LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Message de vœux

Par Serge Gouteyron

Je souhaite à tous une très bonne année 2013 !

Nous aurons cette année quelques échéances importantes.

  • L’éradication de la polio restera en 2013 la priorité des rotariens engagés dans ce combat depuis 1985. Elle vient d’être malheureusement brutalement interrompue au Pakistan après l’assassinat de 9 personnes des équipes de santé (accompagnés de rotariens). Bob Scott, Président de la commission internationale Polio Plus a adressé ses sincères condoléances aux familles des victimes avec ces mots « leur dévouement et leur sacrifice nous inspirent »

Dans notre zone, les gouverneurs ont entrepris une vaste campagne de plaidoyer auprès des élus de la Nation pour sensibiliser les responsables de l’Etat et la communauté européenne sur la nécessité d’engager des fonds importants dans les 4 années qui viennent pour éradiquer définitivement la poliomyélite.

D’autres gouverneurs et des clubs réalisent des actions de médiatisation par l’illumination de bâtiments publics, de courses cyclistes en relais et d’autres actions d’envergure sont prévues pendant la campagne de communication de mars où nous retrouverons « Espoir en tête ».

  • Les inscriptions fin décembre ont montré l’intérêt des rotariens de notre zone pour la convention de Lisbonne : « un havre de paix » (la zone 11 est la zone leader des inscrits! plus d’un millier déjà !). Vraiment Lisbonne a beaucoup d’atouts pour séduire la famille du Rotary et montrer la place qu’occupe l’Europe au sein du Rotary International.


  • J’ai également le plaisir de vous informer, en ce début d’année, que la conférence internationale des ONG accréditées par l’UNESCO qui s’est tenue au siège de l’UNESCO du 12 au 14 décembre a élu pour 2 ans le Rotary International comme l’un des 10 membres de son comité de liaison.


  • Le Conseil de Législation en avril. Les propositions venant de notre zone sont nombreuses. Le Conseil de Législation détermine le fonctionnement de l’organisation par les amendements qui seront adoptés et sa politique à venir par les résolutions qui y seront également adoptées (pour ces dernières après visa du conseil d’administration).

Tous les clubs ont donc la possibilité d’agir sur le fonctionnement et la politique de notre organisation, c’est en ce sens que le Rotary est une organisation démocratique. Pensons-y déjà pour le prochain conseil car les propositions des clubs sont à penser dès 2013 et à finaliser en 2014.

Chers amis, beaucoup de travail nous attend encore cette année et prioritairement réussir le plan d’action du Rotary International pour le développement des effectifs – au fond le baromètre qui mesure notre influence dans la société -.
Et faire de l’Institute de Monaco du 8 au 10 novembre 2013 le centre d’expression de la pensée rotarienne du 21ème siècle.
Ce à quoi s’emploient avec exigence Jacques Di Costanzo et de nombreuses équipes.

Oui, chers amis nous sommes engagés dans notre communauté et dans le monde pour infléchir le destin de l’homme et porter témoignage comme « les enfants de lumière » de l’apôtre Paul.

Et contribuer à la culture de la paix, aux attitudes éthiques, aux principes humanistes pour tisser des liens et vivre mieux ensemble.

Aujourd’hui, Vision pour l’avenir – et Demain ?

Par Carl-Wilhelm Stenhammar
Président 2005/2006 du Rotary International
Président 2010/2011 du conseil d’administration de la Fondation Rotary

Quelques réflexions personnelles sur l’avenir de la Fondation du Rotary International et ses conséquences possibles pour le Rotary International.

Afin de savoir quelle direction donner à l’avenir à la Fondation Rotary (TRF), nous devons remonter dans le temps et connaître ses origines. Tout a commencé en 1917 lorsqu’Arch C. Klumph décide de créer un fonds de dotation qui deviendra plus tard la Fondation Rotary telle que nous la connaissons aujourd’hui. Pourtant, TRF ne prend pas son envol avant 1947, année du décès de notre fondateur Paul Harris au cours de laquelle les Rotariens du monde entier décident d’honorer sa mémoire en faisant un don à la Fondation. Au départ, seuls les programmes éducatifs sont financés et il faut attendre la fin des années 60 et le début des années 70 pour assister au lancement de programmes humanitaires. Plus tard, dans les années 80, notre programme d’éradication de la polio est inauguré. Dans les années 90, le Fonds permanent est introduit et les années 2000 voient la création des Centres du Rotary pour la paix, un programme universitaire dans les disciplines des sciences de la paix et de la résolution des conflits.

Aujourd’hui, notre campagne « À ça (d’en finir avec la polio) » nous rappelle ô combien nous sommes proches de notre but. Il ne reste plus que trois pays endémiques et 181 cas ont été signalés au 7 novembre, alors que nous en étions à 505 à la même date l’an dernier. Voilà quelles sont les origines de la Fondation Rotary.

Quelle direction notre Fondation peut-elle donc bien prendre dorénavant ? Le plan Vision pour l’avenir est sur le point d’être lancé à l’issue d’une période d’essai de trois ans. En parallèle, le Rotary International (R.I.) a lancé son plan stratégique. Le Rotary est une vaste organisation mais selon moi sa taille ne justifie pas la mise en œuvre de deux plans d’une telle envergure—d’ailleurs, ces deux plans devraient être fusionnés. Et sans le savoir, nous sommes peut-être en train de prendre cette voie puisque l’un des trois piliers du plan stratégique du R.I. inclut les six axes stratégiques du plan Vision pour l’avenir.

Un des buts de ce plan est de rechercher des partenaires stratégiques avec lesquels coopérer—à l’image des subventions de contrepartie probablement. Si j’étais à la place de l’un de ces partenaires stratégiques, la première question que je me poserais est quelle est la durée du mandat du président du conseil d’administration de la Fondation. À l’écoute de la réponse—un an—je deviendrais certainement réticent à m’engager avec une telle organisation. Un partenariat requiert de la continuité et de savoir avec qui on travaille. C’est pourquoi je pense que le mandat du président de la Fondation devrait être de quatre ans et celui des administrateurs de six ans —au lieu d’un et quatre ans respectivement. Un projet d’amendement (13-72) sera d’ailleurs présenté à ce sujet au Conseil de législation 2013 du Rotary International. Si cet amendement est adopté, le président du Rotary ne pourrait plus rester en place une seule année. Le R.I. est l’unique « actionnaire » de la Fondation et on courrait le risque de voir le Rotary devenir tributaire de celle-ci, ce qui serait inacceptable. Par conséquent, il faudrait également allonger la durée du mandat du président du R.I.

On peut bien sûr avancer que ce mandat d’un an n’a pas dissuadé la Fondation Bill & Melinda Gates de s’associer à nous. Toutefois, il est bon de rappeler que c’est la commission PolioPlus internationale qui a mené les négociations et qu’elle n’a connu que deux présidents durant ces 18 ans d’existence, soit le genre de continuité dont la Fondation a besoin.

Une autre opportunité se présente d’ailleurs à nous. Le président du R.I. pourrait devenir un salarié au lieu d’être un Rotarien bénévole. Un tel poste pourrait être attractif pour un cadre supérieur ayant une quarantaine d’années et désireux de donner un coup de fouet à sa carrière. Ce changement ne viserait pas à remplacer le poste de secrétaire général. Le président s’occuperait des questions stratégiques tandis que le secrétaire général continuerait à administrer l’organisation au jour le jour.  De cette manière, nous aurions un président qui parle la langue des jeunes générations que nous cherchons désespérément à recruter dans nos clubs. Une résolution allant dans ce sens (13-189) sera également proposée au Conseil de législation.

Un dernier point important pour la gouvernance future de notre organisation porte sur notre thème qui ne devrait pas changer tous les ans. Un amendement (13-70) et une résolution (13-191) seront débattus au Conseil de législation 2013. Ils visent à remplacer le thème annuel par un thème permanent, « Servir d’abord ». La Fondation devra alors elle aussi s’engager dans cette voie.

Demandons l’impossible

Par Julio Sorjús
Administrateur de la Fondation, 2012-16
Administrateur RI, 1998-00

« Quand l’expérience m’eut appris que tous les évènements ordinaires de la vie sont vains et futiles je me décidai en fin de compte à rechercher quelque chose dont la découverte et l’acquisition me procuraient pour l’éternité la jouissance d’une joie suprême et incessante ».
Spinoza “ le traité de la réforme de l’entendement ”

Je crois sincèrement que nous appartenons à l’organisation rotarienne parce que dans notre for intérieur, dans un univers où tout a été remis en question, nous cherchons à répondre, chacun d’une manière unique et singulière, avec conviction et action, aux besoins des plus démunis que heurtent notre conscience morale.

Nous reconnaissions à notre génération d’être désormais orpheline des certitudes, de leadership moral, des espoirs et aussi des rêves. Comment ne pas comprendre la crainte dans nos esprits ? Nous ne pouvons rester silencieux !

Je crois qu’aujourd’hui nous sommes tous déboussolés, et n’oublions pas que, aujourd’hui se décide ce que sera le monde en 2050, de comprendre d’où il vient et comment agir sur lui, il faut penser et il faut réfléchir pour construire l’avenir.

Aujourd’hui Rotary est une lueur d’espoir, positive, unique et précieuse, visant à un tout commun : L’épanouissement de chacun dans le respect des différences (Françoise Dolto), dans un monde de plus en plus virtuel, dans un monde terne aux horizons incertains où toutes nos certitudes on été ébranlées.

Quand les institutions du pays ne protègent plus, quand l’emploi est inexistant, quand les inégalités sociales se sont trop creusées, quand il existe un degré d’exaspération croissante et la cohésion entre les communautés se défait, la violence, la controverse, la polémique et peut être, la guerre, ne sont pas loin.

La crise agit comme un révélateur. Au-delà souffrances directes, elle donne à voir ce qui était auparavant invisible.

Dans un siècle où la culture est technologique, car aujourd’hui nous sommes tous des cyberactivistes, avec plus de 7 milliards de téléphones portables et les trois quart sont dans les pays en développement, il faut une prise de conscience croissante de l’éducation civique, il faut redécouvrir avec dévouement les vertus des humanités, d’une formation générale d’ordre intellectuel et moral, il faut rencontrer des femmes et hommes animés de convictions fortes, possédant un éternel sentiment d’urgence pour sa mission, déterminés à chercher et à trouver, un sens, à la marche du temps.

Il faut voir grand, voir large, voir loin pour contribuer à résoudre les problèmes auxquels le monde est confronté.

Le potentiel de Rotary est infini, et nous découvrons constamment de nouvelles façons de servir.

C’est notre génération. C’est notre époque. C’est notre sacre défi, étant donné que rien de ce qui est humain ne nous est étranger.

Servir d’abord, la voix de notre conscience, dans le silence des passions ou se conjuguent le talent visionnaire et l’esprit d’initiative en même temps que persévérance et grande générosité envers autrui sans distinction d’opinion, de confession ou de nationalité.

En tout cas, nous avons besoin d’une nouvelle orientation, d’un véritable changement d’esprit.

C’est pour ça que la Fondation de RI, dans sa mission de paix et d’entente mutuelle a initié le Plan Vision pour l’avenir, actuellement testé par 100 district pilotes et qui sera appliqué à l’ensemble du monde rotarien en Juillet 2013.

Ce plan permettra de :

  • Canaliser les efforts des Rotariens qui souhaitent monter des actions.
  • Accroître la capacité des Rotariens à répondre aux besoins existants
  •  Montrer au monde que le Rotary est un leader mondial de l’action humanitaire

C’est la réponse de notre Fondation aux enjeux vitaux des collectivités, dans six axes stratégiques que nous permettra remporter ensemble la victoire sur l’adversité :

  • Paix et résolution des conflits
  • Prévention et traitement des maladies
  • Eau et assainissement
  • Santé de la mère et de l’enfant
  • Alphabétisation et éducation de base
  • Développement économique et local

Quelles seront les conséquences par notre organisation dans 5 ou 10 ans ?

C’est vraiment difficile prévoir l’avenir étant donné que l’action rotarienne doit oublier la fatigue de l’âme et regardez, avec foi et enthousiasme, devant soi pour essayer de distinguer le contour des jours que se profitent à l’horizon.

Aujourd’hui plus que jamais les actes des uns influencent les autres dans différentes parties du globe, parfois en quelques secondes seulement, le temps de presser deux ou trois touches sur un clavier d’ordinateur.

Que sera le XXI siècle compte tenu de l’héritage ?

Il est urgent d’ouvrir les portes de notre siècle avec l’espérance de pouvoir construire de nouveaux horizons de vie.

Sommes-nous capables de rêver, de générer des utopies et des espérances dans nos sociétés où l’être humain est devenu objet et non pas sujet de sa propre vie et de sa propre liberté ?

Nous sommes sûrs que le siècle sera fruit des efforts et des progrès de la culture de la paix et de l’entente entre les personnes et les peuples avec l’aide de notre Fondation.

A Paris, en mai 68, les étudiants brandirent les drapeaux en proclamant « Soyons réalistes, demandons l’impossible ».

C’était un beau défi de la vie, peut être il doit être le notre? .Y parvenir dépend de chacun d’entre nous, dans notre quête, pour faire le bien, sans arrêt, dans le monde.

La situation du Rotary en France

Par Serge Gouteyron

Le Codifam de Poitiers (assemblée des gouverneurs francophones) du 13 octobre a sensibilisé les 150 participants sur la situation du Rotary en France.

Elle a quelque chose de paradoxal.

  • Alors que les rotariens français sont bien présents dans les manifestations internationales, qu’ils font beaucoup d’actions à l’étranger, qu’ils sont leaders dans le programme des comités interpays et autres
  • Qu’ils injectent chaque année entre 15 et 20 millions d’euros dans leur communauté locale, que les contributions à la Fondation représentent 2,3 millions d’euros et celles à Polio Plus 750 000 euros, que l’action nationale « Espoir en tête » atteint maintenant le million d‘euros.

L’image du Rotary en France reste floue et sa notoriété insuffisante comme l’indiquent les enquêtes du magazine Le Rotarien.

Ce qui explique, en partie, que nous soyons revenus au même nombre de membres qu’en 1990 (33 000) avec une pente plutôt descendante et ce, malgré l’entrée, dans cette même période, de 3 500 femmes et la création de 300 nouveaux clubs…

Le Conseil d’Administration du Rotary a adopté ces derniers mois une position réaliste, pas gagnée d’avance pour autant : progresser de 3% par an pendant 3 ans jusqu’en 2015.

Jacques Di Costanzo , nouvel administrateur (après le décès prématuré de Jean Marc Chateigner) des zones 11 et 12 (Italie) a préparé un plan d’action audacieux pour relever ce défi.

Un plan qui s’appuie sur 3 task force : développer le leadership, cibler les jeunes générations et renforcer la place des femmes.

Plus des groupes de travail (France -Europe de l’Ouest, pays d’Afrique francophones) chargés de réfléchir à de nouvelles voies pour le développement en s’inspirant des pratiques réussies.

Propositions qui seront au centre de la réflexion des ateliers de l’Institute de Monaco en novembre 2013.

Mais le succès de cette entreprise dépend (comme toujours) de l’engagement de chacun : comme l’a souligné Jacques, mais comprenons bien, qu’il est vital pour le Rotary français que le résultat attendu (+3% pendant 3 ans) soit au rendez-vous.

Le pourquoi du Plan Vision

Par Wilf Wilkinson
Chairman de la Fondation Rotary 2012-2013
Past RI Président 2007-2008

Nous avions besoin de diriger les « activités de nos membres vers des domaines que les Nations Unies avaient identifiés comme préoccupations majeures » et recruter dans nos clubs des hommes et des femmes qui poursuivent, à nos côtés, l’œuvre que nous avons déjà commencée.

Il y a huit ans, les administrateurs de la Fondation Rotary étaient arrivés à la conclusion que la Fondation avait besoin d’un nouveau plan pour optimiser les résultats du travail éducatif et humanitaire entrepris de par le monde grâce aux dons des Rotariens et d’autres philanthropes. Les concepts sous-tendant le plan étaient les suivants :

  • Simplifier les programmes et les procédures de la Fondation dans le respect de sa mission
  • Cibler les efforts des Rotariens dans des domaines où ils peuvent avoir le plus fort impact tout en répondant aux besoins les plus urgents (les six axes stratégiques)
  • Proposer des options de financement pour atteindre des objectifs à la fois locaux et internationaux
  • Accroître l’adhésion des districts et des clubs en leur transférant la prise de décision relative à l’utilisation des fonds
  • Améliorer l’image publique du Rotary grâce à la promotion du travail de la Fondation

Wilfrid J. WILKINSON et Serge GOUTEYRON à la conférence sur la Paix organisée à Cannes en mars 2008

Ces objectifs sont à première vue simples, mais les atteindre s’est avéré plus difficile que prévu. La plupart des gens sont réfractaires au changement, notamment s’ils éprouvaient une grande satisfaction avec des programmes tels que les Échanges de groupes d’étude ou les bourses d’études, ou avec les possibilités illimitées offertes par les subventions humanitaires qui avaient tous contribué au succès de notre magnifique Fondation.

Cela dit, l’objectif central était de s’assurer que la Fondation puisse tirer le maximum de profit de ses actions et de l’argent lui étant confié. Une longue réflexion a permis de déterminer que les résultats obtenus, bien que satisfaisants, pouvaient être sensiblement améliorés. Nous avions besoin de diriger les activités de nos membres vers des domaines que les Nations unies avaient identifiés comme préoccupations majeures. Nous devions être prêts à dépenser des fonds au niveau local y compris dans des pays riches où des besoins criants existent. Il était également nécessaire de réduire nos frais généraux, notamment dans le cadre de l’administration des subventions de contrepartie. Enfin, il fallait que nos membres s’impliquent davantage dans la gestion et la supervision des actions locales afin de s’assurer d’une utilisation des fonds à bon escient.

Notre Fondation ne pouvait toutefois pas amorcer des changements aussi profonds sans les mettre d’abord au banc d’essai. L’idée d’un pilote auquel participeraient une centaine de districts est ainsi née et a été mise à exécution le 1er juillet 2010. Cette initiative a permis de se rendre compte que certains éléments étaient décevants, mais le travail effectué en amont par la commission Vision pour l’avenir a en général produit d’excellents résultats, notamment au niveau de la communication électronique qui permet de réduire la paperasserie ainsi que les délais dans la prise de décision. Nous avons également ajouté un nouvel élément de gestion des fonds au niveau du district et nous nous efforçons d’impliquer autant de Rotariens que possible dans le travail de leur Fondation.

Je suis convaincu que les efforts consentis se traduiront par des avantages certains pour notre organisation et ses membres, mais surtout pour les bénéficiaires de nos actions, les diplômés de nos Centres du Rotary pour la paix, nos actions elles-mêmes qui auront plus d’envergure et cibleront les axes stratégiques, et enfin pour l’image du Rotary. Sensibiliser le public au Rotary, il faut l’espérer, permettra de recruter dans nos clubs des hommes et des femmes avec du potentiel afin qu’ils poursuivent à nos côtés l’œuvre que nous avons déjà commencée.

A propos des thèmes présidentiels

Par Serge Gouteyron

A partir de 1949 avec Percy Hodgson, les Présidents du RI ont pris l’habitude de choisir un thème personnel destiné à illustrer ou à personnifier leur programme.

Tous les présidents l’ont fait à sa suite, excepté, Carl Wilhelm Stenhammar en 2005 – 06 (lequel en rompant cette chaine pensait créer un électrochoc parmi les dirigeants rotariens).

Notons pour l’histoire que la devise du Rotary « Servir d’abord » a été officiellement adoptée en 1950.

Certes, les thèmes présidentiels présentent un intérêt, mais tous n’apportent pas la même valeur ajoutée, car souvent trop généraux et sans spécificité rotarienne.

Certains, par contre, nous interpellent vraiment, ce sont ceux qui s’adressent plus directement aux rotariens : « sachez vous dépasser » (Rajendro Saboo) « crois en ce que tu fais, fais ce en quoi tu crois » (Robert Barth) « sois un ami » (Bill Huntley) « agir avec cohérence, continuité et crédibilité » (Carlo Ravizza) « faire prendre conscience et agir » (Frank Devlyn) « semez l’amour » (Bhichaï Rattakul), « puisez en vous-même pour embrasser l’humanité »(Kalyan Banerjee) et quelques autres.…..

Le thème de cette année « la paix par le service » est une formulation heureuse car en 5 mots, sont définis le but et les moyens de notre organisation et de plus, ce thème va faire l’objet de forums internationaux à Berlin, Honolulu et Hiroshima.

Il est tellement évident que l’on s’étonne même qu’il n’ait pas été choisi plus tôt.

En fait, le monde rotarien est toujours en réflexion sur les thèmes présidentiels.

Beaucoup de rotariens pensent que « servir d’abord » est suffisamment identifiant du Rotary pour ne pas y ajouter de complément, d’autres, nombreux aussi, pensent malgré tout que le thème présidentiel apporte une touche humaine et personnelle à l’action du Rotary.

Le Conseil de Législation (en avril 2013) sera l’arbitre de ce débat, somme toute, moins fondamental, que celui qui a agité les rotariens au début du siècle dernier.

Lisbonne a beaucoup d’atouts

Par Serge Gouteyron 

Vraiment, la convention de Lisbonne a beaucoup d’atouts pour séduire la famille du Rotary.

La convention annuelle est, par nature, un moment amical et joyeux, un espace de rencontres que l’on quitte toujours avec un sentiment de fierté, celui d’appartenir à un grand mouvement.

Ce qui est particulièrement vrai à la séance d’ouverture où un accueil grandiose attend les participants comme à la cérémonie de clôture toujours émouvante lorsque les rotariens entonnent « ce n’est qu’un au revoir ».

Il ne faudra surtout pas manquer de déambuler à travers les 200 stands (rotariens et marchands) de la Maison de l’Amitié, souvent lieu de rencontres inattendues. Les stands des Comités Interpays et du magazine « le Rotarien » seront, comme chaque année, une halte sympathique.

Sans oublier, le rendez-vous des francophones, devenu habituel (excepté à Bangkok), depuis la convention de Chicago en 2005 (et son fameux petit déjeuner français avec pain frais et croissants).

C’est à un cocktail très couru que le magazine «le Rotarien » vous convie maintenant.

Serge Gouteyron et Ed Futa, Président de la convention de Lisbonne

Les séances plénières du matin comme les ateliers de l’après midi sont à recommander tout particulièrement aux rotariens qui suivent de près l’actualité du Rotary.

Car nous vivons une époque charnière, celle où notre organisation doit prendre un nouvel essor, et les derniers développements du plan stratégique comme du plan vision du futur y seront explicités (traduction en français dans les séances plénières et dans certains ateliers).

Les soirées (libres – sauf à s’inscrire dans les manifestations du comité hôte) seront l’occasion d’aller à la rencontre du peuple portugais. Peuple qui a donné au monde les plus grands explorateurs. Un impressionnant monument leur est dédié sur l’emplacement d’où partaient les équipages après avoir été bénis sur le parvis du monastère Jeronimos

Luis Miguel Duarte, président ducomité hôte de la Convention de Lisbonne

La ville de Lisbonne respire la douceur de vivre, un « havre de paix » dit le Président Tanaka, grâce à ses cafés, restaurants (avec Fado), sa vieille ville, la ville moderne, ses jardins, les berges du Tage … et la gentillesse des portugais.

Par ailleurs pour ceux, qui auront plus de temps Estoril, Cascaïs; Cintra, Coïmbra, incitent au détour tout comme la région de l’Algarve et de Porto.

J’avais eu le plaisir de rencontrer le Maire de Lisbonne (il y a 7 ans, au moment où se décidait le choix du site de la convention) à l’occasion du 80ème anniversaire du club doyen. Il m’avait confié qu’il souhaitait que Lisbonne fasse plus qu’accueillir la convention internationale mais reçoive chaque rotarien du monde entier comme un ami de toujours, comme avait si bien su le faire la ville de Nice et les rotariens français en 1995.

Il souhaitait aussi que Lisbonne puisse témoigner, en cette circonstance, de sa solidarité internationale et européenne.

J’ai eu le plaisir de participer à 12 conventions et je savoure par avance le moment de me joindre aux rotariens et à la famille du Rotary à Lisbonne, du 23 au 26 juin prochain, d’autant, qu’il nous faudra attendre 7 ou 8 ans avant de retrouver une convention en Europe.

Projeter le Rotary dans le futur

Par Serge Gouteyron

Le plan stratégique et le plan vision de la Fondation, les 2 piliers de la gouvernance montent en puissance avec l’objectif de répondre aux attentes de la société et celui de projeter le Rotary International dans le futur.

Je me souviens jeune administrateur, en juin 2004, des 7 priorités du plan stratégique (tout récemment adopté par le Conseil de Législation) dansant comme des guirlandes, au dessus de nos têtes, penchées sur de volumineux dossiers.

Nous étions déjà dans une période morose marquée par des finances tendues et la stagnation des effectifs.

Pour beaucoup d’entre nous, cela a été une heureuse révélation car si nous avions souvent évoqué l’avenir (en particulier le président James Lacy « rêvons le Rotary du futur » en 1998/99) cette fois-ci, il s’agissait, avant tout, d’agir.

J’ai, d’ailleurs, mis en place, en 2006, pour notre zone, un groupe de travail et de réflexion autour de « plan stratégique et formation ».

Mais ce sera, véritablement, en 2010, avec le Président Ray Klinginsmith que le plan stratégique deviendra un outil offensif pour la reconquête et ce, à travers 3 directions :

  • renforcer les clubs :
    par l’innovation, le leadership, la réflexion stratégique


  • intensifier l’action,
    avec l’éradication de la polio, les programmes pour les jeunes générations, la collaboration d’associations privées ou publiques


  • améliorer l’image
    par les valeurs fondamentales, l’action professionnelle, les médias sociaux

Le tout sous la houlette des coordinateurs Rotary et Image et la supervision de l’Administrateur.

De son côté, le plan vision du futur de la Fondation avance à grands pas, il sera opérationnel l’an prochain pour tous :

  • décentralisation au niveau du district
  • simplification des procédures et donc réduction des coûts
  • choix des 6 axes stratégiques prioritaires et abondés.
    • Paix et résolution des conflits
    • alphabétisation et éducation de base
    • eau et assainissement
    • prévention et traitement des maladies 
    • santé de la mère et de l’enfant
    •  développement économique local.

Tous faisant déjà partie des objectifs du millénaire des Nations Unies (lesquels en compte 8) .

  • Mise en place de partenariats d’envergure avec des organisations spécialisées connues
    • « Unesco IHE“ pour l’eau
    • ”Fondation Aga Khan“, et ”Navires de l’Espoir“ pour la santé
    • ”Oikocrédit“ pour le micro crédit.

Citons ici, le partenariat avec l’Oms, l’Unicef, les centres de santé des Etats Unis et la Fondation Bill et Melinda Gates pour l’éradication de la poliomyélite.

Le Rotary et l’Institut UNESCO-IHE pour l’éducation relative à l’eau s’associent pour s’attaquer au problème de l’eau en formant davantage de spécialistes, capables de mettre au point et en œuvre des solutions dans les pays en développement où la crise est la plus aigüe.

Le partenariat « action » avec Shelterbox et les partenariats de « service » avec la Fondation Dolly Parton et Reading Association, Usaid, les banques alimentaires, Goodwill Industries International et Youth Service America…

Plus d’informations auprès du coordinateur fondation et de son équipe.

Voilà de quoi faire du Rotary et de la Fondation (il n’est d’ailleurs pas exclu d’unifier les 2 plans) l’opérateur privé N°1 du service dans le monde.

Et quel formidable enjeu de déclencher un enthousiasme collectif tel, qu’il nous permette de renouer avec l’expansion.