons fraternelles) : Etat de droit, lutte contre la corruption, la lutte contre les pratiques de pots de vin, garantir à chacun l’identité juridique, l’accès à l’information et renforcer le rôle des pays en développement dans la gouvernance mondiale.

Nul doute que les rotariens doivent s’impliquer au succès de ces objectifs et même être des leaders de la société civile en ce domaine comme leur histoire en témoigne.

Enfin, il s’agit de renforcer les moyens pour la coopération internationale : mettre en œuvre un partenariat mondial grâce aux 0.70% du PIB d’aide internationale,  avec des partenariats multipartites (comme nous l’avons fait avec l’initiative Polio Plus).

Dans tous les cas, un immense chantier dont les résultats contribueront à une meilleure cohésion culturelle et sociale des pays, un préalable pour la paix entre les citoyens.

Y prendre notre part renforcera l’identité et l’influence du Rotary.

 

L’avenir du Rotary

Par Serge Gouteyron

L’avenir du Rotary est devenu une préoccupation majeure des rotariens français avec raison, car après 80 ans de croissance, celle-ci s’est interrompue et même ces 5 dernières années le repli est amorcé.

Nous en connaissons les causes :

L’adaptation de la pensée et des procédures d’une organisation centenaire à un modèle de société qui change de plus en plus vite

  • La réunion d’amis a trouvé une nouvelle vie dans les réseaux sociaux
  • Le caractère professionnel oscille entre le repli sur soi et le réseau
  • L’idéal d’altruisme comme celui de citoyen du monde se fait plus rare
  • L’intérêt pour les grandes organisations de pensée ou d’actions est moindre.

Quoiqu’il en soit, les raisons qui faisaient de l’appartenance au Rotary une reconnaissance sociale et qui dans le même temps donnait un sens à la vie sont bien moins évidentes aujourd’hui.

Nous en connaissons aussi les remèdes qui peuvent agir temporairement sur les symptômes

  • Simplifier le fonctionnement de l’organisation et se rapprocher de celui de l’association plus que de celui du club
  • Privilégier des actions de terrain en lien avec notre identité
  • Annoncer plus clairement et illustrer mieux ce qu’est la culture du Rotary.

Héritier d’une triple culture, professionnelle et de service à l’origine puis de paix à partir de la 1ère guerre mondiale

Témoin de la nécessité vitale du leadership et  des comportements éthiques.

Fidèles à eux-mêmes les rotariens se sont retrouvés en quelque sorte privés de leur influence initiale.

En effet, les bouleversements des économies avec la montée en force des pays asiatiques, et bientôt celles des pays africains, ajouté à l’évolution  générale des mentalités ont modifié le positionnement du Rotary. Il s’est éloigné de ses  fondements intellectuels pour se tourner vers l’action au même titre que nombre d’ONG.

Celui d’une organisation marquée par son caractère humanitaire aux dépens de son rôle antérieur, celui d’un mouvement de décideurs lesquels, la conscience libre, œuvraient, par l‘exemple, à la diffusion des valeurs universelles dans une société plurielle et aux progrès du développement tant  économique   qu’humain  dans le but de favoriser la cohésion culturelle sociale et de créer ainsi les conditions pour un monde de paix.

Reconquérir cette influence est la clé de son futur pour cela le Rotary dispose d’atouts :

  • Un acquis culturel nourri par 6 générations d’amis ayant la même vision du monde et défendant les mêmes valeurs
  • Une organisation et des procédures sans doute efficaces mais qu’il  faut alléger
  • Un projet pour la société mais qui doit davantage s’identifier à sa pensée
  • Une approche propre à chaque continent.

Pour autant, si la motivation principale pour rejoindre le Rotary est toujours la même : faire partie d’un réseau amical et professionnel, il faut bien admettre que celle-ci est bien moins intense et aussi moins durable.

Car si l’idéal de servir a porté des générations de rotariens, il faudrait sans doute l’associer aujourd’hui à un projet plus concret pour  la société inspiré par les valeurs, le but et la mission du Rotary.

A propos du vice-président du Rotary International

Par Serge Gouteyron

J’ai eu le privilège de servir le Rotary International comme vice-président en 2005-2006 (la 2ème année de mon mandat d’administrateur).

Le vice-président occupe une place de choix dans l’organigramme du Rotary, en cas de défaillance du  Président, c’est le vice-président qui est appelé à lui succéder (et non le Président élu) : une réplique de la constitution des Etats Unis.

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Le poste de vice-président dans l’histoire échoit rarement à un européen (c’est le plus souvent le poste de trésorier). Le dernier vice-président européen était Carlo Ravizza en 1985 comme le dernier vice-président français avant moi était Jacques Giraud (1er vice-président en 1962), avant 1978, il  y  avait 3 vice-présidents : 1  par grande région rotarienne.

Remarquons qu’un vice-président sur 2 à peu près devient président quelques années plus tard.

Suivant l’usage, c’est le Président qui propose au conseil d’administration le nom du vice-président. Dans mon cas, cela s’est passé au lendemain de la convention de Chicago (le président Stenhammar m’avait informé quelques semaines auparavant). Cette proposition sera accueillie par les applaudissements de mes collègues. Je succédai à John Germ (le vice-président de Glenn Estess) qui est l’actuel président du Rotary.

Sinon le vice-président remplit les missions que le Président lui confie. J’ai donc pu à ce titre entrer dans la peau d’un Président à l’invitation des rotariens à Beyrouth,  Lisbonne, Naples, Capri, Moscou, Boston  et autres lieux français.

J’ai reçu, au nom du Rotary International et de son Président, 2 prix pour notre action en faveur de l’éradication de la polio : le 1er  à Chicago remis par l’Eglise Luthérienne et le 2ème à St Domingue remis par l’association internationale Wango (plus connue sous le nom de Moon).

Parmi toutes ses fonctions, le Vice-Président est également membre de droit de la commission exécutive dont l’une des tâches est l’évaluation chaque année du secrétaire général, il est aussi membre de droit de la commission commune Rotary/Fondation au cours de laquelle j’ai eu à protester contre la fermeture du centre pour la paix de Paris (car sans proposition alternative).

Un autre rôle du Vice-Président (important sans doute mais moins visible) se niche dans les relations internes du conseil d’administration. Modérateur,  dans les débats les plus tendus en en particulier lorsque le Président n’est pas en phase avec son conseil (ce qui arrive), confident (sur les sujets sensibles), vigilant lorsqu’il s’agissait pour moi de mettre en valeur la pensée rotarienne.

Dix années sont passées. Que retenir de ces années !

Avons-nous avancé dans le bon sens ? Certes, nous nous sommes efforcés de faire rayonner le Rotary mais l’influence des hommes sur le système est limitée, c’est l’organisation qui a toujours le dernier mot.

Mais ce n’est pas plus mal ainsi, cela évite les dérives

En tout état de cause, une aventure rotarienne et humaine sans pareil !

A propos de l’administrateur du Rotary International

Par Serge Gouteyron

Retour quelques dix années en arrière sur ma fonction d’administrateur : une fonction méconnue.

2005-chicagoIl faut bien comprendre que la tâche principale de l’administrateur est de gérer le Rotary International, les clubs et les districts, les programmes, les finances et les commissions du Rotary …   sur la base de propositions apportées au Conseil  par  le secrétaire général, son staff et le Président. Remarque : les initiatives personnelles des administrateurs  hors de ce cadre sont rares mais aboutissent quelquefois.

J’ai eu la chance que 3 de mes propositions soient devenues des décisions du Conseil d’Administration :

·       Il a reconnu et valorisé l’action des comités interpays avant que le conseil suivant (en 2007) approuve le nouveau code de procédures des comités interpays

·       Une autre décision du conseil d’administration reconnaîtra l’organisation internationale de la francophonie comme une institution internationale dans laquelle de Rotary sera représenté (cela 8 ans avant que le Commonwealth soit lui-même reconnu)

·       Une 3ème décision, avec mon collègue canadien aboutira à la mise en œuvre des groupes d’action rotariens pour soutenir les 6 priorités d’actions du plan stratégique.

Comme souvent dans ce type d’instance, les relations personnelles jouent un grand rôle dans les décisions.

Mais il y eut également des moments difficiles, au moins 2, lorsque le centre d’études internationales pour la paix  à Sciences Po Paris a été fermé (sans proposition alternative) mais également lorsqu’il fallut annuler le choix du comité de nomination du président pour campagne électorale. Décision qui sera confirmée à la convention de Copenhague après une mise en scène qui est restée dans la mémoire des présents.

Sinon des débats quelquefois passionnés sur plusieurs sujets ont débouché sur des décisions : – pour ma part sur le développement du Rotary en Chine, sur la création du 1er district de Russie, sur la mise en oeuvre du plan stratégique…..

Une belle satisfaction aura été d’organiser avec la promotion des gouverneurs 2004-2005, le peut déjeuner francophone à la convention de Chicago. Lieu de rencontre  qui  fera place l’année suivante au cocktail organisé avec le soutien du magazine Le Rotarien qui perdure toujours. Très couru par les dirigeants du Rotary (à Salt Lake City pas moins de 12 administrateurs et 4 past présidents y seront présents).

Autre débat sous tension qui revient périodiquement : la composition des zones, c’est à dire  rééquilibrer les zones en fonction du nombre de rotariens. L’enjeu est le nombre de sièges au Conseil d’administration et dans la commission d’élection du Président et  l’influence qui va avec.

C’est un sujet sensible car les rotariens des Etats Unis vont bientôt  perdre leur leadership originel.

Il nous faut lancer une réflexion sur ce point et sans doute adapter notre gouvernance pour que la place de l’Europe, dans cette confrontation, soit sauvegardée et avec elle sa conception du Rotary.

Le Rotary de demain

Par Gérard Allonneau
Administrateur du Rotary International 2016/2018

Gérard Allonneau, RI director, 2016-18.

Toutes les grandes organisations qui ont structuré le siècle dernier ont posé le problème de leur avenir : partis politiques, syndicats, églises, clubs-service.

La crise économique et sociale que nous traversons fait parler de déclin mais nous pouvons aussi la considérer comme un moment privilégié pour réagir positivement par le changement et l’innovation.

C’est ce que le Rotary préconisait dès sa création. Demain, le Rotary offrira toujours une aventure collective, passionnante et productive à ses membres car nos pratiques sont déjà en pleine évolution.

LES ROTAY-CLUBS CHANGERONT LEUR MODE DE FONCTIONNEMENT

Les membres que nous cherchons à recruter aujourd’hui  manquent de temps, ont des obligations envers leur famille et manquent de moyens financiers. C’est un constat à prendre vraiment en compte pour demain. Le Rotary International l’a très bien compris en proposant de nouvelles formes de clubs (satellite, innovation, e-club) et de nouveaux statuts de membre (associé, corporate). Tous les Rotary-clubs n’ont plus l’obligation d’être traditionnels.

En conséquence, le règlement intérieur de nos clubs sera adapté aux possibilités des membres. Les cotisations seront ajustées. Le planning des réunions sera revu pour une meilleure efficacité et en privilégiant le temps consacré aux actions. Un club pourra demain offrir en alternance des réunions en personne et en ligne.

Les jeunes Rotariens sont habitués à retrouver leurs amis dans un « nuage ». La communication numérique est aujourd’hui notre principal mode de communication. Le Rotary International a su proposer  toutes les formes de supports modernes à ses membres : My Rotary, Show-case, Rotary-club Central … Le Rotary est présent sur tous les réseaux sociaux.  Les districts, les clubs et les membres sont invités à suivre ce mouvement  Demain cette communication sera encore plus dense avec même des supports que nous ne connaissons pas encore. Le fonctionnement d’un Rotary-club ne peut que s’adapter à cette modernité.

UN  MENTORAT ACTIF SERA PROPOSE AUX NOUVEAUX ROTARIENS

Notre politique traditionnelle d’accueil et d’intégration ne suffit plus. Les nouveaux membres d’un Rotary-club veulent passer à l’action tout de suite, avoir un impact, élargir leurs horizons et leurs réseaux. Les aînés doivent les accompagner dans leurs attentes. La mixité des générations est une force à utiliser.  Le Rotarien d’aujourd’hui doit obligatoirement transmettre ses connaissances aux Rotariens de demain. C’est une évidence mais nous devons organiser concrètement cette transmission.

Le mentorat est une démarche de compagnonnage et d’engagement. Engager les membres, c’est les fidéliser. Les aînés aident les nouveaux à s’intégrer. Ces derniers apprennent aux aînés à changer leur vision du monde. Parler de nouveaux membres dans un Rotary-club de demain, c’est parler de jeunes professionnels, hommes et femmes d’aujourd’hui. Il en va de la conservation de notre identité.

Un Rotary-club est reconnu par ses actions. Elles créent du dynamisme,  apportent de la reconnaissance aux membres et attirent de nouveaux membres.  Un mentorat actif se déroule au cours d’une conduite d’action sur le terrain et non par une formation théorique : mentorat par l’action. Ce sont les résultats concrets d’une action qui vont favoriser l’adhésion, l’appartenance et l’engagement des membres. Les Séminaires de Formation pourraient être envisagés à partir de simulation  de conduite d’action selon le même principe. Par exemple,  lors d’un SFPE, apprendre aux Présidents de club à mener une action phare.

LES JEUNES PROFESSIONNELS SERONT ATTIRES PAR LE ROTARY

L’action Jeunes générations a un rôle fondamental pour le Rotary de demain. Les programmes pour la jeunesse attirent chaque année de très nombreux jeunes qui ont l’occasion de connaître et apprécier le Rotary. Les districts vont aujourd’hui à la rencontre de ces jeunes et leur proposent de rester dans la famille Rotary. Demain, ces bénéficiaires seront Rotariens car nous saurons les écouter.

Le Rotary International a fait des choix positifs en affirmant que le Rotaract est club partenaire du  Rotary et en lançant une campagne pour les jeunes professionnels au Rotary. Les Rotaractiens ont déjà beaucoup à nous apprendre sur le Rotary de demain. Travailler avec eux en menant des actions en commun sera très bénéfique. Nous aiderons ainsi les Rotaractiens à faire le pas vers le Rotary. Ils nous communiqueront non seulement leur enthousiasme à œuvrer pour servir d’abord mais encore leur joie de vivre en groupe.

Une suggestion du Rotary International : organiser un programme de mentorat professionnel de district pour mettre en contact Rotaractiens et Rotariens exerçant la même profession. Ceci peut aussi intéresser les jeunes professionnels rotariens. Nos clubs  multi générationnels offrent un réseau et des possibilités de développement professionnel et personnel. Beaucoup de jeunes sont attirés par notre engagement pour l’Éthique et la Paix. L’avenir du Rotary peut être ainsi assuré.

LE LEADERSHIP AU ROTARY VA CHANGER

Un leader sera reconnu comme tel par les jeunes professionnels que s’il est participatif, créatif, décontracté et convivial. Il devra créer une bonne ambiance de travail et du fun.  Le leader de demain devra écouter et laisser s’exprimer le leadership de chacun. Il laissera place aux opinions divergentes et aux idées nouvelles. Il pratiquera la décentralisation des décisions.

Le plan Vision de notre Fondation a ouvert la voie à des décisions décentralisées en permettant par exemple aux Rotary-clubs d’utiliser des subventions de district pour des projets locaux innovants.

La demande des jeunes d’aujourd’hui est affective et leur besoin d’appartenance à un groupe est très grand. Une organisation, quelle que soit sa finalité, sa taille, son ancienneté, devra demain se considérer comme une « tribu » et offrir une aventure collective à ces jeunes professionnels si elle veut les attirer, les recruter et les fidéliser.  Mais le leadership au Rotary va-t-il vraiment changer ? Pensons au leadership qui animait nos fondateurs autour de Paul Harris.

LE ROTARY MULTIPLIERA LES EVENEMENTS GRAND PUBLIC

Le Rotary organise de plus en plus de grands événements en associant les clubs pour une communication positive et directe avec le grand public.  Ceci nécessite un partenariat des districts ouvert aux grandes organisations à l’image de ce qu’ont fait  le Rotary International et notre Fondation.

Le caractère multi-services de notre organisation ne contribue pas à la clarté de l’image du Rotary. Les nouveaux membres ne seront prêts à s’engager comme bénévoles que si la cause est bien visible. Notre Fondation a donné le ton avec le programme d’éradication de la polio, projet unique au niveau planétaire : « End Polio Now». La promotion de grands événements est une force de communication pour le Rotary d’aujourd’hui et le sera encore plus pour le Rotary de demain.

En France et, plus récemment au Luxembourg et en Belgique,  l’action « Espoir en tête » mobilise Rotary-clubs et  grand public pour assister à une soirée cinéma en partenariat avec le groupe Wald Disney afin de lever des fonds pour fournir des équipements à des centres de recherche sur les maladies du cerveau, grande cause nationale. En Août dernier à Nîmes a été organisé « Cycling to serve », manifestation pour apporter des fonds au programme dont nous venons de parler : « End Polio Now ». D’autres exemples auraient pu illustrer  ce changement de dimension dans les actions. Les grands événements sont des indicateurs très positifs de ce que sera le Rotary de demain.

Demain :

–  LES ROTAY-CLUBS CHANGERONT LEUR MODE DE FONCTIONNEMENT

–  UN  MENTORAT ACTIF SERA PROPOSE AUX NOUVEAUX ROTARIENS

–  LES JEUNES PROFESSIONNELS SERONT ATTIRES PAR LE ROTARY

–  LE LEADERSHIP AU ROTARY VA CHANGER

–  LE ROTARY MULTIPLIERA LES EVENEMENTS GRAND PUBLIC

En France, on dit : « Demain se prépare aujourd’hui ».

Message de vœux et culture de paix

Par Serge Gouteyron

Je souhaite aux amis lecteurs de ce blog tous mes vœux pour cette année 2015.

Année qui sera l’année d’une conférence internationale à l’UNESCO le samedi 4 avril. Autour du Président Gary Huang se rassembleront des rotariens français, africains, européens.

Cette rencontre est proposée dans le cadre d’un Rotary Day, comme il en existe un depuis plus de 20 ans à l’ONU (New York). Le thème choisi : « construire la paix avec le Rotary et l’Unesco : les initiatives de paix des comités interpays ».

Conférence qui s’inscrit dans la lignée d’autres importantes rencontres en France :

A Antibes Juan les Pins en 2003 « les comités interpays un chemin vers la paix » sous la présidence de Jonathan Majiyagbe.

A l’Unesco Paris en mars 2006 « agir pour l’eau » sous la présidence de Carl Wilhelm Stenhammar

A Cannes en mars 2008 « la paix est possible » sous la présidence de Wilf Wilkinson et la participation des past présidents Carlo Ravizza et Carl Wilhelm Stenhammar

A l’Unesco Paris en mars 2012 « la culture de la paix : une vision partagée Rotary Unesco » sous la présidence de Kalyan Banerjee.

Les symposiums dédiés à la paix en 2013 du Président Sakuji Tanaka et du chairman past président RI, Luis Vicente Giay dans 3 villes symboliques : Berlin – Honolulu et Hiroshima et leur appel pour une paix sans frontières.

Le Rotary International, l’Unesco et les comités interpays vous invitent à prolonger l’impact public de leur action en vous associant à leurs travaux pour faire rayonner le Rotary.

Le Rotary International comme organisation de service indépendante et l’UNESCO comme Institution Intergouvernementale – agence de l’ONU – ont des préoccupations communes et une approche identique dans plusieurs domaines : l’eau et l’assainissement, l’éducation et l’illettrisme, l’éthique et la culture de la paix.

Grâce à ses programmes pour la jeunesse, les centres pour la paix, les priorités stratégiques de la Fondation, son combat pour l’éradication de la polio, le Rotary œuvre pour que la paix soit possible.

Tandis que les rotariens engagés dans les comités interpays après la création du premier comité en 1950 entre la France et l’Allemagne se sont attachés à faire progresser l’entente entre les peuples, la bonne volonté et la paix sur le terrain.

Cette conférence mettra l’accent sur les moyens dont le Rotary, l’UNESCO et les comités interpays disposent pour faire avancer la paix et plus spécialement la paix civile, celle que doit construire la relation humaine.

Le dialogue entre les cultures dans les zones de conflits comme les Balkans, le Proche et Moyen Orient, la Méditerranée et sur le continent africain.

La paix par le service avec les efforts faits pour l’éducation pour tous et l’illettrisme, l’eau potable partout, les attentes éthiques des jeunes, les centres pour la paix et le rôle de nos étudiants dans les institutions internationales, les gouvernements et les ONG.

Les initiatives de paix des comités interpays ou comment le réseau des 300 comités sur la planète contribue à la compréhension réciproque et à la résolution des conflits.

Le Président Gary Huang en sa qualité de Président du Rotary et de représentant d’un continent où va se jouer en grande partie l’avenir du monde partagera sa vision.

Par ailleurs une déclaration pour la paix sera proposée par les participants. Elle complètera celles de Berlin et de Lisbonne en faisant appel à la puissance du Rotary comme organisation et au ferme engagement des rotariens au service de leur mouvement.

Ce sera l’un des évènements clé de l’année comme le souhaite le Président Gary Huang.

Et nous rotariens qui faisons de la qualité de la relation entre les personnes, de la dimension éthique des comportements et de notre engagement social, l’expression vertueuse du message d’amour originel,

Manifestons nous !

Le Rotary, j’y crois !

Par Serge Gouteyron

Convaincu que le Rotary par ses vertus et ses actes devait jouer un plus grand rôle dans la société civile, j’allai m’efforcer comme gouverneur de vivre et faire vivre le Rotary à travers la dynamique des clubs.

˝Vivre le Rotary˝ sera le titre de la publication mensuelle du district.

Je pensai que diffuser l’idéal rotarien partout permettrait de conquérir (et garder) de nouveaux rotariens.

Petit rappel : le plan de leadership du district (lancé sous la présidence de Carlo Ravizza), faisait du gouverneur l’envoyé spécial « relations publiques » du Président du Rotary ;

Et d’abord, quel rotary présenter : ce sera l’objet de la première édition de « Rotary mode d’emploi » (il y en aura 8 derrière) – la culture du Rotary portée par l’amitié et fondée sur l’éthique professionnelle, le service à autrui et la recherche de la paix-.

J’allai être aidé par le Président du Rotary 2000/2001, Frank Devlyn. Son thème « Faire prendre conscience et agir » s’inscrivait dans cette démarche.

Frank Devlyn à Lille

Vous savez Frank Devlyn, le Président qui lança 20 task forces : une dans chaque domaine du Rotary. Frank me fit l’amitié de présider à Lille, une conférence sur les comités interpays. Il y prononça cette phrase restée célèbre dans l’univers des CIP : « si les comités interpays n’existaient pas, il faudrait les inventer ».

Une soirée grandiose et chaleureuse comme nous les aimons, sous la coupole art déco de la Chambre de Commerce, clôtura cette journée.

Nous allons être également actifs dans les relations extérieures : à Moscou, à St Pétersbourg, à Beyrouth, à Amman, à Lublin, à Tunis, des visites amicales mais aussi ˝diplomatiques˝ et fraternelles, en particulier au camp d’extermination de Majdanek.

Le prix de la paix et de la compréhension mondiale, décerné aux sœurs ursulines de Pombal (Sénégal), bien relayé par les médias, sera une belle opportunité pour placer le rotary aux côtés d’acteurs de la société civile.

Prix de la paix
J.Duquesne – S.Gouteyron – la représentante des sœurs ursulines – Ph Vasseur
La représentante de la Mairie de Lille – Jean Maniglier – Mgr Defoi

L’université catholique de Lille, la mairie, l’évêché, une banque régionale (financeur du prix) et l’écrivain journaliste Jacques Duquesne.

Autre moment d’émotion et de relations publiques intenses : les 90 enfants de la troupe de chants et de danses Loktev du Palais de la jeunesse à Moscou invités par le district et le CIP France Russie pour 10 spectacles dont un à l’ambassade de Russie en présence de l‘ambassadeur, des personnels et des familles, un comité d’honneur prestigieux – émerveillement du public devant le talent, la beauté et l’histoire. Une image rafraichie de la Russie -.

Splendeur russe du Loktev

Au total 3 tournées (1996, 2000, 2010, la dernière lors de l’année de la Russie en France), placées sous la bannière de l’éradication de la polio – 30 séances et 20 000 spectateurs.

Restons à Moscou pour la création d’un centre de protection maternelle et infantile destiné à lutter contre les thromboses (35% des causes de décès à l’accouchement) : formation de médecins, fourniture de matériel d’analyse et publication d’un carnet de santé grâce à l’étroite collaboration entre l’académie médicale de Moscou et la faculté de médecine catholique de Lille.

Notre implication auprès des jeunes dans le concours d’expression orale, le trophée des jeunes talents de la musique, le Ryla (confié aux clubs ardennais), les échanges scolaires, les rencontres internationales d’été (confiées aux clubs de l’Aisne) sont autant de possibilités d’approcher les familles et de nous faire connaitre.

Dans une région où le chômage des jeunes pèse lourd sur l’environnement humain, la promotion de l’enseignement technique et professionnel, de l’apprentissage, des réseaux de parrainage, des entretiens d’embauches seront nos priorités, et nous recevrons, pour cela, à l’assemblée de district, l’appui officiel du Préfet de Région.

Assemblée de district à Denain
P. Mériaux (†) – M. Brabant Maire (†) – M. Millon sous préfet
G.Derasse – S. Gouteyron – M. Pautrat préfet de région

Je fondai quel qu’espoir sur le colloque « l’éthique et le rotarien » dans les locaux de la faculté dentaire à Lille. Nous avions invité 2 personnalités de premier plan sur le sujet : M. Jacques Benoit (auteur de Graine d’éthique) et le professeur Christian Hervé de l’Hôpital Necker.

L’exigence éthique des rotariens : un enjeu pour leur futur.

Pierre Lafforgue – Serge Gouteyron – Jacques Benoit – Pr Christian Hervé

Deux initiatives à la conférence de district permirent au Rotary de s’ouvrir sur la cité. Le public sera convié à la table ronde sur l’Europe (personnalités locales et parlementaires européens) mais surtout le Rotary offrit à toutes les associations valenciennoises une après-midi récréative qui eut son succès. Succès également pour la saynète des rotaractiens sur leur vision d’un club rotary…

Conférence de district qui se clôturera par une soirée animée par 30 rotariens russes et 20 jeunes en visite professionnelle dans le district en provenance de Pologne, Roumanie, Liban et Tunisie.

Rotary international à jamais !

Nous avons atteint, je crois, le but fixé : faire connaître le Rotary dans toutes les strates de la société (pour autant, les effectifs n’ont pas fondamentalement progressé 2 clubs créés).

Et ˝garder l’esprit˝ d’une communauté fraternelle et vivante.

Ceci dit quinze années plus tard, je pense toujours qu’une mission essentielle du gouverneur est d’installer le Rotary et sa culture au cœur de la société.

Et d’abord, dans les lieux d’influence politique, économique, professionnelle, universitaire, artistique avec une écoute toute particulière pour les préoccupations des nouvelles générations d’y à z.

Si la culture du Rotary, aujourd’hui comme hier, est une réponse aux questions du temps, la vie de club, elle, évolue et se prépare à de nouveaux modèles.

Les présidents de clubs et l’équipe du gouverneur

La genèse des Groupes Multidistricts d’Information du Rotaract

Par Cyril NOIRTIN

Si aujourd’hui les organisations rotaractiennes comme la Coordination Nationale Rotaract France ou E.R.I.C. (European Rotaract Information Center) bénéficient du soutien du Rotary, il faut savoir que ces organisations se sont créées sans l’approbation du Rotary International.

Pour bien comprendre cela, il faut revenir à la création même du Rotaract.

Tous les ans, le 13 mars, nous célébrons l’anniversaire de l’octroi de la première charte Rotaract au club de Charlotte en Caroline du Nord. Mais en réalité, c’est une longue histoire qui a précédé la création officielle du Rotaract.

Dès les années 50, de nombreux clubs de jeunes adultes ou d’étudiants ont été créés et parrainées par des clubs Rotary. Ces clubs vont fonctionner de manière « non officielle » et sous différents noms.

On trouve ces clubs essentiellement en Europe (sous le nom de Cercle Paul Harris) et en Australie.

En 1959, André Geubel, président fondateur du Cercle Paul Harris de Peruwelz en Belgique, décrivait son club comme « Un immense navire faisant route vers la paix et l’entente, battant pavillon de l’amitié, ayant comme gouvernail Servir et comme équipage tous les jeunes de bonne volonté ».

Ces organisations vont connaître une expansion importante mais essentiellement en Europe.

En 1965, ce mouvement commence à émerger aux USA suite à la création 3 ans plus tôt des clubs Interact dont les premiers membres atteignent alors l’âge limite.

C’est à partir de ce moment là que les dirigeants du Rotary International et le président Luther H. Hodges vont prendre conscience de l’importance de ces clubs et de leurs actions.

C’est ainsi qu’en 1968, le Conseil Central décida d’adopter ce mouvement et d’en faire un programme officiel du Rotary International. La première charte fut délivrée le 13 mars 1968 au club de Charlotte.

Bien qu’officiellement le Rotary International annonce que le Rotaract est né au États Unis car le premier club à recevoir officiellement sa charte fut américain, on ne peut pas oublier qu’un grand nombre de ces clubs de jeunes adultes affiliés au Rotary ont changé leur nom et ainsi rejoint la nouvelle organisation tout de suite après la création du club de Charlotte.

Ces mouvements furent la base qui permit au Rotaract de se répandre immédiatement dans le monde entier. C’est aussi pour cette raison que le Rotaract a longtemps été très développé et structuré en Europe et en Asie-Pacifique alors qu’il est longtemps resté très faible en Amérique du Nord.

En effet, après sa création officielle, le mouvement Rotaract sera pendant de nombreuses années considéré par le R.I. comme une simple action d’intérêt public d’un club Rotary.

Dans les années 80, alors que le programme Rotaract a continué à se développer et à s’étendre, l’administration du Rotary International a été incapable de suivre cette évolution et cette croissance et donc en conséquence n’a offert à ce programme que des services très limités voire inexistants. De plus l’évolution importante du Rotaract dans le monde, n’est pas apparente au Etats-Unis où le programme connaît des difficultés à ce développer. De ce fait, le Rotaract n’apparaît pas comme une priorité aux yeux de l’administration centrale du RI à Evanston.

Les années 90 vont marquer un tournant dans son histoire avec la création des Groupes Multidistrict d’information.

Tout est parti d’une grande réunion des Comités Inter-Pays du Rotary qui fut organisée à Strasbourg en 1987 au Conseil de l’Europe.

Près de 80 Rotaractiens venant des principaux pays européens avaient été invités à participer à cette réunion pour réfléchir sur une action qui favoriserait la communication du Rotaract en Europe.

A cette réunion, les Rotaractiens prirent conscience qu’aucun outils de networking existait pour le Rotaract. Il n’y avait pas d’annuaire, pas de newsletter. (Nous sommes en 1987 il n’y a ni Internet, ni Facebook et seuls une poignée de Rotaractiens ont accès à un fax).

Jan Huygens

Sous l’impulsion du Représentant Rotaract du district 217, Jan Huygens, et avec l’aide des Rotary clubs de Belgique, un groupe de Rotaractiens Belges décidèrent de créer un bureau européen du Rotaract et d’organiser, en mars 1988 la première Convention Européenne à Anvers qui accueillit 300 Rotaractiens venus de 16 pays Européens. Au cours de cette convention, le Centre d’information Européen du Rotaract (E.R.I.C. : European Rotaract Information Center) fut officiellement créé. Son rôle, distribuer un bulletin d’information en anglais auprès des clubs Rotaract d’Europe et éditer un annuaire européen du Rotaract.

Il ne fait aucun doute que la mise en place d’E.R.I.C. inspira les Rotaractiens français à créer quelques mois plus tard la coordination nationale.

A l’origine, ces organisations n’étaient pas reconnues par le Rotary International, qui voyait d’un très mauvais œil leur création et leur fonctionnement. En effet, le Rotary International n’a jamais été favorable à des organisations nationales ou continentales. Sa structure est basée sur une seule entité internationale qui est en relation directe avec les districts et les clubs.

Cependant, ces organisations rotaractiennes ont su rapidement montrer leur efficacité et leur capacité à diffuser l’information auprès du Rotaract permettant à ce dernier de se développer et par la même de faire progresser la connaissance de l’idéal Rotarien auprès des jeunes.

Pendant trois ans, ces organisations Rotaract vont rallier à leur cause de plus en plus de responsables Rotariens. Mais l’appui le plus déterminant sera celui de Rebecca D. Fritz, employée au siège mondial du Rotary et responsable de la division « Community Service » Très vite, Rebecca Fritz avait pris conscience que le secrétariat du RI ne pouvait pas satisfaire aux besoins de communication et d’interactions d’une organisation mondiale de jeunes adultes dont les exigences et les effectifs grandissaient tous les jours. A partir de 1991, elle va se rapprocher des responsables d’E.R.I.C. et ensemble ils vont travailler sur la reconnaissance des organisations multidistrict Rotaract.

En novembre 1991, le président du Rotary International Raja Saboo organisa une réunion à Londres de la commission Rotaract du RI.

Cette réunion aboutira à deux avancées majeures :

  • le concept de « Partenaire dans le Service » : le Rotaract n’est pas seulement une action d’intérêt public mais une organisation de jeunes adultes
  • et une recommandation qui sera présentée au Conseil Central d’envisager la création d’organisation multidistrict Rotaract.

De nombreuses réunions et échanges vont être organisés. En 1992, la réunion du Comité Européens du Rotaract (organe regroupant un représentant par pays et agissant comme « conseil d’administration » d’E.R.I.C.), à laquelle participe Rebecca FRITZ définit les statuts et les lignes de conduite des Groupes Multidistrict d’Information.

Présenté en juin 1992 au Conseil Central, la résolution approuvant, la formation d’organisation multidistrict d’Information pour le Rotaract est adoptée.

Le 15 mai 1993, le Conseil Central reconnaît officiellement YARN comme le Groupe Multidistrict d’information pour la région ANZO (Australie et Nouvelle Zélande). Une cérémonie officielle sera organisée lors de la réunion Rotaract de la convention du Rotary International de 1993 à Melbourne. Quelques mois plus tard, c’est au tour d’E.R.I.C. d’être reconnu par le Rotary.

En 1994, les Rotaractiens français obtiennent la reconnaissance de la Coordination Nationale Rotaract France

En juin 1995, l’organisation des manifestations Rotaract de la convention du Rotary Internationale de Nice sont confiés conjointement à la Coordination Nationale France et à E.R.I.C. Elles permettent une mise en valeur du travail des GMI.

En 1997, lors de son intervention devant les Rotaractiens, à la convention internationale de Glasgow, Luis Vicente GIAY, Président du RI en 1996-1997, fit l’éloge des Organisations multidistrict en déclarant : « Ces organisations proposent aux Rotaractiens la plupart des services que les bureaux du Rotary International apportent aux Rotariens : des information, des publications, des bureaux régionaux et un contact direct avec l’administration du Rotary International. La plupart de ces organisations ont mis en places des réunions multidistricts ainsi que des magazine traitant de l’actualité de notre organisation et quelques fois disponible en plusieurs langues. Les Rotaractiens européens ont été parmi les premiers à mettre en place ces Groupes multidistrict et continue à en promouvoir le concept.

Grâce au travail de ces GMI, les Rotaractiens ont montré que le Rotaract est plus qu’une simple « action rotarienne ». C’est une organisation à part entière, fonctionnant au sein du Rotary International et disposant d’une identité propre et des capacités à organiser et à financer des projets nationaux, voire internationaux. »

Réunion d’ERIC à Anvers

En 1998/1999, sous la présidence de James LACY, le Conseil Central a décidé de promouvoir la création Groupe Rotaract Multidistrict dans les régions où ces derniers n’existent pas encore. Une brochure fut développée et des forums sur ce sujet furent organisés lors des conventions du Rotary International.

Ces Organisations Rotaract Multidistrict ont été parmi les premiers Groupes Rotariens à développer des services sur Internet. Les sites Internet de ces organisations proposent aux Rotaractiens et Rotariens des nouvelles et des informations sur le Rotaract ainsi que la mise à disposition de version “en ligne” des publications.

Depuis 20 ans, les Organisations Rotaract Multidistrict ont été moteur dans le développement de la communication et dans la promotion du Rotaract. Elles ont été, pour une grande part, à l’origine de l’expansion du Rotaract dans plusieurs régions du monde. Elles ont aidé à mieux cibler et à mieux contenter les besoins des Rotaractiens dans les domaines de la formation au leadership et dans la formation d’un réseau international d’amitiés et de services rendant ainsi le Rotaract plus attractif et préparant ses membres à devenir de futurs Rotariens.

Intervention de Cyril Noirtin à la Convention Nationale du Rotaract France à Tours en Juillet 2014.

 

 

La genèse de la Coordination Nationale Rotaract France

Par Cyril NOIRTIN
Ancien Coordinateur National Rotaract France 1994-95

Il y a 20 ans, la Coordination Nationale Rotaract France était reconnue officiellement par le Rotary International en tant que Groupe Multidistricts d’information.

Remise de la charte de la Coordination Nationale Rotaract France lors de la Convention Nationale à Clermont-Ferrand en Octobre 1994

Pourtant cette association fut en réalité créée en 1988 sous l’impulsion de Lionel Bourgue, membre du Rotaract club de Lyon et des 13 Représentants Rotaract de District de l’époque pour permettre à chaque club Rotaract de bénéficier de l’expérience et de l’aide des autres.

Elle s’était donnée comme triple mission : L’information, la communication et le service.

L’information avec la mise en place de réunions et de manuels de formation (dont le classeur « Voici le Rotaract ») pour améliorer la connaissance que les Rotaractiens ont de leur organisation.

La Communication avec la publication d’un journal « Rotaract France Magazine », d’un annuaire, d’une boutique Rotaract (pour offrir des insignes et objets aux couleurs du Rotaract), des trophées de la communication et plus tard d’un site Internet.

Le Service fut l’originalité de la Coordination Nationale par rapport aux autres Groupes Multidistricts.

En effet, pour les fondateurs de la Coordination, le Rotaract France devait « être au cœur de l’action et avoir l’action à cœur ».

La mise en place d’une action nationale annuelle devait permettre aux clubs Rotaract de France d’avoir un impact grâce à une action majeure et à unifier les Rotaractiens Français.

L’une des premières actions fut « Handi 48 » dont l’objectif était de contribuer au financement d’un catamaran de 48 pieds de long pouvant être équipé d’un véhicule amphibie et spécialement construit pour des handicapés.

En 20 ans, les actions nationales des clubs Rotaract de France ont permis la construction de 30 maisons en Inde, la fourniture d’un dispensaire ambulant au Burkina Faso, l’organisation de collecte de fonds pour le financement de journées nationales de vaccination contre la polio, et bien d’autres projets.

Parmi ces actions, la plus mémorable est peut-être la participation du Rotaract au 1er Sidaction. Les Rotaractiens avait mis en place un réseau de collecte nationale qui permit de récolter près d’un million et demi de francs. Cette action avait été réalisée à l’initiative du Rotaract Club de Tours, dont l’un des membres Etienne Brunet (ancien coordinateur national) était atteint du SIDA. Il est à noter que cette action reçue la reconnaissance présidentielle du Rotary en juin 1994 lors de la convention Internationale de Taipei.

Présentation de l’action Sidaction par les membres du Rotaract Club de Tours

Présidée aujourd’hui par le rotaractien parisien Ali HOJEIJ, la Coordination Nationale continue de soutenir les actions des clubs Rotaract de France et contribue à la promotion du Rotaract et du Rotary.