LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Rotary Leadership Institute : la division française

Par Jacques di Costanzo

La Division Française de l’Institut Rotarien de Leadership (IRL) s’est réunie, comme chaque année, le 20 octobre 2014 à Lyon. Etaient présents les Vice-Présidents et les responsables de la formation IRL des 15 districts Français et d’Afrique de l’ouest et des 23 pays composant la Division Française, ainsi que des représentants nationaux du Rotaract.

Depuis sa création en 2007, la Division Française a formé 1150 stagiaires Rotariens et Rotaractiens dont 250 en 2013-14. Il s’agissait dans tous les cas de Rotariens désireux de compléter leur formation dans le domaine du leadership afin d’assumer des fonctions de dirigeant au sein du Rotary ou du Rotaract. Rappelons que les programmes de la Division Française permettent aux Rotariens de progresser à la fois dans la charge qu’ils ont acceptée au Rotary et dans leur parcours professionnel. Ceci explique l’engouement, pour ce type de formation, essentiellement interactive, des plus jeunes Rotariens et des Rotaractiens qui constituent la majorité des participants. La Division Française a, en premier lieu, décidé d’adopter dorénavant l’appellation « Division Francophone » en raison de la présence en son sein de Districts et de pays Africains francophones.

Par une décision prise en 2002 et toujours valable, le Conseil d’Administration du RI encourageait fortement tous les districts à adopter les programmes du Rotary Leadership Institute (RLI). D’autre part, Le Conseil de Législation du RI, lors de sa réunion d’avril 2013, s’était prononcé par 385 voix sur 537 en faveur de l’intégration des programmes du RLI international dans ceux du RI. La session de juin 2014 du Conseil d’Administration du RI, tout en confirmant officiellement l’utilité et la qualité de l’enseignement dispensé par le RLI, a préféré toutefois lui conserver son autonomie.

Rappelons que le RLI international, actuellement présent dans 193 pays et dans 356 districts, bénéficie du soutien actif de tous les Past Présidents Internationaux du RI, comme de celui du Président en exercice Gary Huang. De nombreux Administrateurs et 16 Présidents du RI, anciens, élus ou en exercice, sont également impliqués dans le RLI en tant que Présidents de Divisions ou membres du Comité Consultatif. Dans un message daté du 31 octobre 2014, le Président International Gary Huang rappelait : « Le Conseil d’Administration du RI reconnait le succès du RLI et encourage les districts à utiliser les programmes du RLI ou à développer des programmes similaires avec des méthodes d’enseignement appropriées à leurs régions. Le Conseil dministration du RI a soutenu cette décision depuis 2002. Le succès du RLI est tel qu’il est devenu la base d’un programme enseigné localement et non comme un programme officiel du RI ».

Les Rotaractiens, désormais fortement engagés dans l’IRL, ont souhaité créer, dès le début de 2015, une entité rotaractienne IRL au sein de la Division Française. Cette proposition a été adoptée, avec enthousiasme, à l’unanimité.

Il a donc paru nécessaire d’élaborer un programme et une base de données communs au sein de la Division Française afin d’assurer une formation homogène dans tous les districts impliqués. Ainsi, le programme de la Division Française comprendra désormais un module central obligatoire pour tous les stagiaires comportant notamment des sessions sur les thèmes: leader-manager, prise de parole en public, animation de réunions et gestion de projets. Deux modules optionnels complémentaires seront destinés l’un aux fonctions de dirigeant au sein du Rotary, l’autre à l’activité professionnelle proprement dite. Le Rotaract sera désormais intégré dans cet organigramme au même titre que le Rotary.

La Division Française de l’IRL se veut ainsi plus polyvalente en donnant aux Rotariens et aux Rotaractiens des moyens supplémentaires pour optimiser la conduite d’un projet ou la direction d’une entreprise. La Division Française, qui s’inscrit ainsi parfaitement dans l’esprit et dans l’éthique du RI, se projette dans l’avenir en formant des leaders et des jeunes professionnels qui constituent l’avenir du Rotary International.

La conférence du district 1912 à Ptuj en Slovénie

Par Serge Gouteyron

J’ai représenté récemment le Président Ron Burton à la conférence du district 1912 de Slovénie à Ptuj.

La Slovénie est un petit pays (2 millions d’habitants dont 300 000 habitants dans la belle capitale de Ljubljana).

Le Rotary y est représenté par 45 clubs et 930 rotariens – 15 clubs rotaract avec 250 rotaractiens – 6 clubs interact. Renault a une usine très importante à Novo Mesto.

J’ai apprécié tout particulièrement l’esprit positif des rotariens slovènes face au Rotary, à leur pays, à leur histoire.

La Slovénie grâce probablement à cet esprit et au fait qu’elle soit à 90% chrétienne a pu échapper à la guerre de l’ex Yougoslavie il y a plus de 20 ans.

J’ai été surpris et en même temps impressionné par les actions professionnelles entreprises sur « l’éthique et la morale ». Des séminaires, des échanges qui regroupent de nombreux rotariens et dans lesquels les questions morales (le bien et le mal dans sa profession) ont une grande importance. Il faut dire que de nombreux rotariens exercent une activité industrielle.

La Slovénie en est à son 3ème gouverneur. Elle était auparavant rattachée au district autrichien qui a été longtemps le plus grand des districts (avec 4500 rotariens).

Il est vrai qu’aujourd’hui elle doit se développer pour répondre aux nouvelles normes et le projet du gouverneur est de transformer progressivement les clubs rotaract (très dynamiques) en clubs rotary comme l’ont fait les clubs du Maghreb il y a 4 ans tout en reconstituant derrière les clubs rotaract.

Pari ambitieux mais possible.

En tous les cas, une conférence de district simple et motivante, un peu à l’ancienne puisqu’elle s’est terminée par une visite à pied de la ville avec halte au château, au monastère et dans les cafés.

La régionalisation, un atout pour le Rotary

Par Jacques Di Costanzo

Interview de Jacques Di Costanzo, Administrateur 2012-2014, réalisée par Steven Vermeylen, Rédacteur du magazine belge Rotary Contact

Quels grands dossiers avez-vous dû traiter durant votre mandat de director ?

Outre les dossiers importants qui atterrissent sur la table du Board et qui concernent les questions organisationnelles, structurelles, financières…, je me suis surtout attelé à implanter dans ‘mes’ zones le Plan Régional de l’Effectif. Pour être plus efficace, le Rotary a besoin de booster son effectif. Comment ? En renforçant l’attractivité des clubs, ce qui nous aidera à mieux recruter mais aussi à fidéliser, car notre principal problème est bien la rétention des membres. Il nous faut donc des clubs avec des activités intéressantes qui puissent ‘parler’ à chacun. D’autre part, je plaide pour la création de clubs composés de jeunes professionnels. En développant leur propre réseau au sein du Rotary, ceux-ci vont, intuitivement, ‘inventer’ le Rotary du 21ème siècle. Je pense ici à l’utilisation massive des réseaux sociaux, aux e-clubs, etc.

La fréquence des réunions statutaires constitue souvent un obstacle chez les jeunes…

Statutairement, chaque Rotary club doit se réunir sur une base hebdomadaire. Ceci dit, si vous vous contentez de participer à la moitié des réunions, c’est suffisant pour rester Rotarien. Pour autant, bien sûr, que vous vous acquittiez de votre cotisation.

Sur le plan international, on constate un glissement démographique vers les pays émergents…

Si notre effectif mondial reste stable (autour de 1,2 million de membres), on déplore une érosion constante aux États-Unis, même depuis la fin de la crise financière. En Europe, nous sommes plutôt stables, et certains pays comme l’Allemagne ou la Suisse, ou encore la Scandinavie, connaissent même une croissance significative. Mais en effet, c’est bien dans les pays d’Amérique latine, en Inde et en Asie du sud-est que le Rotary progresse le plus.

Vous plaidez en faveur d’une coalition des forces rotariennes au niveau européen. Qu’en est-il exactement ?

En général, les modèles universels ne fonctionnent pas : il y a dans le monde tant de différences sur les plans culturel, linguistique, religieux, économique… Au Rotary, nous devons tenir compte de ces spécificités afin d’optimiser la contribution de chaque pays. L’Europe constituant un bloc relativement homogène, je suis donc partisan d’une ‘régionalisation’, un peu à la manière du RIBI (Rotary in Great-Britain and Ireland, ndlr). Chaque continent pourrait fonctionner de cette manière, avec son propre président, son administration, son budget, etc. Le Rotary serait ainsi plus proche des réalités du terrain. Bien sûr, dans ce scénario, les clubs continueraient à contribuer aux programmes du RI et à soutenir la Fondation Rotary.

Le Plan Vision pour l’Avenir est en application depuis un an. Une réussite ?

Certainement. Ce plan octroie aux districts une plus grande flexibilité dans l’attribution de leurs fonds pour les projets locaux et internationaux. Ici aussi, on constate qu’une plus grande autonomie donne de meilleurs résultats.

Si vous étiez président du RI pour un jour, sans limitation de pouvoir, que changeriez-vous ?

Je simplifierais la gouvernance, avec moins d’intermédiaires. Il y aurait trois niveaux de pouvoir : le président international avec son conseil d’administration, le gouverneur et le président de club. J’établirais un lien direct entre le club et le conseil d’administration du RI, pour avoir un feedback en terme de besoins notamment. J’essayerais également de me focaliser sur un grand projet prioritaire, comme c’est le cas en ce moment avec la polio. Et, bien sûr, je me consacrerais à la régionalisation dont j’ai parlé tout à l’heure.

La polio devrait être éradiquée d’ici 2018. Quel pourrait être le prochain « corporate program » du Rotary ?

Il y a plusieurs thématiques possibles, comme l’assainissement de l’eau, mais aussi la lutte contre le paludisme (qui tue plus que la polio), l’environnement… Nous pourrions aussi nous concentrer sur notre idéal de paix dans le monde, ou encore sur des sujets plus économiques tels que l’emploi des jeunes.

Où en sera le Rotary dans vingt ans ?

Le centre de gravité se sera déplacé vers l’est, certainement si la Chine s’ouvre à notre organisation. Il ne faut pas en avoir peur car cela peut être une source de renouvellement. Le rôle des réseaux sociaux aura pris de l’ampleur, et les e-clubs seront peut-être la nouvelle norme. Pour garder sa pertinence, le Rotary doit vivre avec son temps. La seule chose qui ne doit jamais changer, c’est l’éthique. Les valeurs rotariennes formulées par Paul Harris sont aujourd’hui aussi actuelles qu’en 1905, et elles le resteront dans le futur.

Vers le Rotary du 21ème siècle

Par Jacques di Costanzo
Administrateur du Rotary International 2012-14 


L’Institute de Monaco a eu lieu du 8 au 10 novembre 2013, il comportait 564 inscrits, 23 pays d’Europe et d’Afrique et 49 districts. Il a été précédé par le GETS, du 5 au 7 novembre et par le séminaire TRF le 7 novembre. Le thème général était : « Vers le Rotary du XXIème siècle ; au-delà des frontières ».

Ce thème a fait l’objet de quatre tables Rondes dont les sujet étaient :
1- Optimisation de la contribution de chaque pays pour atteindre les buts du Rotary ;
2- Le club service du XXIème siècle ;
3- Les jeunes générations ;
4- leadership et recrutement-fidélisation.

Les travaux de ces tables rondes étaient alimentés par les conclusions de 2 groupes de réflexion, Européen (animé par le PDG Gwenaël de Bergevin, D 1650) et Africain (animé par le PDG Mohamed Ghammam, D 9010), créés en juillet 2012.

La synthèse de l’ensemble des réflexions et débats a permis de dégager trois grandes options qui peuvent se résumer ainsi :

1- Régionaliser : c’est-à-dire regrouper plusieurs zones ayant le même contexte économique, culturel et social afin d’exploiter au mieux les spécificités de chaque pays et d’en optimiser la contribution pour atteindre les buts du RI.

2- Moderniser les clubs : il s’agit, en effet, d’entrer de plain-pied et le plus rapidement possible dans le XXIème siècle, essentiellement caractérisé par la progression exponentielle et désormais incontournable, des moyens de communications utilisés, en priorité, par les jeunes générations.

Ceci implique plusieurs réformes structurelles :

a. La mise en place d’un modèle universel de club utilisable à l’échelon de la planète, quel que soit l’environnement.

b. La constitution de « clubs en réseaux » par média sociaux. Formidables moyens de communication, de formation, de recrutement et de projets communs.

c. Favoriser le leadership des jeunes générations dans les clubs existants et par la création de clubs « jeunes générations » qui, intuitivement mais sur des bases traditionnelles, construiront le Rotary du futur.

3- Simplifier la Gouvernance : dans le concept d’une régionalisation, qui réduit l’hétérogénéité et la dispersion du système, une simplification de la Gouvernance paraît s’imposer en vue d’une plus grande efficacité.

Ainsi peuvent-être envisagés à deux niveaux :

a. Du RI : un modèle général à 3 dimensions avec :

i. Un Conseil Central,

ii. Une Région,

iii. Un Bureau de Coordination Régional.

b. De la Région : un modèle régional à 3 composantes avec :

i. Un Conseil Régional

ii. Une Fondation Régionale.

iii. Un Plan Régional Effectifs et Plan Régional Stratégique

Proposition au Board de modèle Européen :

1- Les arguments : l’Europe est constituée de 44 pays qui représentent 27,6% de la population rotarienne mondiale, avec une homogénéité de culture, d’environnement socio-économique, de mentalités et des objectifs identiques.

2- Plan d’action : en fonction des conditions locorégionales pourrait-être envisagé :

a. En Juillet 2014 : une étude pilote avec 10 pays (France, Allemagne, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Suisse, Belgique, Luxembourg, Pays Bas)

b. En Juillet 2017 : une extension aux 28 (CEE) puis au 44 pays de l’Europe rotarienne.

3- Critères d’évaluation : ils sont nécessaires, à la fois, pour évaluer le bien fondé d’un tel dispositif et avant une éventuelle extension de son application. Les critères d’évaluation seraient les suivants :

a. Impact des actions en termes de pertinence, de portée sociale et médiatique.

b. Augmentation significative et durable des effectifs ; l’un des critères absolus, reflet du fonctionnement optimal des clubs.

c. Contribution à la Fondation ; elle devrait être d’autant plus importante que les Rotariens de la zone se sentiraient beaucoup plus concernés par une redistribution des fonds dans des projets locorégionaux.

d. Image Publique ; la perception de l’image publique du RI devrait rapidement s’améliorer du fait d’actions mieux ciblées dans le contexte socio-économique de la zone concernée.

En conclusion :

Pour répondre aux impératifs du XXIème siècle, une modernisation du RI s’impose à court terme ; elle devrait porter, à la fois, sur ses structures et son fonctionnement général à l’échelon planétaire. La répartition en zones, véritables « unités fonctionnelles homogènes » paraît une solution efficace pour la mise en adéquation du RI avec son temps.

Les finances du Rotary et de la Fondation

Par Ian Riseley

Il n’est pas tous les jours facile d’être comptable. Certains pensent que seul l’argent nous intéresse, ce qui est loin d’être mon cas. D’un autre côté, je me rends compte que je possède une expertise professionnelle très utile à des organisations telles que le Rotary.

En conséquence, notre organisation m’a permis d’occuper les postes de trésorier du Rotary, de président de la commission des finances du Rotary, de vice-président de la commission Investissements et de président de la commission des finances de la Fondation Rotary.

Lorsque Serge m’a sollicité pour son blog, je n’ai donc pas été étonné qu’il me demande de parler des finances du Rotary.

Commençons par celles du Rotary International.

Le Rotary dispose de deux sources principales de revenus qui sont les cotisations et les retours sur nos investissements. D’autres revenus sont générés tels que la publicité pour le magazine, mais ils restent marginaux et concernent souvent des activités sensées s’autofinancer.

Les dépenses du Rotary peuvent être ventilées entre les activités suivantes :

  • Gouvernance
  • Services aux membres et programmes
  • Communications
  • Administration et systèmes informatiques
  • Finances
  • Stratégie
  • Opérations internationales
  • Ressources humaines, services juridiques et audit

Ses principales charges sont :

  • Salaires
  • Immobilier (bail commercial, entretien, etc.)
  • Soutien aux districts, notamment les enveloppes budgétaires des gouverneurs
  • Déplacements
  • Communication

Le budget élaboré chaque année doit être équilibré. Si un déficit est prévu, un recours à la réserve doit être approuvé à la majorité des trois-quarts par le conseil d’administration.

Le montant des cotisations ne peut être modifié que par le Conseil de législation qui se réunit tous les trois ans. Cela explique pourquoi une motion proposant une augmentation est généralement présentée à chaque conseil.

Avec un taux d’inflation annuel budgété à 3 %, l’augmentation annuelle des cotisations d’un dollar, qui permet d’augmenter les revenus de 2 %, s’avère insuffisante, ce qui oblige le secrétariat à poursuivre ses efforts pour contenir les coûts. En tant que vieux briscard des procédures budgétaires au Rotary, je peux vous garantir que beaucoup de temps et d’énergie sont consacrés à maintenir les dépenses au niveau le plus bas possible tout en fournissant le niveau de service nécessaire et auquel s’attendent les clubs et districts du monde entier.

Passons maintenant à la Fondation Rotary qui doit compter sur un nombre restreint de sources de financement. Puisque les dons aux Fonds annuel sont utilisés trois ans plus tard, cela ne laisse que les retours sur investissement, qui sont très volatiles, pour financer les frais généraux et les dépenses de recherche de fonds.

Nos frais généraux restent peu élevés, mais le système en place rend la gestion de la Fondation périlleuse lorsque nous devons traverser une période où les retours sur investissement sont maigres.

Une commission a été chargée de réfléchir à la question et ses recommandations seront bientôt étudiées par les administrateurs de la Fondation.

Ces dernières années, la plus grosse transformation qu’a connue notre système financier a été la décision de faire reposer l’ensemble de la masse salariale sur le Rotary en affectant équitablement certains coûts à la Fondation.

Une commission composée de deux administrateurs du Rotary et de deux administrateurs de la Fondation se réunit tous les ans pour fixer les montants à affecter à la Fondation. Je suis convaincu qu’une meilleure solution existe et il en sera d’ailleurs discuté dans les semaines à venir.

Ceux d’entre vous intéressés par les finances du Rotary peuvent consulter www.rotary.org où vous trouverez des états financiers vérifiés, ceux de l’exercice 2013 devant être publiés à l’issue de la réunion du conseil d’administration qui a lieu fin octobre.

Pour conclure, j’aimerais féliciter notre directrice financière Lori Carlson et son équipe qui administrent nos finances de manière très professionnelle. C’est un véritable plaisir de travailler avec eux.

Un nouveau logo et un nouveau site

Par Serge Gouteyron

Pendant les vacances, le Rotary s’est doté d’un nouveau logo et d’un nouveau site dont une partie grand public. Cela faisait plusieurs mois que les services du siège travaillaient là-dessus.

L’objectif du logo : communiquer plus sur le Rotary que sur le Rotary International et donner une image du Rotary plus accessible, en tous cas éloigné du réseau fermé et élitiste.

Capter l’attention des leaders (au sens large) dans leurs activités professionnelles ou dans leur service à la communauté en leur proposant un lieu pour l’action c’est l’objectif de ce site grand public

Un site pour faire connaître rapidement les valeurs, les causes et l’impact du Rotary.

Un site pour attirer l’attention de la jeunesse pour laquelle les rotariens apportent leurs compétences pour le leadership et l’éducation.

Des rotariens simples, ouverts, souriants, citoyens et solidaires qui contribuent à leur place, ou dans le monde, à résoudre les grandes questions sociales et qui participent au progrès de l’humain.

Voilà en tous cas deux nouvelles solides approches pour aider au développement de l’effectif

Le Rotary International au comité de liaison ONG-UNESCO

Par Cyril NOIRTIN
Représentant du Rotary International auprès de l’UNESCO, de l’OCDE et de l’OIF

Lors de la dernière Conférence Internationale des ONG qui s’est tenue au siège de l’UNESCO à Paris en décembre 2012, le Rotary International a été élu au Comité de Liaison ONG-UNESCO pour un mandat de deux ans. Cette élection permet de renforcer les relations bilatérales entre le Rotary et l’UNESCO en favorisant une coopération privilégiée et plus soutenue.

Le partenariat officiel entre l’UNESCO et les ONG se réalise par différents mécanismes dont la Conférence internationale des ONG qui se réunit tous les deux ans et le Comité de liaison ONG-UNESCO élu par Conférence international pour représenter les intérêts de l’ensemble des ONG partenaires officiels vis-à-vis de l’UNESCO.

Conférence internationale des ONG, décembre 2012, Siège de l’UNESCO

Sous l’impulsion de son président, Patrick GALLAUD (représentant l’ONG Association francophone d’amitié et de liaison), les membres du comité de liaison ont adopté un plan stratégique dont les objectifs visent à :

  • Mettre en place une culture du partenariat entre la Communauté des ONG et l’UNESCO, notamment en matière de coopération intellectuelle dans tous les champs de compétence de l’Organisation.
  • Prendre en compte la diversité culturelle de la société civile dans les actions collectives conduites par les partenaires non gouvernementaux de l’UNESCO, en associant, de plus en plus, des ONG implantées dans diverses parties du monde.
  • Promouvoir une information continue du réseau non gouvernemental à travers les réseaux sociaux et les nouvelles technologies.
  • Renforcer la crédibilité et la visibilité de l’action collective des ONG, en particulier auprès des États membres.

Réunion du comité de liaison au siège de l’UNESCO

Pour atteindre ces objectifs, un plan d’action ambitieux a été mis en place visant à :

  • Organiser 4 grands forums internationaux dont le 1er aura lieu le 23 septembre 2013 au siège de l’UNESCO à Paris et qui aura pour thème : « Quels objectifs en matière d’éducation pour les citoyens du monde de demain : La qualité suffit-elle? » ;
  • Organiser des évènements à l’occasion de certaines journées internationales célébrées par l’UNESCO (eau, droits de l’homme, pauvreté, éducation, paix, etc.);
  • Faciliter la contribution des ONG dans les débats du Conseil exécutif et de la conférence générale et plus largement aux programmes de l’UNESCO, à travers des actions de formation ;
  • Renforcer la politique « d’information continue » du Comité, en rénovant le site web, en révisant son positionnement auprès de celui de l’UNESCO, et en ouvrant une page facebook. Ce site, mis en ligne en juillet 2013, est disponible à l’adresse suivant : http://www.ong-unesco.org.

Comme avec l’ONU et d’autres organisations inter-gouvernementales, le partenariat entre le Rotary et l’UNESCO se renforce et devient stratégique.

Avec notre présence au comité de liaison, le rôle que le Rotary est appelé à jouer dans les activités de l’UNESCO connaît un développement extrêmement intéressant. Elle permet de faire progresser notre collaboration de manière graduelle et de bénéficier encore plus qu’avant d’une relation forte.

Cela est essentiel pour que le Rotary International conserve la place qui lui revient et continue à faire valoir, aussi à l’UNESCO, les principes rotariens au service de la paix, de la compréhension et du respect entre les peuples et les nations, conformément à notre vision partagée de la culture de la paix.

Le leadership rotarien

Par Bill Boyd
Past Président RI 2006/2007

Les études poussées récemment réalisées sur le Rotary nous rappellent nos nombreuses qualités et indiquent que si nous savons les promouvoir, nous serons en mesure d’attirer des hommes et des femmes qui souhaitent avoir un impact dans la collectivité.

Un passage de la synthèse de ces études m’a particulièrement interpelé. Il y était dit que les Rotariens sont des leaders responsables, à la fois d’un point de vue social et déontologique.

C’est le Rotary auquel je souhaite appartenir. Parfois, nous oublions ô combien le Rotary est sans pareil !

Renforcer le Rotary avec un effectif solide

Par John Hewko
Secrétaire Général du Rotary International

En tant que secrétaire général du Rotary International, j’aimerais poser à tout Rotarien lisant ce blog la question suivante : pourquoi êtes-vous devenu membre de votre club ?

Je sais qu’un bon nombre d’entre vous ont répondu à l’invitation parce qu’ils ou elles y ont vu un moyen d’aider les plus défavorisés et de participer bénévolement à des actions qui ont un impact dans votre ville ou à l’étranger. Quelle autre organisation que le Rotary serait en mesure de construire un terrain de jeux pour enfants et à la fois permettre à des Rotariens de pays en développement de vacciner des enfants contre la polio ou d’accueillir et de s’associer à des Rotariens de passage pour monter des actions humanitaires vitales ?

Peut-être vous vous êtes sentis attiré par le Rotary pour son aspect convivial – l’opportunité qu’il offre de mettre de côté une fois par semaine le stress de sa vie professionnelle pour pouvoir apprécier un bon programme de réunion et se détendre en bonne compagnie.

Serge Gouteyron, John Hewko et Cyril Noirtin

Peut-être êtes-vous devenus membre d’un club parce que vous saviez que le Rotary vous ouvrirait son réseau de décideurs ? Il n’y a aucun mal à ça. De par sa tradition du respect de l’éthique dans la vie professionnelle, le Rotary vous permet de côtoyer des personnes de confiance, une qualité particulièrement recherchée à une époque où nous sommes bombardés jour après jours d’actualités sur des délits commis par des personnalités politiques ou des dirigeants d’entreprise.

Il est aussi fort probable que vous soyez restés membre d’un club pour plusieurs de ces raisons. Lors de mes déplacements, j’ai souvent entendu des Rotariens m’expliquer qu’ils avaient rejoint un club pour étendre leur réseau ou pour cet esprit de camaraderie unique qui anime les membres de notre organisation. Ces personnes expliquent aussi que, très vite, ils se sont sentis naître une passion pour l’action rotarienne. Oui, aider les autres peut rapidement créer une dépendance, au bon sens du terme.

Pour expliquer les choses simplement, le Rotary est le point d’intersection entre le monde professionnel et une cause, une description succincte que j’utilise lorsque je parle du Rotary aux médias ou à un public non rotarien. L’action, la camaraderie et le networking. Réunir autour d’une même table décideurs et acteurs locaux pour monter des actions qui auront un impact durable aussi bien local que mondial.

C’est cela l’essence même du Rotary, et c’est la principale raison qui nous a poussés à améliorer les subventions du Rotary au travers du plan Vision pour l’avenir, lancé au début de 2013-2014. Le nouveau modèle de subventions – qui propose des subventions de district, mondiales et clé en main – offre des procédures simplifiées et donne aux clubs et districts plus de flexibilité dans les activités humanitaires ou éducatives qu’ils souhaitent financer, comme par exemple des actions de proximité, des bourses d’études ou des actions internationales s’inscrivant dans nos six axes stratégiques.

Alors, en quoi tout cela concerne-t-il l’effectif, me direz-vous ? Ces changements permettront aux Rotariens de tirer encore plus de satisfaction de leurs actions et contribueront à les fidéliser. Nos actions seront mises en valeur par le bouche à oreille, les réseaux sociaux et la presse grand public. Cela aura pour effet de renforcer encore plus notre image et démontrera aux membres potentiels que le Rotary est une organisation viable et robuste, un véritable agent de changement digne d’intérêt. À cet égard, il est essentiel que nous concentrions nos efforts à approcher les jeunes professionnels et à leur proposer un produit pertinent à leurs yeux et adapté à leurs besoins.

Ron Burton, Sakuji Tanaka et John Hewko

Ron Burton, notre nouveau président 2013-2014, a particulièrement bien expliqué aux Rotariens présents à la convention 2013 à Lisbonne que Vision pour l’avenir constitue une nouvelle approche de l’action rotarienne. « Nous allons faire le plus grand bien possible, pour le plus grand nombre », a-t-il déclaré.

Comment peut-on rester sourd à cet appel ?

Bom dia Lisboa

Par Serge Gouteyron

La convivialité portugaise et la beauté d’une ville hors du temps ont fait de cette convention un havre de paix.

L’ambiance était chaude (jusqu’à 40°) et Lisbonne a tenu ses promesses. L’ambiance était chaude aussi le jour du départ (grève générale).

Les cérémonies d’ouverture et de clôture à l’européenne (c’est-à-dire moins grandiose que la convention de Bangkok) ont touché les rotariens par leur style naturel et proche. Un petit regret toutefois, il manquait au final le « ce n’est qu’un au revoir » que tous les rotariens chantent en faisant la chaine : un grand moment.

Réunion du Conseil Exécutif des CIP

Tous les sujets d’actualité ont été traités dans les très nombreux ateliers. Mais les 2 ateliers en langue française se tenaient dans des salles beaucoup trop petites compte tenu du nombre de rotariens francophones présents à Lisbonne.

Intervenants de la session sur les clubs russes engagés pour la paix avec l’administratrice Ann Britt Avesol

Les rencontres des rotariens dans la Maison de l’Amitié sont toujours des moments joyeux (souvent trop rapides). Le stand du « Rotarien » comme celui des comités interpays ont été beaucoup visités par les rotariens de divers pays (CIP) venus en amis ou en curieux.

Délégation libannaise lors de la remise de charte du CIP Belgique Liban

Les témoignages des intervenants en séances plénières Archie Panjabi (vedette télé aux USA), JAL (l’enfant soldat devenu chanteur) Jane Goodall, Céline Cousteau, Craig Kielburger ont donné à cette convention, l’ouverture sur les autres et l’émotion indispensables dans une grande célébration rotarienne.

Le Président Tanaka conclu son année par la déclaration de Lisbonne sur la Paix (conjugaison des 3 forums de Berlin, Honolulu et Hiroshima).

Tandis que le Président élu Ron Burton marquait les 2 évènements de l’année prochaine : la nouvelle fondation et l’approche finale de l’éradication de la polio

A ce sujet, le CEO de la Fondation Gates Jeff Raikes déclarait par vidéo que la fondation Gates rajouterait 2 fois jusqu’en 2018 les dons des rotariens. Sur une base de 35 millions de dollars des rotariens par an , la fondation Gates abondera pour 70 millions de dollars chaque année … tandis que Sir Emeka Offor du Nigeria annonçait sur la scène sa nouvelle contribution pour 1 million de dollars

Et enfin Gary Huang le président nommé appela à renforcer l’impact du rotary.

L’équipe polio d’Evanston autour de Carol Pandak directrice et Lionel Rieulier

2 autres informations importantes pour les rotariens français : après quelques péripéties liées aux marées, le bateau STOP POLIO a pu être baptisé par le Président Tanaka tandis que le conseil exécutif des comités interpays qui tenait sa réunion annuelle lançait le processus de l’initiative de paix pour la Méditerranée ».

Le cocktail du Rotarien a dû refuser du monde malgré une salle immense….

Au revoir Lisbonne, bonjour Sydney !