LA CULTURE DU ROTARY

Blog de Serge GOUTEYRON

LA CULTURE DU ROTARY - Blog de Serge GOUTEYRON

Construire la paix avec le Rotary

Par Serge Gouteyron

Le 4 avril 2015 à la maison de l’UNESCO à Paris, les rotariens ont réaffirmé leur engagement pour faire vivre la paix civile à travers la culture du Rotary, celle qui induit les comportements loyaux et équitables, le respect des droits humains, la compréhension de l’autre, le progrès économique et social durable et une gouvernance éthique.

Séminaire du Comité interpays France Etats Unis le 1er octobre 2016 Ecole Militaire à Paris

Séminaire du Comité interpays France Etats Unis le 1er octobre 2016
Ecole Militaire à Paris

Tous éléments qui forgent la cohésion sociale d’un pays, préalable à la paix.

Le plaidoyer des rotariens pour la paix a débuté en 1921, lorsque le Rotary International a adopté son 4e but « l’aide à l’avancement de la paix ».

  • Le Rotary a contribué et s’est impliqué dans la création d’institutions internationales, capables de garantir la paix, comme l‘ONU et l’UNESCO
  • Dans le même temps, le Rotary lançait en interne  le programme des comités interpays afin de promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques.
  • Toujours dans cette période, le Rotary a mis en place des programmes spécifiques pour les jeunes pour les préparer à leur rôle futur de leaders.
  • Puis, grâce au développement des clubs sur le terrain, le Rotary et sa Fondation ont concentré leurs efforts à travers « la paix par le service » avec comme domaines prioritaires l’éducation pour tous et la lutte contre l’illettrisme, l’eau potable partout, le développement économique local pour lutter contre la faim et la pauvreté, la prévention et la résolution des conflits, le traitement des maladies, la santé de la mère et de l’enfant et l’éradication de la poliomyélite.

Ce n’est pas un hasard si ces programmes rejoignent les objectifs du développement de l’Organisation des Nations Unies.

Plus récemment, la création des centres d’études pour la paix a permis de former un millier  de jeunes ambassadeurs pour la paix.

Et aujourd’hui, alors que les sites du patrimoine mondial de l’Unesco nous confrontent au génie humain, comment ne pas envisager un réveil des consciences.

Mais dans l’immédiat, pour répondre aux menaces grandissantes contre la paix, le Rotary International fort d’un réseau amical de 1 200 000 membres dans 34 0000 clubs, apolitique et non confessionnel, se doit de renforcer son influence dans la société.

Car, sa pensée, ses valeurs, ses actes sont des atouts  pour la construction d’une paix durable.

 

Préface au document de synthèse
« Préservation du patrimoine mondial : un instrument de paix ? »

 

 

 

De la promotion à la construction de la paix avec les ONG

Par Cyril NOIRTIN,
Représentant du Rotary International à L’UNESCO

Dans le cadre des directives qui régissent le partenariat entre l’UNESCO et les ONG en relation officielle, il est prévu la tenue de « forums internationaux des ONG » traitant des thèmes prioritaires du programme de l’UNESCO.

Ces forums sont organisés par le Comité́ de liaison ONG-UNESCO en étroite coopération avec le Secrétariat de l’UNESCO et avec la participation active des ONG partenaires.

Le Rotary International, membre actuel du comité de liaison et représenté à l’UNESCO par Serge Gouteyron et Cyril Noirtin, a été l’un des organisateurs du 6ème Forum qui s’est déroulé les 3 et 4 novembre 2016 à Querétaro au Mexique.

Les membres du comité d'organisation du Forum

Les membres du comité d’organisation du Forum

Après avoir traité de l’éducation, de l’accès à l’eau en Afrique, du rôle de la jeunesse dans la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel, du rôle des femmes dans la lutte contre la pauvreté et du rapprochement des cultures, ce 6ème Forum avait pour thème « De la promotion à la construction de la paix avec les ONG ».

Il a rassemblé plus de 600 participants représentant une cinquantaine d’ONG internationales en relations officielles avec l’UNESCO mais aussi des ONG nationales et locales qui œuvrent au développement d’une culture de la paix tous ensemble et à tous les niveaux.

img_6662

Ces deux jours de présentations et de débats ont permis de mettre en lumière des expériences significatives de la promotion et de la construction de la paix par les ONG.

Les nombreuses actions qui sont menées par les représentants de la société civile adressent l’un des défis principaux : mieux dialoguer, se comprendre, partager avec et entre cultures et civilisations différentes.

Aussi, lorsque nous avons commencé, il y a un an, à travailler sur ce forum, notre volonté était de permettre au plus grand nombre d’ONG de contribuer à la préparation du programme et notamment de faire participer les ONG qui n’ont pas de représentant permanent au siège de l’UNESCO à Paris.

queretaro2

Nous avons donc mis en place une plateforme Internet de discussion.

Le résultat a été bien au-delà de nos espérances, tant sur le plan de la diversité des contributions que sur la qualité et la densité des réflexions.

Plus d’une centaine d’ONG ont participé aux discussions en ligne sur une ou plusieurs des thématiques qui étaient proposées en donnant leur point de vue et en réagissant aux autres messages.

Le programme du forum s’est organisé autour de 3 thèmes :

  • L’éducation : le chemin pour une paix durable
  • L’engagement des jeunes pour la paix
  • Culture et Sport : outils pour la paix

Parmi les différentes sessions, une table ronde fut organisée sur le thème de «L’enseignement supérieur : de la recherche à l’action» avec pour intervenant, Ed Futa, ancien Secrétaire Général du Rotary International.

Intervention d’Ed Futa, ancien Secrétaire Général du Rotary International lors du panel sur l’enseignement supérieur présidé par Cyril Noirtin

L’action que mène l’UNESCO et de très nombreuses ONG à travers le monde pour « Construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes » nécessite que nous soyons en capacité à innover et donc à proposer des solutions novatrices pour faire face aux trop nombreux conflits, souvent de longue durée, et devant la montée des crises humanitaires qui souvent en découle. Nous devons en comprendre les origines et être en mesure de proposer des stratégies pour prévenir toute forme de radicalisation et de haine.

Le rôle de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les domaines de la paix et de la résolution des conflits ou plus généralement d’ailleurs, n’a jamais été aussi pertinent.

Nos centres du Rotary pour la paix sont un de nos programmes phares. C’est un programme de partenariat universitaire qui offre une formation innovante, l’étude et la pratique dans le domaine de la paix et de la prévention des conflits.

Plus de 800 nouveaux acteurs pour la paix ont été ainsi formés ces 10 dernières années et 50% des jeunes proviennent de pays en voie de développement.

Les participants à ce Forum de Querétaro ont conclu que, vue toute l’importance de l’éducation dans l’édification de la paix et surtout du rôle de la jeunesse en tant qu’acteur véritable du changement positif, il pourrait être envisagé de créer un réseau de la jeunesse pour une culture de la paix grâce à l’utilisation des réseaux sociaux.

Intervention de Stéphane Nze-Nguema, membre du Rotaract de Librevillel ors du panel sur l'engagement des jeunes pour la paix

Intervention de Stéphane Nze-Nguema, membre du Rotaract de Libreville lors du panel sur l’engagement des jeunes pour la paix

Ce réseau aurait pour objectif la coordination des activités des organisations de jeunesse et d’intégrer les priorités des jeunes et leur participation effective dans la mise en œuvre des objectifs du développement durable tout en renforçant leur expertise et leurs compétences dans le domaine de la paix.

L’engagement du Rotary International dans l’organisation de cette conférence s’est inscrit dans la continuité de l’action que nous menons au quotidien sein de l’UNESCO pour construire un monde de paix. Cet engagement a été d’ailleurs reconnu par les ONG partenaires de l’UNESCO qui nous ont élus pour deux mandats au comité de liaison ONG UNESCO afin de représenter les intérêts de la société civil auprès de l’Organisation.

Comme avec l’ONU et d’autres organisations inter-gouvernementales, le partenariat entre le Rotary et l’UNESCO s’est considérablement renforcé. Notre collaboration a pu ainsi progresser de manière graduelle et elle bénéficie encore plus qu’avant d’une relation forte.

Nous avons la même vision, les mêmes objectifs et des programmes semblables. Nous partageons la même philosophie. Nous défendons l’éducation. Nous sommes l’un et l’autre des avocats de la diversité culturelle. Nous sommes convaincus que le dialogue des cultures est source de tolérance et de respect.

Nous devons poursuivre et intensifier nos actions avec l’UNESCO et notre participation dans ses programmes car le Rotary International doit se considérer et être considéré comme un membre important de cette Société civile.

Cela est essentiel pour que le Rotary conserve la place qui lui revient et continue à faire valoir, aussi à l’UNESCO, les principes rotariens au service de la paix, de la compréhension et du respect entre les peuples et les nations, conformément à notre vision partagée de la culture de la paix.

Cyril Noirtin en compagnie de représentants du comité de liaison ONG/UNESCO et de responsables du secrétariat de l'UNESCO

Cyril Noirtin en compagnie de représentants du comité de liaison ONG/UNESCO et de responsables du secrétariat de l’UNESCO

Construire l’entente mondiale avec le Rotary et les Comités Inter-Pays

Par Gwénaël de BERGEVIN
Past président du Conseil Exécutif des comités interpays 2014-2016
Past Gouverneur du district 1650 2004-2005

Un peu d’histoire : le premier Comité Inter-Pays a été créé en 1950 entre l’Allemagne et la France, avec une seule volonté : la réconciliation entre nos deux pays, déchirés par la guerre.

Aujourd’hui, de nombreux conflits sont présents dans le monde. Conflits d’intérêts économiques, politiques, sociaux, religieux,  déplacements de populations évalués à 65 millions de par le monde.

Le Rotary International avec les Comités Inter pays  facilitent le rapprochement  des hommes  des différents pays par les actions réalisées par les clubs afin d’améliorer la vie quotidienne  des peuples en s’appuyant sur  les six axes stratégiques du Rotary International :

  • Paix et préventions /résolutions des conflits,
  • Prévention et traitement des maladies,
  • Eau et assainissement,
  • Santé de la mère et de l’enfant,
  • Alphabétisation et éducation de base,
  • Développement économique et local

Après la charte  entre la France et l’Allemagne en 1950, tout un réseau de Comités Inter-Pays se sont développés en Europe et dans le monde.

Aujourd’hui, les Comités Inter-Pays sont actifs dans 65 pays : Europe, Afrique, Asie, Amérique du Nord et du Sud, et  les  326 Comités exercent des activités  par des efforts humanitaires bilatéraux, menant vers la recherche de l’entente mondiale, dans un esprit de tolérance et de compréhension.

La participation du Conseil Exécutif d’ ICC à plusieurs Conférences Internationales, à l’UNESCO, au CONSEIL DE L’EUROPE, au  SENAT Français,  aux INSTITUTES de MONACO, BERLIN, MARRAKECH, MILAN, BIRMINGHAM, ANTALYA et aux SYMPOSIUMS sur la PAIX en TUNISIE « LES OUTILS DE LA DEMOCRATIE LOCALE et la NOUVELLE CONSTITUTION TUNISIENNE», puis sur l’EAU et l’ ASSAINISSEMENT en ISRAËL et en ROUMANIE, au MEXIQUE  « FESTIVAL ICC », Conférence  Présidentielle  sur la prévention et le traitement des maladies à CANNES, aux Conventions Internationales du Rotary : BANGKOK , SAO PAULO, SEOUL ….   Ainsi qu’au siège du ROTARY INTERNATIONAL à EVANSTON  USA, ont donné l’élan de créativité et de réalisations aux Membres des Comités de par le monde.

LES COMITES INTERPAYS DU MONDE AU CŒUR DE L’EUROPE, 

120 personnes ont participé au Conseil  Exécutif  élargi des Comités Inter-pays les 6 et 7 mai 2016 à Strasbourg. 21 pays, 36 districts et 18 Coordinateurs  régionaux et nationaux étaient présents dans l’enceinte prestigieuse du Conseil de l’Europe à Strasbourg.
Et le deuxième jour au siège du CIC.  Le thème était « Construire  l’entente mondiale avec le rotary et les CIP ».

conseil-de-leurope-2

C’est toujours un évènement historique que  de se réunir tous les trois ans à Strasbourg, ville où est né le premier CIP France Allemagne et Allemagne France,  il y a 65 ans.  A ce jour, nous  comptons 326 sections nationales de CIP actives, et une progression de 15% sur ces deux dernières années.

Rappelons que le Conseil de l’Europe a été créé en mai 1949 par 10 pays sous l’impulsion de Winston Churchill avec l’objectif de garantir la démocratie, le droit et l’expression des valeurs humaines sur lesquelles se fondent les civilisations alors que les régimes communistes couvraient la moitié du continent.

Aujourd’hui les instances du Conseil de l’Europe jouent un rôle clé dans l’entente européenne : Cour européenne des droits de l’homme –  Comité des ministres  (Affaires étrangères) – Assemblée parlementaire – Congrès des pouvoirs locaux et régionaux – Conférence des ONG (dans laquelle siège le Rotary). Le Conseil de l’Europe regroupe 47 nations.

Le Conseil de l’Europe, le Rotary et les Comités inter-pays partagent et œuvrent pour le même idéal: l’avènement d’une société pacifique.

Les intervenants ont présenté:

Le rôle du Conseil de l’Europe dans la construction de l’entente européenne
Le rôle du Rotary au Conseil de l’Europe
Les droits de l’homme et état de droit
Le rôle du Rotary et des Comités inter-pays dans la construction de la paix
La paix dans les pays de la Méditerranée.
Une manifestation qui s’inscrit dans la longue histoire des relations du Rotary et des Institutions Internationales dont les comptes rendus sont sur le site ICC  rotary-icc.org

L’élection du Président du Conseil Exécutif 2020-2022 a eu lieu  et c’est notre ami Cyril Noirtin  Trésorier D’ICC, membre du RC Paris Agora, représentant du RI à l’UNESCO,  qui a été élu.

Il y avait  6  autres candidats de nationalités différentes  (Autrichienne, Belge, Egyptienne, Française, Israélienne, Turque) ce qui démontre  « la bonne santé et l’intérêt suscité » par les CIP.

A plusieurs reprises, dans nos différentes réunions  au Rotary International, nous avons débattu « de la Paix en méditerranée ».   Le Président Gwenaël de BERGEVIN a proposé de constituer un groupe de réflexion  autour de Mohamed Ghamman.  Past – gouverneur du District  9010 et Coordinateur national des Comités Inter-pays de Tunisie «  c’est un domaine où le Rotary et les CIP peuvent par leurs réflexions et actions aller plus loin » cela a été acté par l’ensemble des membres présents. Le « chantier » est important et urgent

conseil-de-leurope

 

Le triangle de Weimar

Message de Roland Dumas
Séminaire Ryla du 24 au 28 août 2016 à Varsovie
Organisé par le comité interpays Allemagne Pologne sous les auspices du comité pour la coopération Franco-Germano-Polonaise

Chers jeunes amis

dumasEt voilà :  le Triangle de Weimar a 25 ans. Il est donc  sans doute déjà un peu plus âgé que la plupart des participants de cette audience.

Je constate avec plaisir que vous, les jeunes, n’ont pas attendu les appels et les messages des représentants des gouvernements pour s’impliquer dans des activités qui réunissent les trois pays du Triangle de Weimar. Vous avez parfaitement compris que l’Union européenne vous offrait un extraordinaire cadre de vie dont vous entendez profiter le plus possible.  Vous l’approprient  systématiquement en allant étudier dans les pays européens et en suivant avec avidité les cours sur l ‘histoire de l’Europe et sur l’intégration européenne. Vous écrivez même des mémoires et des thèses de doctorat sur le Triangle de Weimar et en particulier sur l’art et la culture dans nos trois pays.

Je souhaite très fortement que la France, l’Allemagne et la Pologne mais également les principales institutions de l’Union européenne élèvent la culture, l’enseignement,  la recherche et  la formation au rang des priorités car elles seront décisives pour un avenir commun et partagé. Il faut que les étudiants, les chercheurs et les enseignants prennent ces affaires en main, sans craindre de bousculer les hommes politiques afin que l’Europe des universités et de la culture devienne une réalité. Et bravo si le Triangle de Weimar et les pays qui le constituent contribuent à la rendre encore plus vivante. La mission du Triangle de Weimar ne se limite pas à la politique et à la diplomatie.

triangle

Qu’il me soit ainsi permis d’affirmer avec force que le Triangle de Weimar a répondu aux préoccupations qui étaient les nôtres lors de sa fondation il y a 25 ans. Je me réjouis de constater qu’il reste – un quart de siècle plus tard – en place aujourd’hui ; je suis convaincu qu’il jouera un  rôle différent mais aussi important que dans la première période. Je suis pour le maintien, le renforcement et l’amélioration du fonctionnement du Triangle de Weimar ; il a prouvé son utilité depuis les années 1990, nous aurons encore davantage besoin de lui à l’avenir. Après tout,  le Triangle  de Weimar offre de nombreuses opportunités qui n’ont pas encore été mises en valeur de façon systématique.

Ne nous trompons pas. Le Triangle de Weimar est ce qu’il est et il ne peut se substituer à autre chose. Avec son originalité, ses moyens et ses insuffisances. D’autres structures étatiques ou paraétatiques gèrent les affaires publiques avec des moyens financiers considérables. Le Triangle de Weimar est là pour corriger les orientations qui ne sont pas satisfaisantes, suggérer et donner des idées. Après tout, personne n’a le monopole des idées. Je souhaite que le Triangle de Weimar vive de lui-même. Je souhaite que la vision des pères-fondateurs du Triangle de Weimar conçue  il y 25 ans continue d’inspirer la jeunesse européenne pour continuer à leur manière le parcours conduisant à une Europe unifiée devant les nouveaux défis à l’échelle mondiale.

Votre réunion ici à Varsovie est un des plus beaux cadeaux pour le grand anniversaire du Triangle de Weimar et je vous en félicite.

Roland Dumas
Ancien Ministre des Affaires étrangères
Président  honoraire du Conseil  Constitutionnel
Co-Fondateur du Triangle de Weimar

Document transmis par Klaus-Heinrich Standke du club de Berlin
Membre d’honneur du club de Cabourg – ancien sous-directeur général des sciences exactes et naturelles à l’Unesco

3ème rencontre ROTARY/sites UNESCO patrimoine mondial à Carcassonne

Par Serge GOUTEYRON

logo-world-heritage-300x300Très ému par la disparition brutale du fondateur de ces rencontres originales, notre très regretté Maurice.

Je le vois encore heureux, enthousiaste, son appareil photo à la main, soucieux de tous au concert d’orgues à Albi au cours duquel résonnait les tourments d’un lointain passé tandis que le site évoquait pour nous les valeurs de la fraternité universelle.

Les rotariens peuvent être fiers d’avoir initié à Londres en 1942 une conférence internationale en présence de 21 ministres du monde libre, conférence qui devait jeter les bases d’une organisation dédiée à la paix par l’éducation, les sciences et la culture.

Conférence qui décidera de la création de l’UNESCO.

Avec cette superbe pensée de l’acte constitutif de l’UNESCO inscrite au fronton du Palais de Chaillot

« les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut élever les défenses de la paix »

Le Rotary non politique et non confessionnel occupe dans la société civile une place particulière par ses vertus humanistes, son éthique et sa contribution à l’avènement d’une société pacifique.

Mais pour répondre aux menaces grandissantes contre la paix, le Rotary doit renforcer son influence dans la société, créer les conditions du dialogue pour rapprocher les identités culturelles et promouvoir la connaissance, facteur essentiel pour la paix.

Car nous rotariens, nous réaffirmons, comme dit à la dernière conférence du Rotary à l’Unesco, « notre engagement pour faire vivre la paix civile à travers la culture du Rotary ;  celle qui induit des comportements loyaux et équitables, le respect des droits humains, le progrès économique et social durable et une gouvernance éthique. Tous éléments qui forgent la cohésion sociale d’un pays préalable à la paix ».

Aussi sous le beau ciel de Carcassonne et du canal après celui de l’Abbaye de Fontenoy, le programme préparé pour cette 3ème rencontre est particulièrement enchanteur, ce qui vous permettra de vivre un moment privilégié du Rotary

Image169

Le Conseil exécutif des CIP au Conseil de l’Europe

Par Serge GOUTEYRON

Le Conseil exécutif des comités interpays tient son assemblée générale au Conseil de l’Europe à Strasbourg les  6 et 7 mai.

Conseil_Europe_Strasbourg

Le Conseil de l’Europe a été créé en mai 1949 par 10 pays sous l’impulsion de Winston Churchill avec l’objectif de garantir la démocratie, le droit et l’expression des valeurs humaines sur lesquelles se fondent les civilisations alors que les régimes communistes couvraient la moitié du continent.

Aujourd’hui les instances du Conseil de l’Europe jouent un rôle clé en Europe. D’abord pour les droits de l’homme puisque la cour européenne des droits de l’homme siège en son sein.

Imagecons1

Egalement pour la conception et l’évolution de l’Europe par l’intermédiaire du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères aussi bien que par l’assemblée parlementaire et le congrès des pouvoirs locaux et régionaux.

Comme l’Unesco, le Conseil de l’Europe abrite une conférence des ONG qui accueille en permanence des groupes de réflexion sur l’économie solidaire, la pauvreté, la citoyenneté démocratique, l’histoire, la violence, la traite des êtres humains, l’aménagement du territoire, la prévention de la torture, la parité hommes femmes, le racisme, la santé et toutes les questions de la société civile.

Aujourd’hui, le conseil de l’Europe est devenu une plateforme d’échanges entre l’Europe occidentale et l’Europe Centrale et orientale.

Le Conseil de l’Europe, le Rotary et les comités interpays partagent et œuvrent pour le même idéal : l’avènement d’une société pacifique.

Les intervenants de cette session reflètent les préoccupations du moment :

  • Le Conseil de l’Europe, son histoire, ses réalisations, ses projets par Philippe  Boillat, Directeur Général à la Direction générale des Droits de l’Homme et Etat de Droit du Conseil de l’Europe
  • Le rôle du Rotary au Conseil de l’Europe par son représentant, François Goettelmann
  • Le cadre institutionnel de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe  par Yann de Bruyer chef de la Division centrale – secrétariat de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe
  • Le rôle du Rotary et des comités interpays dans la construction de la paix avec le CIP France Allemagne, les CIP en Ukraine et dans les Balkans
  • La paix dans les pays de la Méditerranée et la démarche du Rotary pour la prévention des conflits

Une manifestation qui s’inscrit dans la longue histoire des relations du Rotary et des Institutions Internationales et qui témoigne de la vigueur de la pensée  rotarienne.

Imageun1

Le Rotary et les institutions internationales

Par Cyril NOIRTIN
Représentant du Rotary à l’UNESCO
Trésorier du comité de liaison ONG-UNESCO

Depuis des décennies, le Rotary et l’UNESCO œuvrent en faveur de la paix.

cyrilLes objectifs fondamentaux de la charte des Nations Unies sont de maintenir la paix et la sécurité internationales et de développer entre les nations des relations amicales.

L’Organisation des Nations Unies a été fondée le 24 octobre 1945 par 51 pays. Aujourd’hui, elle compte 193 états membres, soit la quasi-totalité des nations du monde.

Bien que la plupart des gens associent les Nations Unies aux questions de paix et de sécurité, les ressources de l’Organisation sont en fait, dans une proportion écrasante, consacrées au développement économique, au développement social et au développement durable.

En l’an 2000, l’assemblée générale de l’ONU avait fixé 8 objectifs prioritaires à atteindre d’ici 2015. Elle les avait décrits dans la « Déclaration du Millénaire », document approuvé par tous les pays du monde et par toutes les grandes institutions mondialungoales de développement. Ces objectifs du Millénaire pour le développement ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. Aujourd’hui, l’ONU travaille avec les gouvernements, la sociéte civile et les différents partenaires pour exploiter cette dynamique et poursuivre un programme ambitieux pour l’après-2015.

On pourra remarquer que ces objectifs sont en total cohérence avec les 6 axes stratégiques de notre organisation.

Il est maintenant bien connu que les rotariens ont pris une part active dans la rédaction de la charte des Nations Unies signée en 1945 à San Francisco. 49 rotariens y ont collaboré dont 5 désignés par le Président du RI à la demande du président des Etats-Unis.

Il faut se souvenir qu’à cette époque, le Rotary International est l’une des organisations les plus “internationales” au monde.

C’est en 1921 à la Convention du Rotary International d’Edimbourg qu’a été adopté le 4ème but du Rotary « l’action internationale et la compréhension entre les nations et l’aide à l’avancement de la paix ».

Tout de suite après la signature de la charte des Nations Unis, le Rotary International mis en place de nombreuses actions pour promouvoir ce nouvel organisme dans l’esprit des Rotariens et du public.

Avec la guerre froide, le Rotary pris ses distances avec l’ONU et ce sera le programme PolioPlus qui en 1988 permit de renouer les relations en particulier avec l’OMS et l’UNICEF.

Cette coopération amena le Rotary à rétablir des liens avec les Nations Unies et les grandes organisations internationales et cette coopération est aujourd’hui de plus en plus forte.

Aujourd’hui, le Rotary a des représentants auprès des Nations Unies (New York, Genève, Vienne) dans les  commissions économiques régionales (Nairobi, Santiago du Chili, Bangkok, Beyrouth, Kampala), au Fond pour l’Alimentation et l’Agriculture (Rome), à l’UNESCO, au Conseil de l’Europe (Strasbourg), à l’organisation de la Francophonie (Paris), à l’organisation des Etats américains (Washington), l’Union Africaine (Addis Abeba), la Banque Mondiale (Washington), et, plus récemment, l’Union Européenne, la Ligue Arabe, le Commonwealth et  l’OCDE.

Les représentants suivent les travaux des organisations qui leur ont été assignées et donnent des informations sur les directives, les programmes et les activités du Rotary.

Avec Serge Gouteyron nous représentons le Rotary International auprès de L’UNESCO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture.

IMG_2510

Le Rotary et l’Unesco ont plusieurs objectifs identiques.

  • Nous avons la même vision et les mêmes objectifs de culture de la paix
  • Nous renforçons nos expertises réciproques dans les domaines où nous sommes l’un et l’autre engagés comme l’éducation, l’eau, la pauvreté, l’éthique et la paix.
  • L’un et l’autre, nous restons indépendants de toute action politique.
  • L’un et l’autre, nous avons une approche adaptée pour chaque région en créant des modèles qui reflètent la diversité de nos organisations.

Le rôle que les ONG en général et le Rotary International en particulier est appelé à jouer dans les activités de l’ONU connaîtra un développement extrêmement intéressant au cours de ces prochaines années.

En effet, ces ONG incarnent cette Société civile qui est en train de devenir un partenaire de moins en moins contournable des organisations internationales.

Depuis des décennies, le Rotary International est accrédité au plus haut niveau auprès des Nations Unis et de ses agences.

Nous y sommes reconnus, estimés et appréciés comme des partenaires efficaces et fiables.

Dès lors, le Rotary International doit se considérer et être considéré comme un membre important de cette Société civile.

Cela est essentiel pour que le Rotary International conserve la place qui lui revient et continue à faire valoir, aussi à l’ONU, les principes rotariens au service de la paix, de la compréhension et du respect entre les peuples et les nations, conformément à la lettre et à l’esprit de la Charte de San Francisco à la rédaction de laquelle le Rotary a fortement contribué.

C’est pourquoi nous devons faire progresser notre collaboration même s’il s’agira d’une question de temps et d’un processus graduel.

Les droits de la femme en Afrique dans les pays en situation de conflits armés

Par Monique Mujawamariya
Fondatrice et présidente de  Mafubo International

Dans les pays en situation de conflits armés, il n’existe plus aucun droit et la femme devient un objet, elle est utilisée comme une arme pour humilier les adversaires. Elle est violée, torturée, elle  devient une chose.

IMG_4206

De mal en pire.

Il y a un siècle 90% de gens qui mouraient pendant  la guerre étaient des gens de métier, c’est- à dire des militaires ou des personnes qui les accompagnaient dans la guerre.

Maintenant c’est le contraire : 90% de gens qui meurent pendant la guerre sont des civils dont en majorité, des femmes, des enfants et des personnes âgées.

Pourquoi le monde va plus mal qu’il y a 100 ans ?

• Parce que ceux qui se battent ne  sont plus des patriotes et des hommes d’honneur qui défendent leur pays. Ce sont des brigands cupides sous la coupe de gens sans cœur animés par un désir de puissance et de pouvoir pour  terroriser le reste du monde.

• Parce que nous faisons tous fausse route : la femme ne doit plus se battre pour  être l’égal de l’homme, mais pour avoir les moyens d’être une bonne mère. Elle est, qu’on le veuille  ou non, la gardienne de l’humanité ; elle est faite pour harmoniser et prodiguer l’affection, la tendresse et l’humanité, ce qui nous manque partout actuellement. La Jeunesse  sans repère et sans espoir produit un monde sans âme et sans justice.

1. L’absence de la mère est la cause d’enfants déséquilibrés, drogués, psychiatrisés. A quoi leur serviront les doctorats et les postes de PDG devant un tel échec dont l’humanité entière supportera les conséquences? Et comment se sentent les hommes en face  de cet échec cuisant?

2. Dans les quartiers défavorisés la femme qui ne sait pas nourrir ses enfants n’aura pas d’impact sur leur éducation  et ses enfants grandiront dans la criminalité, seul chemin qu’ils auront pour survivre. Ils grandiront en se radicalisant et seront un terroir fertile pour le terrorisme, des violences et des conflits  armés.

Voilà où nous en sommes, mais, pour réellement bâtir une paix durable, il faudrait également se pencher sur la problématique de la prolifération des armes de guerres. Si ce problème n’est pas pris au sérieux, nous continuerons  à soigner les symptômes alors que nous savons où est la source du mal.

Les fondateurs du Rotary international ont toujours fait ce qu’il faut pour améliorer la situation au moment où l’humanité en avait le plus besoin. Si nous sommes leurs dignes héritiers, nous devrions faire différemment que ce  que nous faisons maintenant pour plus d’efficacité. Il faut oser autre chose, pour bâtir la paix durable parce que nous constatons que ce que nous avons fait jusqu’à maintenant n’a pas amélioré les choses.

Le travail est à faire en amont et en aval : secourir ceux qui sont en détresse, ce que nous faisons très bien, mais effectuer également un travail en profondeur pour amener les décideurs à règlementer la circulation des armes. Nous sommes de la génération qui a vu la prolifération des armes nucléaires et les mines anti personnelles. Il nous faut trouver les solutions contre le trafic des armes, au moins en dehors des États. Quand je vois Boko Haram avec des chars et autres autos blindées je me dis que le  désordre de cette distribution mène le monde à sa perte. Nous avons vu « Bring back our girls » (Rendez-nous nos filles)  embraser le monde et mobiliser toutes les puissances, mais nous les avons vues aussi retourner chez eux sans aucun résultat ; les filles sont encore dans les mains de leurs bourreaux. Mieux vaut prévenir que guérir et nous pouvons le faire en rétablissant une justice sociale et en règlementant la circulation des armes.

On ne connaît réellement la valeur de la Paix que quand on en a été privé, et dans ces moments on en rêve et on ratisse tous les chemins qui peuvent nous y mener. La justice doit être plus juste en étant au service de la victime, quand on voit combien de millions d’euros  l’ONU dépense pour la poursuite des criminels de guerre et rien pour réhabiliter les victimes, on se demande quelle est la vraie signification de la justice pour ces bureaucrates qui prennent de telles décisions ; surtout quand on sait que les criminels sont poursuivis après les conflits. Ils font la promotion des carrières juridiques et les victimes sont oubliées sans  remords, c’est révoltant.

Le Rotary peut être le porte flambeau de cette nouvelle voix pour une paix durable et une justice juste.

Les comités interpays du Rotary International

Par Gwenaël de Bergevin
Président du Conseil Exécutif des Comités Interpays 2014/2016

Après les deux guerres mondiales, les rotariens français et allemands ont créé le premier comité interpays avec l’objectif de cultiver la paix entre les 2 pays.

IMG_4076

Cela se passait en 1950, lors de la conférence du district 70, à Baden Baden, avec les gouverneurs Robert Hausman du club de Stuttgart et Roger Coutant du club de Lille.

C’est  à ce moment de l’Histoire que se sont constituées des grandes institutions internationales (Institutions capables de garantir l’expression des valeurs humanistes sur lesquelles se fondent les civilisations) comme l’organisation des Nations Unies et  l’Unesco.

C’est dans le même esprit et dans la même veine qu’a été créé le premier comité interpays du Rotary International.

En 1945, 49 rotariens étaient présents lors de la rédaction de la charte des Nations Unies à San Francisco. En 1948 à Paris, ce fut la déclaration universelle des droits de l’homme. Citons le nom de René Cassin, membre fondateur du club de Lille, prix Nobel de la paix, comme figure emblématique et symbolique de l’esprit de cette époque.

Les comités interpays constituent une force d’appui pour faire progresser l’entente mondiale par la compréhension réciproque entre rotariens de deux pays, pour la défense et le respect des droits humains et par des initiatives de paix par le service dans les domaines  stratégiques de la Fondation Rotary, y compris pour la prévention et la résolution des conflits.

Leurs moyens d’action sont les échanges amicaux, professionnels  ou culturels avec les clubs, les districts, les pays, les jumelages de clubs et les parrainages de nouveaux clubs.  Ils participent  ou montent eux-mêmes des actions pour soutenir leur but. Une large place est donnée aux jeunes générations dans les comités et dans les programmes.

Aujourd’hui, c’est un réseau de 300 comités qui fonctionne à travers le monde avec une section dans chaque pays. Le Conseil Exécutif, avec ses 30 coordinateurs nationaux, est chargé de l’animation, du contrôle et de l’expansion  des comités interpays.

Les comités interpays,  un programme du Rotary International  pour faire avancer la Paix.

Message de vœux et paix

Par Serge Gouteyron

Tous mes vœux aux amis lecteurs fidèles de ce blog mis en route en août 2012.

UNESCO PAIXDSC_4710-552

Les messages de paix de la communauté internationale n’ont pas été entendus.

Les attentats tragiques de Paris du 11 janvier et du 13 novembre ont brisé nos cœurs comme d’autres évènements dramatiques ailleurs dans le monde.

Et pourtant on ne peut pas ne pas souligner depuis le réveil des consciences et du sentiment pour le vivre ensemble.

Je pense que nous rotariens comme hommes, femmes et jeunes engagés dans une organisation internationale de service qui prône la culture de la paix, nous avons un rôle considérable à jouer.

C’était déjà la conclusion de la conférence du  4 avril dernier à l’Unesco en présence du président Gary Huang.

« Faire vivre la paix civile à travers la culture du Rotary,  celle qui induit les comportements loyaux et équitables, le respect des droits humains, la compréhension de l’autre et le progrès économique social durable et une gouvernance éthique ».

Tous éléments qui forgent la cohésion sociale d’un pays, préalable à la paix »

C’est bien cette cohésion sociale baignée d’humanisme, que les rotariens dans leur pays à travers le monde doivent faire renaître grâce à l’esprit du Rotary.

Privilégier l’éducation, la culture et l’expression des droits humains, témoigner de comportements éthiques, corriger les marques douloureuses de notre environnement économique, préserver l’environnement naturel.

Grâce à son réseau d’amis, unis dans le mieux et le bien, les rotariens vont contribuer, cette année,  peut-être un peu plus, à créer  des espaces de fraternité et de bonheur.